CALIXTE — CALLISTE
achevée; mais il en a donné une description intéressante dans son Catalogus operum CalixtL De nombreux manuscrits se trouvent dans les bibliothèques de Wolfenbùttel, de Gœttingue, de Darmstadt et de Hambourg. Voyez surCalixte : Moller, Cimbrialiterata, III, p. 121-210; H. Schmid, Gesch. der synkret. Streitigk.in der ZeitdesG. Calixt, Erl., 1846; Gass, Calixt u. der Synkret., Bresl., 1846; Baur, Ueberden Charakter u. die gesch. Bedeutung des Calixt. Synkret., Theol. Jahrb., Vil, H. 2, p. 163 ss. ; Henke, Calixtus u. seine Zeit, Halle, 1853-56, 2 vol. ; id. , Calixtus Briefwechsel, Halle, 1833 ; Iena, 1835 ; Marb. , 1840.
F. LlCHTENBERGER.
CALIXTINS. Voyez Bohème.
CALLENBERG (Jean-Henri), né le 12 janvier 1694, dans le duché de Gotha, lit ses études à Halle, où il devint en 1727 professeur extraordinaire de philologie et en 1735 professeur ordinaire, enfin en 1739 professeur ordinaire de théologie et de langues orientales. Sous l'influence de Francke, il s'intéressa de bonne heure à l'œuvre des missions et fonda en 1728 un établissement à Halle pour travailler à la conversion des juifs; il y recevait des prosélytes, envoyait des missionnaires en divers pays et faisait imprimer dans la typographie orientale qu'il avait organisée un grand nombre de petits ouvrages en hébreu et diverses autres langues pour les distribuer aux juifs. Il s'occupa aussi de l'évangélisation des mahométans et publia à leur intention des traités en arabe. Callenberg mourut le 16 juillet 1760; son institut lui survécut jusqu'en 1791, où il fut réuni aux fondations de Francke. Dreyhaupt (Beschreibung des Saalkreises , Halle, 1749-51, in-fol., II, p. 46) donne des détails sur les instituts de Callenberg et les ouvrages qui y ont été imprimés dans les commencements. Callenberg luimême a rendu compte de son œuvre dans plusieurs ouvrages ; il en a composé aussi quelques-uns sur la littérature arabe , etc. On en trouvera l'indication dans Dreyhaupt, 1. c, p. 44 et 600;- Moser, Beytrag zueinem Lexicon der evang. Theologen, 1740; Adelung, Fortsetzung zu Jœchers Lexicon, Leipz., 1784, t. 1; Meusel, Lexicon der verstorbenen Teulschen Schrifsteller, t. II, 18Q3. A. Bernus.
CALLISTE (Saint) fut évêque de Rome de 217 à 222. A-t-il été martyr? Ses Actes, produit sans valeur (A A. SS., 14 oct., VI), racontent qu'il fut précipité d'une fenêtre, au Transtévère, et en effet nous savons qu'il fut enterré près de là, sur la voie Aurélienne, au cimetière de Calepodius. M. de Rossi (Rom a Sott., II, 51) et des auteurs sérieux (Moretto, De S. Callisti ejusq. basilica S. Mariœ trans Tib., Rome, 1752, 2 vol. in-fol. ) acceptent ce récit, mais d'autres croient que Calliste n'a mérité le titre de confesseur que par son exil en Sardaigne ( Lipsius, Chronol., 1869, p. 176 ss.). Or le livre des Philosophoumena, publié en 1851 par M. Miller, a répandu contre cet évêque les accusations les plus graves. Ce livre, qui paraît l'œuvre d'Hippolyte (voy. ce nom), compétiteur de Calliste, nous dit que cet homme était esclave; ayant trompé la confiance de son maître et ayant dissipé les épargnes que lui avaient confiées les fidèles, il s'en alla insulter les juifs pour mériter le nom de martyr et se fit condamner aux mines de Sardaigne.