‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 241 sur 263 · CATHERINE DE SIENNE — CATHERINE DE MEDICIS · texte numérisé non relu

CATHERINE DE SIENNE — CATHERINE DE MEDICIS

Clémenl VU: elle s'était déclarée pour Le parti (TUrbaifl : c'est elle aussi qui réconcilia Grégoire XI avec Florence el le détermina à retourner d'Avignon à Rome. Pie 11 la canonisa en 1461, et on célèbre sa fête le

30 avril. On a d'elle des traités de dévotion, des lettres el des poésies remarquables par L'élégance et la pureté du style. L'édition la plus exacte et la plus complète de ses œuvres est celle de Jérôme Gigli, sous ce titre : Opère délia serafica santa Catarina (Sienne et Lucques, 1707- 1713, \ vol. in-4°). Ou y remarque six Dialogues sur la providence de Dieu, un Discours sur l'Annonciation de la Vierge, et un recueil de 364 Lettres. Chavin de Malana écrit sa Vie en 185Ô, et Hase lui aassigné une place d'honneur dans ses Nouveaux prophètes (Leipz., 1851,2e édit. 9 1870). La vie de Catherine de Sienne offre ce phénomène extraordinaire d'une simple fille du peuple, presque adorée par un ordre religieux puissant et par l'Italie tout entière. — Voyez: AA. SS. April., t. III, p. 853 ss. ; Fabricius, Bibl. med. etinf. Lat., I, p. 363 ss. ; Martene, Ampl. col., I, p. 1237 ss.

CATHERINE D'ARAGON, fille de Ferdinand V, roi d'Aragon, et d'Isabelle, reine de Castille, épousa en 1501 Arthur, (ils aîné de Henri VII, roi d'Angleterre. Devenue veuve, elle fut en 1509 remariée, avec dispense du pape Jules II, au frère de son premier époux, qui régna sous le nom de Henri VIII, et eut de ce prince trois fils et deux filles qui moururent de bonne heure, sauf celle qui fut reine sous le nom de Marie. La dévotion de Catherine était extrême. Bien qu'elle fût d'une constitution faible et maladive, elle consacrait six heures par jour aux exercices religieux, pratiquait les jeûnes, se confessait deux fois par semaine, portait un cilice sous ses vêtements de reine, préférait à tout la retraite et la lecture des vies des saints. L'incompatibilité d'humeur entre elle et son mari était complète. Après dix-huit ans de mariage, Henri VIII, devant renoncer à avoir des enfants de Catherine et étant passionnément épris d'Anne de Boleyn, demanda la dissolution de son mariage. Le pape ne voulut point y consentir; Catherine résista plusieurs années, mais elle n'en finit pas moins par être répudiée (1533). Le divorce fut prononcé par Cranmer, archevêque de Cantorbéry, muni de l'approbation d'une foule de sommités théologiques et juridiques, et Catherine se vit confinée dans le château de Kimbolton où elle mourut en 1536. I >n sait le rôle que ce divorce a joué dans l'histoire delà réforme en Angleterre.

CATHERINE DE MÉDICIS. Vnu seule passion, la soif du pouvoir, et l'absence complète de sens moral expliquent le rôle de cette reine trop célèbre, italienne de naissance, qui fit tant de mal à son pays d'adoption, principalement aux protestants français. Cette passion, qui ne connut point de bornes, Catherine chercha a la satisfaire par des moyens également méprisables : 1 écrasement de ses ennemis les uns par les autres et ses tentatives de corruption auprès d'eux. Quelques faits justifieront cette assertion. Nommée régente de son fils François II, la ivin.'-nKMT se voit en présence de deux partis puissants qui menacent d'annihiler son autorité, le, Guises et les Bourbons : elle se sauve loin des premiers à Saint-Germain et retient les seconds

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