BUXTORF
le Talmud et d'une bibliothèque rabbinique, £613 et plusieurs l'ois depuis, jusqu'en 1708). Ses ouvrages grammaticaux et lexicographiques sont fort dépendants de la tradition des rabbins, mais la clarté de l'exposition et leur méthode très-pratique leur acquirent une influence prolongée, de sorte qu'ils marauèrent une étape dans l'histoire des études hébraïques entre Reuchlin et Pagninus d'une part et les philologues du dix-huitième siècle de l'autre ; Prœcepta grammaticie hebraicx (1605, in-8°; très-souvent réimprimé sous le titre à'Fpitome gram. hebr. jusqu'en 1710); Thésaurus grammaticw Imguse kebr., 1609, in-8°; cet ouvrage capital eut plusieurs éditions dont la dernière est de 1663 ; Lexicon hebrœo-chaldaicum , 1607, in-8°, dont on compte une douzaine d'éditions jusqu'en 1735; Manuale hebr. etchald. (qui est un extrait du précédent, 1612, in-12; souvent réimprimé); Lexicon chald.-, talmud. et rabbinicum, 1639, in-fol. Cet ouvrage, fruit de vingt années de travail assidu de Buxtorf père, et de dix de son fils qui le publia, n'est pas seulement un lexique de toute la littérature talmudique et rabbinique, mais encore une sorte de dictionnaire encyclopédique dans ce domaine ; malgré ses imperfections, il est resté sans rival jusqu'à nos temps, où il subit même une réimpression (revue par B. Fischer, Leipz., 1866-74, in-4°), tandis que le rabbin J. Lévy publiait un travail original analogue (Leipz., 1866- 68, 2 vol. in-4°) ; Concordantiœ Bibliorum hebraicœ, 1632, in-fol.; cette œuvre utile, achevée et publiée par son fils, est bien supérieure aux travaux antérieurs de Nathan et de Calasio ; elle a été réimprimée récemment par B. Baer (Berlin, 1862-63, in-4°) ; Fûrst en a livré un remaniement excellent (Leipz., 1840, in-fol.). En 1612 Buxtorf avait déjà donné avec l'aide d'un rabbin une édition de la Bible hébraïque soigneusement revue ; sur cette base il publia sa grande Bible rabbi-. nique (Biblia sacra hebraïca et chaïdaica cum Masora, etc., 1618-20, 4 tomes in-fol.), qui, outre un texte minutieusement établi, contient les paraphrases chaldaïques, les commentaires des principaux rabbins, etc. En même temps il publiait un ouvrage fondamental pour la connaissance de la massore (Tiberias seu Commentarius masorethicus, 1620,in-4° et in-fol.; nouv. éd., revue et fort augmentée par son fils et publiée par son petit-fils, 1665, in-4°); Buxtorf s'efforçait entre autres d'y prouver l'antiquité des voyelles et des accents de l'Ancien Testament, pour en déduire la certitude et la pureté du texte sacré; opinion que Louis Cappel attaqua dans son Arcanum punctationis revelatum, 1624, et que Buxtorf le fils défendit, à défaut de son père, alors que cette question était devenue le sujet d'une longue et ardente polémique. — Sources sur Buxtorf père : D. Tossanus, J. Buxtorfii senioris vita et mors, Basil., 1630, in-4° (reprod. dans H. Witten, Mémorise philosophorum, Francf., 1677, dec. III, p. 306-324); J. Baldovius, Oratio de /. Buxtorfii laboribus, Helmst., 1639, in-4°; Buxtorf-Falkeisen, Joh. Buxtorf Vater, erkannt aus seinem Briefivechsel, Basel., 1860, in-8°.; Bnicker, Ehrentempel, 1747, t. I; Harzheim, Bibliotheca coloniens., 1747; Steinschneider, Bibliographisches Handbuch fur. hebr. Sprachkunde, 1859. — Les auteurs suivants sont à consulter sur Buxtorf père