‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 204 sur 263 · CANON — CANONISATION · texte numérisé non relu

CANON — CANONISATION

das N. T., 1836; Zur Geschichte des Canons, 1847; Geschichte des N. T. Canons, her.ggben. von Yolkmar, 1800; Ed. Reuss, Die Geschichte der heil. Schriften N. T., lre édit., 1842; 4e édit., 1864; Histoire du Canon des saintes Ecritures, Strasb., 1864 ; Gaussen,Ze Canon des saintes Ecritures, Lausanne, 1860 ; Théopneustie ou inspiration plénière des saintes Ecritures, 2e édit., Paris, 1842 ; F. Bloek, Einleitung in das N. T., 1862; A. Maier, Einleitung in die Schriften des N. T., Freiburg, 1852; F. Reithmayer, Einleitung in die kan. Bûcher des N. T., Regensb., 1852; Schneckenburger, Beitrœge zur Einleitung ins N. T., 1832; H, Olsbausen , Nachweis dersEchtheit der sœmmtlichen Schriften desN. T. , 1832; C.-G. Neudecker, Lehrbuch der hist. krit. Einleit. in das N. T., Leipz., 1840; Michel Nicolas, Etudes critiques sur la Bible. Nouveau Testament, Paris, 1863 ; S. Davidson, An Introduction to the study of the JS. T. critical, exegetical and theological, London, 1868; Ed. Reuss, La Bible, traduction nouvelle avec introductions et commentaires, Paris, 1874 ss. Voir enfin, pour une bibliographie plus complète : WÎDer, Uandbuch der theologischen Litteratur, 2 vol., 3e édit., Leipzig, 1838. . A. Sabatiek.

CANONICAT. Voyez Chanoines.

CANONISATION. Ce mot signifie proprement insérer clans le canon àt la messe, c'est-à-dire, selon l'étymologie du mot, dans la partie de la liturgie qu'il est de règle invariable (xavcov) de prononcer textuellement toute Tannée, et qui renferme, outre ce que Ton appelle la Mémoire des vivants et la Mémoire des morts, en faveur de qui Ton intercède, rénumération des saints et des esprits glorifiés aux mérites et aux prières desquels le prêtre recommande les fidèles. On sait que chaque Eglise honore plus particulièrement tel saint ou tel patron ; d'où il suit qu'outre les intercesseurs revendiqués par toutes les Eglises, comme la Vierge, les archanges et les apôtres, chaque congrégation peut avoir sa liste préférée de saints invoqués au canon. 11 arriva plus d'une fois dans les anciens âges que de la Mémoire des morts, un nom passât au catalogue voisin, surtout quand il s'agissait de quelque puissant protecteur d'une Eglise particulière. C'est ainsi que les premières dynasties françaises et les évêques de leur temps comptèrent tant de saints, et que, de tous les saints vénérés en Bretagne, à peine deux ou trois ont une canonisation plus authentique que cette ancienne coutume d'insérer un nom au canon, sans autre formalité que le bon vouloir d'un évoque et parfois même d'un simple officiant. Les archevêques métropolitains et les primats exercèrent longtemps ce droit sans conteste. La première canonisation prononcée par un pape est celle d'un saint Suvlbert, par Léon III, en 804, ou, selon d'autres, celle de saint Uldric, évêque d' Augsbourg, par Jean XV, en 983 ; mais ce ne fut que longtemps après que ce droit fut réservé exclusivement au saint-siége. Alexandre III (1159-1181), insistant sur ce que nul ne peut être vénéré comme saint sans l'autorité de l'Eglise romaine, se plaignait amèrement de ce que quelques-uns rendaient un culte à un homme qui avait été tué dans l'ivresse, ce qui montre que J'abus était loin d'être anéanti. Pendant longtemps les papes prononcèrent les canonisations dans les conciles

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