BARTOLI — BARUCH
de travaux détaches, pleins de renseignements curieux, qu'une œuvre d'ensemble. Plusieurs parties en ont été traduites en latin et publiées à diverses reprises. Hartoli a composé plusieurs volumes sur la physique et la théologie, mais son meilleur titre de gloire est le talent avec lequel il écrivit une série d'études littéraires sur la langue de son pays. Il mourut à Home en 108^ (voy. Sotwell, Script. Societ. Jesu).
BARTON (Elisabeth), d'Aldington, dans le Kent, surnommée « la sainte fille du Kent », eut un moment de célébrité aux premiers jours de la réforme anglaise. Ses hallucinations et ses discours fanatiques turent exploités en faveur du catholicisme par le vicaire de sa paroisse, Richard Masters. La chapelle d'Aldington, où la Vierge lui était apparue, devint un lieu de pèlerinage et elle-même une sorte de prophétesse. Combats avec le diable, lettre en caractères d'or apportée du ciel par sainte Marie-Madeleine, miracles divers, rien ne manqua à sa légende. La multitude l'entourait d'un respect religieux, voyant en elle l'envoyée de Dieu par laquelle il allait chasser l'hérésie. Elle-même, encouragée par Masters, prit son rôle au sérieux. Lorsqu'Henri VIII fut sur le point de répudier Catherine, elle annonça qu'elle avait reçu d'un ange le message suivant : « Rends-toi auprès du prince infidèle de il' Angleterre, et dis-lui qu'il est trois choses qu'il convoite et que je lui uterdis à toujours. La première, c'est le droit des papes; la seconde, cCst la nouvelle doctrine; la troisième, c'est Anne Boleyn. S'il la prend pour femme, Dieu le frappera. » Elle annonçait de plus que le roi serait détrôné et périrait dans peu. Toutes ces prédictions causèrent un grand émoi, et Ton vit des hommes considérables, comme l'évêque Fisher et le chancelier More, entrer en relations avec Elisabeth Barton. Le roi finit par s'irriter de tout le bruit qui se faisait autour de la vierge du Kent, et il la fit arrêter avec ses inspirateurs sous l'accusation de haute trahison. Ils furent jugés et exécutés en avril 1534. On assure qu'elle confessa son crime, en en rejetant la responsabilité sur ses conseillers. Matth. Lelièvre.
BARUCH (Barouk, béni), fils deNérija, ami et compagnon du prophète Jérémie auquel il servit de secrétaire (Jér. XXXII, 12; XXXVI, 4, 17 ss., 27, 32; XLV, 1 ss.). D'après Josèphe (An%., X, 3, 1) il fut, pendant le siège de Jérusalem par Nébucadnetsar, jeté dans un cachot comme le prophète lui-même ; comme ce dernier encore il reçut du vainqueur lu liberté et le droit de choisir son séjour. D'après Jérémie XLIII, 1 ss. il fut également emmené en Egypte, où certaine tradition le fait mourir, tandis qu'une autrelefait aller ensuite en Babylonie. Les Septante possèdent un livre de Baruch qui est étranger au canon hébreu et qui est rangé parmi les deutéro-canoniques ou apocryphes de l'Ancien Testament. Cet écrit, assez court, comprend des parties assez hétérogènes, une courte mise en scène, une confession des péchés avec supplications mise dans la bouche des Juifs, un discours à Israël vantant L'excellence de la sagesse divine, contenue dans la loi, des exhortations et promesses adressées au même, enfin une longue lettre de Jérémie contre l'idolâtrie, qui est quelquefois mise à part. L'authenticité de ces différents morceaux n'est soutenue par personne, mais on est peu