‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 173 sur 263 · BUXTORF · texte numérisé non relu

BUXTORF

el ses descendants : Hailer, Bibl. i. Scàw. GeadL, t. II, n. 570-5; F relier, Tkealrum virorum d<»c/.: Nieéron, Mémoires, t. XXXI; Zedler, Lexûxm, t. IV: Leu, ScÂweitL Lexicon,t. IV, el Holzhalb, Supplem^ t. I; (Herzog), Athenx Rcurïcx, 1778; Rosenmùlier, Handbuch <l. bibl. Kritik; Meyer, Geêcà, d. Scàrifteràherumg, t. III; Bertheau dans V Encyclopédie de tierzog, t. II; Siegfried dans A llyem. Deutsche BmgrepÀïe, t. III, Leipz., 1870.

IL Buxtorf (Jean),fUs du précédent, naquit à Bâle, le 13 août 1590, apprit de très-bonne heure le latin, le grec et l'hébreu, lit ses études à Bâle, à Heidelberg et à Dordrecht, et les compléta par des voyages en Hollande, en Angleterre et en France; après avoir exercé le ministère pastoral à Baie depuis 1624, il remplaça en 1630 son père dans la chaire de langue hébraïque, à laquelle il joignit en 1647 celle de dogmatique que Ton créa pour le retenir à Bâle; il échangea en 1654 cette dernière contre celle d'exégèse de l'Ancien Testament. Il mourut dans cette ville le 17 août 1664, laissant de ses quatre mariages deux fils, dont le second continua à Bâle les traditions studieuses de sa famille. Son érudition rabbinique et sa connaissance de Thébreu lirent de Buxtorf un digne successeur de son père, dont il mena à bonne fin plusieurs travaux inachevés et de plusieurs ouvrages duquel il publia de nouvelles éditions augmentées. Il prit une part importante aux polémiques théologiques de son temps dans lesquelles, comme le dit M. Siegfried, il mit une érudition profonde et une grande pénétration au service d'une cause insoutenable : la doctrine de son père sur l'antiquité des voyelles hébraïques avait été attaquée en 1624 par Louis Cappel ; Buxtorf le fils y répondit d'abord sur un point spécial [Disscrtatio de literarum heor. genuina antiquitate, 1643, in-i°), cherchant à prouver que les caractères hébraïques ordinaires dits carrés étaient plus anciens que ceux dits samaritains; Cappel répliqua {Diatribe de veris et antiquis Ebrxorum literis,Amst., 1645, in- 12). Buxtorf s'attaqua alors au point essentiel de la dispute (Tractatus de punctorum vocalium et accentuum origine, antiquitate et autoritate, 1648, in-4°) dans le but de démontrer que l'autorité divine et l'inspiration du texte de l'Ancien Testament n'avaient pas trait seulement aux consonnes, mais aussi aux voyelles, doctrine qui fut vivement discutée et qui prévalut quelque temps officiellement dans les Eglises réformées de la Suisse, grâce à la Formula consensus de 1675. La réplique de Cappel ne parut qu'en 1689, longtemps après la mort des deux adversaires. Mais Cappel, dans un ouvrage de longue haleine, fruit d'un travail de trente-six ans {Critica sacra, Paris, 1650, in-fol.), avait porté le débat sur un sujet encore plus important; suivant avec plus de mesure la voie ouverte par Jean Morin, Cappel, prenant le texte hébreu dans son ensemble, et non plus seulement dans les voyelles, prouvait qu'il n'avait point été miraculeusement préservé dans son intégrité, comme l'orthodoxie le voulait, mais (pie, comme tout autre texte ancien, il avait subi des altérations de détail auxquelles la science devait chercher à remédier. Buxtorf lui répondit avec érudition et souvent avec succès sur des points secondaires, mais en

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