BOURBON — BOURBONNAIS
plupart des ouvrages cités dans la notice relative à Louis <le Bourbon, son père. •'• Dblabobdb.
BOURBONNAIS (Eglises du). On signale la présence de luthériens à Moulins, capitale du Bourbonnais, en 1562. Apprenanl vers la mi-marsi de cette même année le passage du ministre Bourgoîn, dit Dagnon, ils le décidèrent à leur donner quelques prédications dans le château du seigneur de Foulet, près .Moulins. Peu après ((') avril), un ministre, du nom de Cougnat, étant venu pour être le pasteur de l'Eglise, fut emprisonné dès son premier prêche, ainsi que de Foulet. Ce fut bien pis quand l'implacable Montaré prit le gouvernement de Moulins. Un pauvre menuisier, qui avait t'ait baptiser son enfant par un ministre, fut pendu après avoir été préalablement exposé aux railleries et aux mauvais traitements de la populace. Un autre luthérien, qui avait fait remarquer qu'on aurait dû se contenter de mettre à mort ce malheureux sans l'outrager, fut également pendu. Après ces exécutions, Montaré, réunissant 3,000 hommes de troupes, ordonna à tous ceux de la nouvelle religion de quitter la ville et lâcha la bride à ses soldats pour piller leurs maisons, voire même pour les massacrer tant à la ville <pfauxchamps.Les capitaines huguenots Saint-Auban et Saint-Jean du Dauphiné, qui conduisaient des troupes à Orléans au prince de Condé, essayèrent bien de se saisir de Moulins pour délivrer le pays de ce misérable, mais ils ne purent y parvenir. Ils obtinrent seulement que de Foulet serait mis en liberté. Cela servit de peu à cet infortuné, car ayant été rencontré par une bande de catholiques en dehors de la ville, il l'ut impitoyablement massacré par eux, ainsi que son laquaiset Favocat Claude Brisson qui Faccompagnait. Montaré continua son œuvre de sang jusqu'à Fédit de paix (19 mars 1563), « donnant, dit Bèze, force pratiques au bourreau, qu'il appelait son compère, lequel il chérissait jusqu'à le faire manger à sa table.» L'Eglise de Saint-Amand en Bourbonnais fut organisée dès 1559, et put se maintenir « par la signalée faveur de Dieu », car la ville appartenait au duc de Nevers, F un des plus grands adversaires des luthériens. — Après Fédit de Nantes, les Eglises du Bourbonnais, qui formèrent un colloque ressortissant à la province synodale du Berry, Orléanais, Blaisois, Nivernais et Haute- Marche, eurent beaucoup de peine à obtenir des lieux de culte. Le 13 novembre 1000, Legay et Chandieu, commissaires exécuteurs de Tédit dans la province, leur assignèrent seulement pour lieux d'exercice le faubourg de La Varenne, dans la ville d'Hérisson, et le faubourg de Chantelle-le-Château. Le ±\ août 1003, Chandieu et son nouveau collègue Frère remplacèrent le faubourg de La Varenne par celui du Font, dans la même ville d'Hérisson, sur la réclamation des catholiques, et le faubourg de Chantelle par celui d'Avermes, près Moulins, sur la réclamation des protestants. Ce dernier lieu, n'ayant pas convenu aux catholiques, fut remplacé par le hameau des Chevennes, mandement d'Avermes. Le jugement fut confirmé par les commissaires exécuteu *s de 1612, mais mal exécuté, en dépit des arrêts du Conseil d'Etat du 30 décembre 1614 et de 1618. Marie de Médicis, devenue régente, biffa d'un trait de plume ces derniers, et à partir de ce mo-