‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 205 sur 263 · CANONISATION — CANONS · texte numérisé non relu

CANONISATION — CANONS

ou dans des assemblées distinctes des réunions pour le service divin : depuis celle de Thomas Beckel (1172), ils le liront en lisant le canon de la messe. 11 si' tonna peu à peu sur ce sujet un cérémonial extrêmement compliqué, rédigé dès 1348 et imprimé sons Léon X. Le cardinal Lambertini, depuis Benoit XIV. a donné tous les détails de la procédure et des rites qui préparent la canonisation dans son ouvrage intitulé: De beatificatione servorum Dei, et canonizatione beatorum. La canonisation est pour ainsi dire le troisième et dernier degré (Tune série d'honneurs rendus à la mémoire d'un saint personnage. Le premier est de le déclarer vénérable^ après quoi Ton ne peut plus douter qu'il ne soit ait nombre des élus, et le second est de le déclarer bienheureux. La béatification autorise déjà à lui rendre un culte religieux, et la canonisation la complète à un intervalle plus ou inoins éloigné. Les canonistes deLEgUse romaine ne doutent pas que ces diverses procédures ne soient entourées de toutes les garanties désirables pour ne canoniser qu'à bon escient. 11 est à regretter que le respect des droits acquis n'ait pas permis de réviser les titres antérieurs à ces minutieux règlements, les précautions actuelles ne supprimant pas l'effet toujours subsistant des nombreux abus du passé. P. Rouffet.

CANONS APOSTOLIQUES. Ce nom est traditionnellement donné à un recueil de lois ou de règles formant une espèce de code disciplinaire destiné à régler le choix, l'institution, les fonctions et la vie du clergé, de l'ancienne Eglise. Les laïques n'y figurent que tout à fait subsidiairement. La simple lecture suffit pour montrer que cette collection ne doit son origine qu'au hasard, pour ainsi dire. Il serait difficile d'y reconnaîtreun ensemble méthodique ou systématique, et surtout quelque peu complet, de préceptes sur la matière. Nés du besoin du moment, ces articles doivent avoir été rédigés à des époques très-différentes et sous des conditions très-diverses. On y voit que l'organisation de l'Eglise est déjà une chose accomplie; ce n'est pas là ce dont ils s'occupent, leur but est plutôt de l'affermir et de îa garantir contre certains désordres provenant des abus ou des vices des hommes. On y voit une société religieuse qui est moins dans le cas de se défendre contre un ennemi du dehors, que contre les dangers et les dérèglements qui surgissent dans son propre sein et au milieu des membres du clergé même. On y voit la hiérarchie déjà développée à tous ses degrés, depuis le métropolitain, l'évêque, le presbytre et le diacre jusqu'aux ordres inférieurs • le- sous-diacres, des chantres et des lecteurs. Les points principaux qui tout l'objet de ces dispositions sont : la consécration des éveques et des clercs, les conditions de leur élection et les irrégularités qui empêchent leur admission ; le maintien de la discipline et la répression

vices parmi les membres du clergé; le mariage <\e> prêtres et le célibat; les formes judiciaires à suivre à leur égard; l'excommunication -. les biens de l'Eglise et leur administration ; la réunion des synodes :

•app irts avec l'autorité séculière; les hérétiques : les pénitents ; les objets du culte ; l'administration du baptême ; les oblations; les jeûnes : l'époque de la fête de Pâques; le canon de la Bible; les pseudépigraphes et les livrer défendus. — Primitivement ces canons formaient un

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