CAUS
conçue: e Salomon de Caus, ingénieur du roi, a esté enterféà la Trinité, le samedy, dernier jour de febvrier (1626), assiste'* de deux archers du guet ■• Ainsi s'est trouvée authentiquemenl anéantie la fable déjà attaque» par MM. Haag, mais de nombreuses productions graphiques, dramatiques, etc. l'ont si souvent exploitée et colportée partout, que la vérité court grand risque d'être longtemps encore éclipsée par cette bourde ridicule qui court les livres et journaux depuis tantôt quarante ans. Deux autres actes, relatifs à un Isaac de Caus, architecte, natif de Dieppe, mort à Paris en 1648, et à un Jacques de Caus. marchand à Dieppe, mort en 1658, donnent lieu de croire que Salomon était aussi Dicppois. Isaac, connu par un livre d'art hydraulique publié à Londres en 16*44 (Nouvelle invention de lever l'eau, etc.), était vraisemblablement son parent, non son iils , comme le prétendent à tori quelques biographes, mais peut-être un frère ou un neveu. En effet, Salomon, d'après la légende de son portrait conservé à Heide1berg. étant né en 1576, n'avait que quatorze ans de plus qu'Isaac. Après avoir complété ses études par un voyage en Italie, Salomon passa en Angleterre et donna à Londres des leçons de perspective. Attaché trois ans plus tard au service du prince de Galles, il embellit les jardins du palais de Hichmond de plusieurs inventions mécaniques, dont il a donné les dessins dans son célèbre Traité sur lesForces mouvantes» Après la mort du jeune prince (1612), il suivit à Heidelberg la prin-
• Elisabeth, mariée en 1613 au prince palatin Frédéric Y, qui litde lui son ingénieur et architecte. Il donna les plans de plusieurs parties du magnifique château dont il ne reste que des ruines admirables; il les avait traités avec beaucoup d'indépendance et de goût et avec une grande richesse d'imagination. 11 perdit sans doute sa situation, lorsque Frédéric V. trahi par la fortune (1020), dut chercher un refuge en Hollande. Nous le retrouvons à Paris en mars 1021, qualifié dès lors ingénieur du roi, et obtenant de l'édilité parisienne l'application d'un système proposé par lui pour le« nettoyementdes boues et immondices do rues et places publiques ». Ce système était un moyen nouveau pour élever les eaux de la Seine et les faire servir à l'assainissement de la capitale. Les pompes Notre-Dame et de la Samaritaine ne furent établies qu'une cinquantaine d'années plus tard. Encouragé par les bonnes dispositions de Richelieu à son égard, il fit paraître en Ki^'j un excellent trait*' des Horloges solaires et une seconde édition de celui des Forces mouvantes. l\ préparait aussi .la traduction d'un Vitruve « mis à notre usage ». Mais on ne sait ce qui en est advenu, et on ignore quels furent les travaux de Salomon de Gaus dans cette dernière période de son existence. Ce n'était pas une raison suffisante pour en
une intéressante victime du cardinal qui avait été son protecteur. el pour h- montrer grimaçant et furieux dans un cabanon de fou à Bicétre, Salomon de Caus a signé de Cauls la dédicace de sa Perspective. 8 préfaces nous le font connaître comme ami (\^> lettres et de la musir que, citant Du Bartas, « excellent poète », rappelant les psaumes el u>aiit de cette formule des huguenots : <r A Dieu soit honneur el gloire éternellement! » Son Institution harmonique (1615) a une dé-