‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 168 sur 263 · BUSCH - BUTLER · texte numérisé non relu

BUSCH - BUTLER

la Frise, de la Westphalie et de la Saxe le chargèrent, et qu'il accomplit avec succès, malgré la résistance, parfois armée, des moines et des nonnes. On a de Busch une Chronique du couvent de Wmèesheim dont il était chanoine, et un traité De reformatione monasteriorum quorumdam Saxonùe libri IV, imprimé dans les écrits de Leibnitz, édit. de Brunswick, t. II, p. 476 ss.

BUSCHING (Antoine-Frédéric), savant géographe, né à Stadthagen en 1724, précepteur du comte de Lynar à Kœstritz, professeur de philosophie à Gœttingue, pasteur luthérien à Saint-Pétersbourg, directeur d'un gymnase et membre du consistoire supérieur à Berlin, mort en 1793. Par ses tendances, il se rattache au piétisme ; par son esprit large, conciliant, ouvert à toutes les recherches, il mérita la considération de tous les partis. Bùsching a laissé un grand nombre d'ouvrages, des biographies (Beitrœge zur Lebensgesch. denkwùrd. Personen, 1789), des commentaires, une théologie biblique (Epitome theol., 1756), mais surtout des traités de géographie. Ss. Nouvelle description du globe ou Géographie universelle (Hamb., 1754-92, 11 vol. in-8°), si complète et si exacte, valut à Fauteur une juste renommée. La partie consacrée à la Palestine renferme un nombre considérable de matériaux destinés à faciliter l'intelligence des textes bibliques.

BUSENBAUM (Herman) [1600-1668], jésuite allemand, recteur des collèges de Hildesheim et de Munster. Il est fameux par son ouvrage intitulé : Medulla theologiœ moralis facili ac perspicua methodo résolvent casus conscientiœ , ex variis probatisque authoribus concinnata (Munster, 1650, in-12). Ce livre, souvent remanié dans la suite par les confrères de Fauteur, reproduit sur la morale sociale et politique les principes de Sanchez, si connu depuis les Provinciales. Un an après la mort de Busenbaum, sa Théologie morale, véritable vade-mecum clés séminaires de la Société de Jésus, en était à sa vingt-troisième édition. Le P. Lacroix en lit plus tard, avec des additions, des commentaires et un index, huit volumes in-8° (Cologne, 1716). Le P. Montausan l'augmenta à son tour et la donna en deux volumes in-folio (Lyon, 1729), édition reproduite en 1740 et 1757 sous la fausse rubrique de Cologne et recommandée par les critiques du Journal de Trévoux. On était alors à l'époque de l'attentat de Damiens. Le parlement de Toulouse s'émut d'une doctrine qui n'allait à rien moins qu'à établir que, si un citoyen proscrit par un prince ne peut être mis à mort que dans le territoire soumis à sa juridiction, un prince proscrit par le pape peut l'être sur toute la terre, parce que le pape est souverain universel. Un arrêt ordonna de brûler le livre. Le parlement de Paris le condamna aussi en 1761. Les jésuites, chez qui on avait saisi l'ouvrage au séminaire d'Albi, en désavouèrent la doctrine et déclarèrent qu'ils ignoraient le lieu d'impression et l'éditeur ; ce qui n'empêcha pas le P. Zaccaria, jésuite italien, d'en publier aussitôt l'apologie et de le faire réimprimer à Venise (1761, 3 vol. in-fol.). On en a donné une autre édition à Ingolstadt en 1768, et une dernière à Rome en 1844 (2 vol. in-fol.) .

BUTLER (Joseph), philosophe et théologien anglais, naquit à Wantage (Berkshire), en 1692, dans une famille presbytérienne, se rattacha vers

Page 1