BARUCH — BASEDOW
d'accord sur la date de la composition de l'œuvre entière et de ses parties, ni même sur la langue originale. Aucune portion du livre ne peut prétendre à l'antiquité du nom qui le couvre, et certains traits dénotent une époque beaucoup plus récente, le second siècle avant Jésus-Christ par exemple (voyez le Commentaire de Fritszche svr les Apocryphes de VA. T.). Nous possédons encore sous le nom de Baruch une apocalypse importante tout récemment découverte, sauf la dernière partie qui consiste en une lettre écrite aux neuf tribus et demie (voyez Apocalypses Jmies). Ce livre, écrit par un Juif vraisemblablement en grec, n'existe que dans une traduction syriaque. M. Dillmann a publié en 1866 (Leipzig) un troisième apocryphe de Baruch dont il avait découvert une traduction éthiopienne (voyez Pseudépigraphes de l'A. T.).
Maurice Vernks.
BASAN, en hébreu Habbàchàn, 'érec Habbâchân, « le Basan, » (( la terre de Basan, » désigne, comme sa forme l'indique, non pas un peuple, mais un district géographique. C'est le nom primitif du pays situé à l'est du Jourdain, depuis le Jabbok, au sud, jusqu'au Hermon, au nord. Ses villes principales étaient : Gaulân et Édréi, Astaroth (Bosra) et Salcha dans le Hauran, et peut-être Mahanaïm, au sud. Toutes ces villes, sauf la dernière, ont conservé leurs noms anciens jusqu'aujourd'hui. Le canton d'Argob, avec ses 60 villes fortes, en formait le centre ; au sud se trouvait le pays de Galaad qui paraît s'être peu à peu substitué, dans l'horizon des Hébreux, à la terre de Basan. Le nom de Basan ne se rencontre guère que dans l'histoire de la conquête (Pentateuque, Josué, Juges), dans les livres poétiques et chez certains prophètes. Il semble intimement lié au souvenir des populations géantes (Rephaïm) (Genèse XIV, 5) qui habitaient ces contrées avant l'invasion des Hébreux, et surtout à leur dernier représentant, Og, roi de Basan, dont on conservait à Rabbat-Ammon le lit de fer, long de neuf coudées et large de quatre (Deut. III, 11). Le pays de Basan n'a pas d'histoire. Lors de l'invasion, les Hébreux, après avoir vaincu les Amorrhéens, au lieu de traverser le Jourdain, tournèrent à droite, s'emparèrent du pays de Basan et le donnèrent à la tribu de Manassé (Nombr. XXI, 33-35; Deut. III, 1-3). Sous l'administration de Salomon, Basan formait avec Galaad une des douze intendances." Après la division du royaume, les Syriens l'enlevèrent à Israël (2 RoisX, 32; XIV, 25) ; peu après (XV, 29), il fut ravagé par les Assyriens sous Tiglath-Pileser. Mais le pays de Basan est resté célèbre par sa fertilité, ses chênes qui rivalisaient en beauté avec les cèdres du Liban, et ses troupeaux. Les Psaumes célèbrent « les taureaux de Basan, terre grasse » (XXII, 13; comp. Es. XII, 13 ; Ez. XXVII, 6; Zach. XI, 2; Deut. XXXII, 14; Amos IV, 1; Ez. XLIX, 18). Après la captivité, il fut divisé en quatre provinces appelées Gaulanitis, Auranitis, Trachonitis et Batanée. Cette dernière a conservé, sous une forme un peu altérée, le nom de Basan. Elle se distingue du reste encore des autres par son aspect pittoresque et ses montagnes ; c'est Y Ard el Bathanyeh (Porter, Damascus, vol. II, 57). Ph. Berger.
BASEDOW (Jean-Bernard) [1723-1790,] célèbre pédagogue de la fin