‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 139 sur 263 · BRESIL · texte numérisé non relu

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nombre à 1,000,000 environ. Sous le rapport des confessions, le môme recensement reconnaît 9,902,712 catholiques (dont 1,510,806 esclaves) et 27,766 non catholiques. Nous croyons les protestants passablement plus nombreux que le chiffre officiel ne le ferait croire. Car, d'une part, il s'en faut de 175,000 âmes que le total indiqué pour les différentes confessions égale la population totale; de l'autre, les Allemands et les Anglais en majorité protestants sont au nombre de plus de 60,000. Les Indiens sont encore païens, en majeure partie. Le catholicisme a longtemps régné en maître au Brésil. La situation ne s'est modifiée que dans les dernières années de la domination portugaise. La liberté des cultes est reconnue en principe depuis 1810. Depuis lors un mouvement, lent, il est vrai, mais à peu près constant, fait disparaître les uns après les autres les privilèges de l'Eglise catholique. Les chapitres des cathédrales furent supprimés en 1820. L'article 5 de la constitution de 1824, tout en reconnaissant à la religion catholique romaine le rang de religion de l'Etat, assure aux adhérents d'autres confessions le droit de célébrer leur culte « dans des bâtiments spécialement destinés à cet usage, à la condition qu'ils n'auront pas la forme extérieure de temples ». Nul ne peut être poursuivi pour ses actes religieux. Une loi de 1851 assure aux mariages protestants la reconnaissance légale. La juridiction des tribunaux ecclésiastiques a été insensiblement à peu près annulée. Mais les évèques ne manquent pas une occasion de protester contre cette diminution de leur influence. En mai 1873 un conflit violent a éclaté à l'occasion du bref du pape condamnant les francs-maçons. Les lois de l'Etat défendent la lecture en chaire et la mise en vigueur des décisions de la cour de Borne, tant qu'elles n'ont pas été admises par le gouvernement. Sans se soucier de cette défense, l'évêque d'Olinda et Pernambuco prit contre les francs -maçon s de son diocèse les mesures les plus sévères. Le gouvernement s'opposa énergiquement aux entreprises de l'évêque. La lutte s'envenima au point que l'évêque fut condamné à quatre ans de prison et que le saint-siége, craignant les conséquences de cette querelle, fut obligé de désavouer son serviteur trop zélé. — L'Eglise catholique forme au Brésil un archevêché, Bahia ou San-Salvador (érigé en évêché le 28 février 1550, élevé en achevêché le 16 novembre 1676); 11 évêchés : Para ou Belem (4 mars 1719). Fortalesa (6 juin 1854), Cuyaba (1832, vicariat apostolique le 6 décembre 1745), Diamantina (6 juin 1854), Olinda et Pernambuco (16 novembre 1676), Goyaz (15 juillet 1826, prélature le 6 décembre 1745), San-Liiis a Maranhao (30 août 1677), Marianha (6 décembre 1745), San-Paulo (6 décembre 1745), San-Pedro do Rio-Grancle do Sul (7 mai 1848), Rio de Janeiro (16 novembre 1676); 12 vicariats généraux et 1,297 paroisses. Le clergé est en général très-peu instruit, et l'on ne dit pas de bien non plus de son état moral. Le peuple est plongé dans la superstition la plus grossière. Les prêtres font leurs études dans les 11 facultés de théologie suivantes : Bahia, Belem, San-Luis de Maranhao, Fortalesa, Olinda, San-Paulo, Porto-Alegre, Marianha, Diamantina, Goyaz et uyaba. Les couvents sont relativement peu nombreux. Le culte

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