BUXTORF — BUZENVAL
somme insuffisamment dans son ouvrage capital (Antzcritica, seu vindicùe veritatis hebraicœ, 1653, in-4°). Parmi les autres ouvrages de Buxtorf nous citerons encore : Lexicon chald. et syr., 1622, in-4°; Maimomdis Doctor perplexorum ex hebr. in lat. translatus, 1629, in-4° ; Liber Cosri, hebr. et lot., 1660, in-4° ; enfin deux recueils de dissertations diverses: Exercitationes ad histGriam. Arcse fœderis, etc., 1659, in-4° ; Disse?*tationes p/iiloloyico-t/ieologicx, 1662, in-4°. — Sources : Outre celles indiquées pour son père :L. Gernler, Oratio pa?'entalis Joli. Buxtorfii, Basil., 1665, in-4°; Schelhorn (Amœnitates literariœ, t. XIV, Francf., 1731) a publié plusieurs lettres de lui.
III. Buxtorf (Jean-Jacques), fils du précédent, naquit à Bàle, le 4 septembre 1645, et fut instruit dans les lettres hébraïques par son père, dont la succession comme professeur d'hébreu lui fut assurée déjà du vivant de ce dernier ; fort apprécié des savants ses contemporains, il est moins connu de la postérité, n'ayant publié qu'une nouvelle édition de la Tiberias et de la Synagoga judaica de son grandpère; il mourut le 1er avril 1704. — Sources : Outre celles citées plus haut : S. Werenfels, Vita Jo. Jac. Buxtorfii, Basil., 1705,in-4° (reproduite dans les diverses éditionsde ses Opuscula theologica philos., etc.).
IV. Buxtorf (Jean), neveu du précédent et petit-fils de Jean Buxtorf II ; né le 8 janvier 1663, il succéda à son oncle dans la chaire d'hébreu et mourut le 19 juin 1732. Outre plusieurs ouvrages de moindre importance, il publia un choix intéressant de lettres de divers savants à Jean Buxtorf le père et le fils (Catalectaphïlologico-theologica, 1707, in-8°), publication dont il avait promis une suite qui est restée inédite. A. Bebnus.
BUZENVAL (Paul Çhoart, sieur de). Entré en 1583 clans la carrière diplomatique, il fut, en 1585, accrédité, à titre d'ambassadeur, auprès de la reine d'Angleterre. De 1592 à 1607, il résida au même titre dans les Provinces-Unies. Au moment où il désirait rentrer en France, Henri IV (Bec. de ses lettres, in-4°, t. VII, p. 20) écrivit aux Etats-Généraux desdites provinces : « Très-chers et bons amys , la procédure
et la sincérité du sieur de Buzenval nous estant cognues, nous estimons que pendant qu'il a résidé de nostre part près de vous, vous n'aurés eu que tout subject d'en demourer très-contents et satisfaits. » De Buzenval ne put pas revoir sa patrie : le 31 août 1607, il rendit le dernier soupir, à La Haye, dans l'hôtel de la princesse douairière d'Orange, Louise de Goligny. Cette excellente princesse présida, à vrai dire, aux solennités funéraires. Le deuil fut général en Hollande. « La chrétienté, s'écria Casaubon, en apprenant la mort de Buzenval, a perdu en lui un homme habile, qui avait une grande pratique des affaires. Le roi a perdu un fidèle ministre, l'Eglise de Dieu un homme excellent et très-zélé pour la pure religion, et moi un ami qui ne m'était pas attaché par de faibles liens, à savoir une conformité de piété et l'amour des lettres. » Une étroite amitié unissait de Buzenval à Duplessis-Mornay. Une volumineuse correspondance, qui s'étend de 1583 à 1607, atteste non-seulement la vigueur d'intelligence et la sagesse avec lesquelles ces deux hommes recommandables maniaient les affaires