CALVIN - CAMALDULES
les tyrans, et les magistrats populaires, institués par lui pour être les tuteurs des rois et pour modérer leurs eaprices, tels que les trois ordres réunis dans leurs assemblées souveraines, peuvent s'opposer, en vertu de leurs fonctions, à la licence des rois.» Cependant l'obéissance aux autorités ne doit pas nous détourner de l'obéissance à Dieu. « Dieu n'a pas renoncé à ses droits royaux quand il a établi des rois sur le genre humain. Si nous sommes soumis aux rois, c'est en Dieu, le Roi des rois, » — Consulter : Kœstlin, Calvin s Institutio nach Form u. Inhalt in ihrer (/esc/t. Entwickelung, dans les Theol. Stud., u. Krit., 1808, I et 3-
*ner,
Gesch d. prot. ThcoL, Munich, 1867, 374 ss. ; Kampschulte, J. Calvin s. Kirche u. s. Staat in Genf, Leipz., 1869, I, 251 ss. ; Lobstein, Die Ethik Calvin s, Strasb., 1877. A. Jundt.
CAMALDULES {Camaldulani, Camaldolitœ, Camalduenses) , ordre religieux fondé par saint Romuald (950-1027) à Campus Maldoli, dans une vallée sauvage de l'Apennin, à douze lieues de Florence, en'opposition avec la vie monastique moins sévère des bénédictins. Parmi les nombreux groupes d'anachorètes réunis par le zèle catholique de Romuald (voy. cet article), celui de Camaldoli conserva le plus fidèlement les traditions d'austérité du célèbre anachorète de Ravenne dont le biographe, Pierre Damiani, abbé de Fonte Avellana (f 1072) ne contribua pas peu à exalter la mémoire et à propager les principes La première règle écrite de l'ordre (Holsten, Cod. regularum monast. II 192 ss.)ne date que de 1102. Elle tempère les premières prescription's'qui imposaient aux camaidules l'isolement absolu, sauf pour les exercices spirituels, consistant surtout en prières psalmodiées sur un ton monotone, des jeûnes fréquents, l'abstention de l'usage de la viande et du vin. Les religieux portaient l'habit blanc. Le prieur de Camaldoli qui était en même temps le supérieur de l'ordre, avait le titre de major Des couvents de femmes furent fondés d'après la même rèMe Dès le treizième siècle des changements importants s'introduisirent dans la constitution de l'ordre. Les cénobies de Saint-Michel et de Saint-Matthieu de Murano, près de Venise, bientôt célèbres par leurs richesses substituèrent la vie en commun des moines à l'isolement des anachorètes et alternèrent, pour l'élection du major, avec les congrégations organisées sur le type primitif. Un retour dans le sens de l'ascétisme originel fut tenté par Ambroise de Portico et approuvé par le ^ " Eugène IV (1131), et par Justiniani, prieur de Camaldoli, sous Léon X (1520). Ces réformes provoquèrent le détachement de plusieurs branches de l'ordre qui se constituèrent d'une manière indépendante En 1529, le siège principal futtransféré au couvent de San-Salvadore près de Pérouse. Partiellement dissous et rétabli au milieu des orales 1* sévirent sur les congrégations religieuses à la /indu dix-huitième siècle1 Tordre de- eainal. Iules s*est maintenu jusqu'à nos jours • Ia nana (\-\ goire XVI lui appartenait. Le principal couvent en France était situé près de Grosbois, non loin de Roissy-Saint-Léger, à quelques lieues de