‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 155 sur 263 · BRUNO · texte numérisé non relu

BRUNO

plade idolâtre et cruelle, campée à l'embouchure du Don. Encouragé par des succès rapides et laissant à l'un de ses compagnons le soin de continuer son œuvre, Bruno revint on Pologne et se vit reçu avec bienveillance par Boleslas, qu'il ne réussit pas toutefois à réconcilier avec Otton. 11 était résolu à reprendre l'œuvre d'Adalbert et à étendre son action sur les Wendes ; mais après avoir parcouru en tous sens ces contrées sauvages sans réussir à fonder une œuvre durable, il fut assailli par les idolâtres, l'ait prisonnier et décapité, avec dix-huit de ses compagnons, le 14 lévrier 1009. Boleslas racheta en 1010 les restes des martyrs et leur assura une sépulture honorable. — Voyez : Pertz, Mon. Germ.j Y, 1, 577; Voigt, Gesch. Pr.} I, 280; Giesebrecht, Neue Preuss. ni.. 111, 1, 18S9.

BRUNO (Saint), fondateur de Tordre des Chartreux, est né à Cologne, d'une famille noble, vers 1040. Il fit ses études en France et devint successivement chanoine à Cologne et à Beims, puis chancelier et recteur des études. Il professa avec un certain éclat, ayant la réputation d'être un des docteurs les plus savants de son temps. Défenseur convaincu des principes de Grégoire VII, il désespéra néanmoins de remédier à la corruption de l'Eglise, et ayant reconnu la vanité de la science et de ses propres efforts pour parvenir à la sainteté il se retira dans la vie solitaire, d'abord aux environs de Langres, puis avec six de ses compagnons dans un désert des Alpes du Dauphiné que lui indiqua Tévêque Hugues de Grenoble, et qui devint la Grande-Chartreuse (1086). Bruno établit une règle des plus sévères (voy. l'article Chartreux); mais il ne demeura lui-même dans cette solitude que pendant six ans. Appelé à Rome par le pape Urbain II, qui avait été son élève à Beims, il se retira peu après dans une gorge sauvage delaCalabre, nommée la Torre, où il mourut en 1101. Le pape Léon X Ta canonisé en 1514. Bruno a laissé outre des lettres, un Commentaire sur les Psaumes et un autre sur les Epîtres (te saint Paul, ainsi qu'une Profession de foi, insérée par Mabillon dans ses Analecta, IV, p. 400 ss. — Voyez : Mabillon, Annales V p. 202 ss. ;id., AA. SS. Qrd. Bened., sœc. VI; AA., SS. III, 496' () oct. ; D. Ceillier, Histoire des aut. eccl., XXI, p. 216 ss. ; Dorlant Chron. des Chartreux; le P. de Tracy, Vie de saint Bruno ; Hist litt. de In France, IX, p. 233 ss. La fable qui raconte la conversoin miraculeuse de Bruno date de la lin du treizième siècle ; elle a été retranchée du Bréviaire romain sous Urbain VIII (voy. J. Launois, De vera causa tecasus S. Brunonis in eremum, P., 1646).

BRUNO D'ASTI (Saint), né à Soléria dans le diocèse d'Asti, mort en L 125. Il alla à Rome en 1079, et défendit contre Béreneer le domine de laprésence réelle de Jésus-Christ dans la Cène. Grégoire Vil Le nomma évêque de Segni; mais il se démit de ses fonctions pour se retirerai] Mont-Cassin. Il a laissé : 1° des Commentaires sur le Pr,/f<tteuque, sur Job, sur 1rs psnmues, sur le Cantique des cantiques et sur F Apocalypse ; 2U Cent r/uarante-cinç Sermons; 3° un Traité sur les sacrements de l'Eglise, les Mystères et 1rs lUtes ecclésiastiques, el plusieurs autres écrits. La première édition de ses œuvres a été publiée par Dora Marchesi a Venise (1651 3 2 vol. in-fol.)- Une édition plus complète esl

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