‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 161 sur 263 · BULGARIE — BULLE · texte numérisé non relu

BULGARIE — BULLE

l'émancipation prirent alors une autre direction, et Ton chercha à obtenir de la Porte l'érection de la Bulgarie en un patriarcat distinct de Constantinople. Ces démarches aboutirent en mars 1870; un tirman

détacha la Bulgarie de Constantinople et en fit un exarchat distinct. Le prêtre Authimios fut consacré en mai 1872 exarque des Bulgares, avec cinq évêchés suffra gants. Les dissentiments qui avaient éclaté entra le sultan et le patriarche avaient facilité cette solution ; mais lorsque la paix eut été rétablie entre l'Eglise grecque et le pouvoir civil, les réclamations du patriarche rencontrèrent un écho qu'elles n'avaient pas trouvé au temps de sa disgrâce, et le sultan chercha à revenir sur les concessions qu'il avait faites aux Bulgares; ceux-ci s'appuyèrent alors sur l'influence russe ; de là des tiraillements qui durent encore et dont les événements politiques qui se déroulent actuellement amèneront peut-être la fin. — Bibliographie : Behm und Wagner, Die Bevœlherung der Erde, 111 et IV, 1875-76 ; Edw. Stamford, Mémoire sur la répartition des races dans la péninsule illyrique, 1877 ; Schaifarik, Slavische Alterthùmer ; Ubicini, Lettres sur la Turquie ; Jirecek, Histoire des Bulgares, etc. . E. vaucher.

BULGARIS (Eugène) naquit en 1716, à Corl'ou, où il reçut les premiers éléments de la science sous la direction de Jérémie Cavadios. Il continua ses études à Janina, où il eut pour maîtres Methodios Anthrakitis. Ce fut dans cette dernière ville qu'il prit les ordres. Il passa ensuite àPadoue, où il étudia les sciences philologiques et la théologie." Après avoir terminé ses études, il dirigea des écoles à. Janina, à Cozane, au Mont-Athos (de 1753 à 1759), puis à Constantinople, tout en enseignant avec la plus grande distinction. Partout il eut à lutter contre les intrigues que lui attira l'indépendance de ses idées : ce qui le décida à se transporter en Allemagne en 1763 pour publiera Leipzig ses ouvrages. Il fut appelé par l'impératrice Catherine II à Saint-Pétersbourg et il fut élevé au siège archiépiscopal de Slaviniè et de Cherson en 1776. Kn 1779 il se démit de son siège en faveur de Mcéphore Théotokis, et étant allé à Saint-Pétersbourg, il se retira au monastère de Saint-Alexandre-Nevski,oùil composa plusieurs ouvrages. C'est dans ce monastère qu'il mourut le 10 juin 1806. Bulgaris était un homme d'une science très-étendue; il était philosophe, philologue, mathématicien et théologien également renommé. Voici les principaux de ses nombreux ouvrages : Logique (Leipz., 1768) ; Métaphysique (Venise, 1805) ; Un petit livre contre les Latins (Constant., 1796 et 1848) ; Histoire du premier siècle de V Eglise (Leipz. , 1805) ; Théologie scolastique (elle n'est pas publiée) ; Théologie dogmatique, revue et publiée par Athan. Parios en 1806. Le manuscrit du même ouvrage a été publié à Venise (1872), par A. Lontopoulos, sous le titre : &eokoyw.h Eùy. xoO BouXfàfCU);. — Voyez : Biographie de l'archevêque Eug. Bulgaris, par A.-P. Vretos, Athènes, L860 : A. Gondas, Bîc. icapaXXyjXot, t. II, Athènes, 1870; A. Dimitrakopoulos, OpôéàoÇoç EXXaç, Leipz., 1872; Sathas, £oeX\yj v./.y; (\>:)S/^[iz, Athènes, 1868. I. Moshakis.

BULLE, probablement de l'italien bollare, apposer un sceau, se dit des lettres officielles publiées par le pape et expédiées par la chancelit. 30

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