BRESIL — BRESSE
catholique, seul subventionné par l'Etat, a vécu, dans l'année financière 1872-73, 1,292 contos et623 milreis, soit environ 3, 500,000francs — Le protestantisme parut au Brésil dès 1S5S avec Villegagnon; mais il n'y laissa aucune trace après l'échec de L'expédition. Les Hollandais, qui possédèrent la partie septentrionale du Brésil de 1624 à 1654, n'y implantèrent pas davantage le protestantisme. Aujourd'hui on compte un certain nombre de communautés allemandes et suisses desservies par des pasteurs envoyés d'Europe. — Bibliographie : Almanach de Gotha, 1877; F. Martin, The Statesmans Year-Bock, 1877; N. de Lahure, L'Empire du Brésil, 18(>2 ; Wappams, Handbuck der Géographie und Slatistikvbn Brasilien, 1871. H. Vaucher.
BRESSE (Eglises de la). «Les registres municipaux de la ville de Bourg, dit Edm. Chevrier, constatent que le mouvement de réforme religieuse qui agita l'Europe entière au seizième siècle avait fait aussi sentir son influence en Bresse... Les habitants de Bourg se préoccupaient tellement des doctrines nouvelles que le prieur des jacobins, prêchant un jour sous les halles, se permit de taxer de huguenots, voire même d'anabaptistes tous les habitants de la ville, ce qui excita une grande rumeur... L'ofhcialité ecclésiastique, à la requête du duc de Savoie, qui possédait alors la Bresse, et du conseil municipal de Bourg, avait dressé une liste de trente-cinq bourgeois suspects d'hérésie. » L'inquisition régnait dans le pays depuis 1416, mais la terreur qu'elle inspirait n'empêcha pas les doctrines de Luther de se répandre. En 1552, un maître d'école * du nom de Hugues Gravier, qui exerçait sa profession dans le canton de Neufchâtel et qui avait été capturé à la sortie du pontdeMàcon, comme il se rendait dans le Maine, son pays natal, fut condamné à être brûlé vif à Bourg, et son supplice fut suivi de plusieurs autres. Le duc de Savoie. Emmanuel-Philibert, célèbre par sa victoire de Saint-Quentin, ayant recouvré ses Etats en 1559 (il les avait perdus en 1535), lit cesser les poursuites. Il ordonna qu'aucun luthérien de ses domaines ne serait persécuté. Sa femme, Marguerite de Valois, inclinait fortement ellemême vers les idées nouvelles. Dans la petite principauté des Dombes, qui avait Trévoux pour capitale et avoisinait la Bresse, les luthériens ne jouirent pas de la même tolérance. Leur souverain, Louis de Bourbon, les persécuta beaucoup, et c'est à son instigation que le parlement des Dombes lit brûler à Trévoux sept mulets chargés de livres hérétiques, et défendit de vendre ou receler des livres de cette sort»', sous peine de mort. En 1564, le même Louisde Bourbon déposséda de leurs emplois tons (eux de ses officiers qui ne professaient pas la religion catholique e! menaça de la confiscation de leurs biens tous les gentilshommes dombistes qui ne voudraient pas aller à la messe. Beaucoup d'entreeux n'en persévérèrent pas moinsdans leurs sentiments. Lorsque les huguenots lurent chassés de Mâcon en 1562, ils vinrent s'établir à Thoissey-eii-Dombes, et Pontsenac, leur colonel, y lit prêcher à la huguenauderi» par un ministre de Genève, (le lurent enfin des gentilshommes des Dombes commandés par Loëse et Tavernost qui s'emparèrent de Maçon sur les catholiques en 1567. — Henri IWétant emparé de la Br Jolis, sur le duc de Savoie (cette province depuis a toujours apparn. St