‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 208 sur 263 · C22 CAPITULAIRES — CAPPADOCE · texte numérisé non relu

C22 CAPITULAIRES — CAPPADOCE

denbrog (1613) ; puis, en 1677, Etienne Baluze, mettant en œuvre les nouveaux matériaux recueillis par Baronius,par Canisius, par Goldast, par Sirmond, par Labbe et par lui-môme, en donnait en deux volumes in-folio, sous le titre de Capitularia regum Francorum, une collection plus complète et plus fidèle, disposée par ordre chronologique (sauf pour la compilation d'Anségise et de Benoit), accompagnée des codes nationaux, des collections de formules et de diverses autres pièces, et précédée d'une préface dont certaines parties se lisent encore avec fruit. Son édition, reproduite en 1780 par Pierre de Chiniac, a passé dans le Corpus, juris germanici antiqui de Georgisch (1738) et dans celui de Walter (1824), dans le Barbarorum leges antiquœ de Ganciani (1781 ss:), pour une notable partie aussi dans le Recueil des historiens des Gaules et de la France de Bouquet (t. IV à VII) ; elle a fait autorité jusqu'à celle que Pertz a donnée, avec le soin accoutumé, dans les M onumenta Germanùv historica^ aux t. I et II des Leges (1835-1837;. Laissant de côté les lois nationales, les chartes et les épîtres, qui ont trouvé ou trouveront place dans d'autres volumes de la collection, l'illustre éditeur a au tome I, qui débute par une préface destinée principalement à apprécier les manuscrits mis à contribution, inséré les capitulaires authentiques (dont beaucoup d'inédits) des rois mérovingiens, deCarloman, de Pépin, de Gharlemagne, de Louis le Débonnaire et des rois ou empereurs francs carlovingiens subséquents, en les rangeant par ordre chronologique (la collection d'Anségise à Tannée 827) ; il a rejeté dans la seconde partie du tome II, dont la première partie comprend les constitutions impériales depuis l'extinction des carlovingiens jusqu'à la mort de Henri VII, lescapitulaires inauthentiques, et dans le nombre toute la collection de Benoit, qu'il a fait précéder d'une dissertation (sujette à réserves) deKnust, sur l'œuvre du diacre de Mayence et plus spécialement sur les sources employées par lui. Pas plus que Baluze, Pertz n'a pu d'ailleurs épuiser la matière : déjà au tome II des Leges on trouve quelques capitulaires mérovingiens et carlovingiens découverts depuis la publication du tome I ; d'autres ont été signalés depuis de différents côtés. L'importance des capitulaires pour l'histoire législative, administrative et même politique de l'époque carlovingienne les ayant naturellement désignés à F étude de tous les érudits qui se sont occupés des antiquités nationales de la France, de l'Allemagne et de l'Italie, il ne saurait être question d'énumérer ici même les principaux parmi les écrivains qui en ont traité ; nous nous contentons par conséquent de rappeler les préfaces des recueils de Baluze et de Pertz, de signaler une dissertation récente de M. Boretius (Beitrœge zur Capitularienkritik, 1874) et de renvoyer, pour plus amples détails relativement à la teneur et à la confection des capitulaires, à la Deutsche Verfassungsgeschichte de M. Waitz ( t. III, 1860, p. 503 à 520) et à un article de M. Fustel de Goulanges dans la Revue historique de janvierfévrier 1877. Auguste Himly.

CAPPADOCE, district de l' Asie-Mineure, séparé au sud de la Cilicie et de la Syrie parleTaurus, au nord par une chaîne de montagnes parallèle de la province du Pont, borné à l'ouest par la Lycaonie et la

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