‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 240 sur 263 · CATHERINE DE GÊNES — CATHERINE DE SIENNE · texte numérisé non relu

CATHERINE DE GÊNES — CATHERINE DE SIENNE

dix ans de mariage. Devenue veuve, elle consacra le reste de sa vie au soulagement des pauvres et des malades. Elle donna de grandes preuves de son dévouement pendant la peste qui ravagea Gènes en 1497 et en 1501. La légende lui attribue un grand nombre de miracles. Clément XII Ta canonisée en 1737, et Benoît XIV inséra son nom dans le martyrologe romain à la date du 22 mars. Catherine a laissé un Traité du purgatoire, un Dialogue entre lame et le corps sur le pur amour pour Dieu. Le P. Marabotti a publié une Vie de Catherine de Gênes en 1551, traduite en français par J. Desmarets (Paris, 1661).

CATHERINE DE RICCI (Sainte), née à Florence Fan 1519, morte Tan 1590, d'une famille noble de Toscane. A l'âge de treize ans elle se consacra à Dieu dans le monastère du Prat, de Tordre des dominicains, où elle se distingua par une charité ardente, une profonde humilité et les austérités les plus rudes. Prieure depuis F âge de vingt-cinq ans, elle fut en relations avec un grand nombre de princes, de cardinaux, d'évêques et de saints personnages, parmi lesquels nous ne nommerons que Philippe de Néri, le fondateur de Fordre clés oratoriens. La légende lui attribue des miracles, des prophéties, des extases et des visions. Benoît XIV la canonisa; sa fête a lieu le 13 février. Plusieurs auteurs ont écrit sa vie: les PP. Séraphin Razzi, Philippe Guidi, son confesseur, Calteri, évêque de Fiesole. En 1848, César Guasti a publié Cinquante lettere inédite di S. Caterinx de Ricci.

CATHERINE DE SUÈDE (Sainte), née vers Fan 1330, morte le 24 mars 1381, était fille d'Alphonse, prince suédois, et de sainte Brigitte. Elle fut mariée contre son gré à Fun des grands seigneurs du royaume ; après la mort de son époux elle entreprit, avec sa mère, plusieurs voyages de piété, et se livra aux pratiques les plus austères. Elle dirigea le monastère deWartzsten, où elle établit la règle de Saint- Sauveur. Elle fut canonisée en 1474. Sa fête, célébrée d'abord le 24 mars, fut remise par Léon X au 25 juin.

CATHERINE DE SIENNE (Sainte), née Fan 1347, morte le 29 avril 1380. Elle était fille d'un teinturier. Dès l'âge de sept ans elle lit vœu de virginité, se fiança avec Jésus-Christ qui, disait-elle, lui donna son cœur en échange du sien, et, bien que contrariée par ses parents qui avaient arrangé pour elle un mariage avantageux, elle entra à l'âge de vingt ans dans l'institution des sœurs de Saint-Dominique; elle y eut des visions qui lui donnèrent bientôt une grande célébrité, et composa des écrits mystiques qui furent très-recherchés. Les austérités auxquelles elle se livra dépassèrent toutes les bornes ; elle portait un cilice avec une ceinture garnie de pointes en fer, couchait sur le sol, observa pendant trois ans un silence complet et employait la plus grande partie de ses jours et de ses nuits à des exercices de dévotion. On assurait même qu'elle ne se nourrissait plus qu'avec l'hostie de la cène. La peste de 1374 lui fournit l'occasion d'exercer son admirable charité ; ses prières obtinrent la guérison et la conversion d'un grand nombre de personnes. Catherine joua un rôle important dans le schisme qui éclata en 1378, à l'occasion de la concurrence d'Urbain VI et de

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