CAS RESERVES — CASAUBON
cùnscientiaej par eux-mêmes ou par leurs délégués, de tous les cas réservés au siège apostolique, si ces cas sont restés secrets. Ils reçoivent de plus tous les cinq ans le pouvoir d'absoudre de tous les cas réservés au pape, notamment dans les Etats non catholiques, de L'hérésie, de L'apostasie, du schisme, également in foro conscientix . Les supérieurs des ordres religieux absolvent des violations des vœux monastiques connue aussi de tous les crimes commis par les religieux placés sous leurs ordres. Enfin tout prêtre peut, à l'article de la mort, absoudre de tous les cas réservés, sans exception aucune (Conc. Trid., sessioWY, c. 7). — Voyez : Thomassin, Vêtus ac nova Èccles. discipl.,\, 1. il, c. 13, 11; Ferraris, Bibl. canon., s. v. Reservatio casnmn, etc.
CASAS (Barthélémy de las), missionnaire espagnol, né à Séville en li7i, mort à Madrid en 1506. Il consacra sa vie à prêcher l'Evangile aux Indiens de l'Amérique et à défendre leur cause auprès du gouvernement de son pays. Révolté par les mauvais traitements que les conquérants du Nouveau-Monde infligeaient aux indigènes, il assiégea de ses persévérantes protestations le gouvernement de la métropole, et ht lui-même neuf fois le voyage d'Amérique en Espagne pour obtenir justice. 11 obtint à la lin du pape Paul III une bulle qui défendait de réduire les Indiens en esclavage, et de Charles-Quint une loi qui adoucissait leur sort. Las Casas publia une vingtaine d'ouvrages, la plupart consacrés à la défense de ses protégés, les Indiens. Sesœuvres* . ont été réunies plusieurs fois (Séville, 1552); on en a une édition française par J.-A. Llorente (Paris, 2 vol., 1822), avec un récit détaillé de sa vie.
CASAUBON (Isaac), l'un des plus grands humanistes du seizième siècle, né à Genève le 18 février 1559 (nouv. style), mort à Londres le 1er juillet 1614. Son père, Arnaud Casaubon, qui était originaire de Montfort-en-Clialosse, diocèse de Dax, en Gascogne, avait été reçu habitant de Genève le 11 janvier 1557, et avait exercé, à partir de 1561, les fonctions pastorales à Crest, en Dauphiné. Sa mère, Jeanne- Mergine Rousseau , se fixa après son veuvage (1586) à Bourdeaux , en Dauphiné , dont elle était sans doute originaire , et où elle mourut en 1607. Il fut agréé par le conseil professeur de grec à l'académie de Genève, « suyvant l'advis de tous les ministres et professeurs », le 5 juin 1582. Le 8 septembre 1583, il épousa à Saint-Pierre Marie Prolyot, tille d'un maitre-chirurgien , Pierre Prolyot, alors décédé, Il la perdit le 27 mai 1585; et il se remaria le 2ri avril 1586 avec Florence Ëstienne, fille du célèbre imprimeur Henri Estienne, qui lui donna dix-huit enfants ; il en avait eu déjà un de sa première femme. La nécessité, le désir bien légitime d'assurer une bonne éducation à sa nombreuse famille lui litaccepter lachairedegrecetde belles- Lettres que lui offrirent les consuls de Montpellier. H arriva dans cette ville à la lin de 1596. On lui lit un accueil triomphal; mais on oe tint pas les brillantes promesses qui lui avaient été laites; et pour sortir de la gêne qui le tourmentait, il répondit aux avances gracieuses «le Henri IV, qui l'appelait comme professeur à l'université de Paris. Il arriva dans la capitale le 6 mars 1600* Quelques semaines plus tard.