‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 252 sur 263 · CÉLESTIN III — CÉLESTINS 7G · texte numérisé non relu

CÉLESTIN III — CÉLESTINS 7G

Buissons), qui est aujourd'hui Frascati. Mais l'empereur et le pape portent la responsabilité de cei acte de violence e1 de barbarie : au peste ils en furent punis, car les Romains, que rien nie retenait désormais, ne tardèrent pas un an à (dire un summus senator, un chef de la république. Innocent III fut élu le jour même de la mort de Célestin. — Voyez Watterich, 11; de Reumont, I, &62 ; Papencordt, p. 279 ; Gregorovius, IV, 582 ; Tœche, Eeinrich VI, 1867.

CÉLESTIN IV (Goffredo Castiglione, milanais) fut élu à la mort de Grégoire IX. le 1er novembre 1241. Ce vieillard maladif mourut après dix-sept jours. 11 est probable (pie les cardinaux qui mirent Innocent IV à sa place, ne l'avaient choisi (pie pour gagner du temps. — Voyez V. Castiglione, Col. IV, Turin, 1661.

CÉLESTIN IV, antipape (1124). Voyez Honorius II.

CÉLESTIN V (Saint). A la mort de Nicolas IV, on ne put réunir les Orsini et les Colonna pour l'élection de son successeur; Rome était dans l'anarchie. Enfin, ne pouvant s'entendre, les cardinaux allèrent chercher d'un commun accord (5 juin 1294) un pieux ermite des Abruzzes, Piero del monte Murrone. La vie de ce saint homme semble une légende plutôt qu'une histoire. Onzième lils d'un pauvre cultivateur;, Pierre, d'abord bénédictin, s'était retiré sur une montagne où il avait fondé un couvent consacré au Saint-Esprit et un ordre qui plus tard prit son nom, et auquel il donna les principes des franciscains spirituels. A Lyon, devant Grégoire X, il avait suspendu son froc à un rayon de soleil. Au premier moment, il voulut s'enfuir, mais les moines, en le voyant, crurent être au temps de l'Evangile éternel annoncé par Joachim de Flores, on le força d'accepter: il entra dans Aquila sur un àne tenu à la bride par deux rois. Dès lors les uns s'en firent un instrument et les autres une risée. Benoit Cajétan, qui devait être Boniface VIII, se montra son plus cruel ennemi. Le pape se cacha dans l'obscurité « comme le coq de bruyères qui cache sa tête pour échapper aux chasseurs. » Malgré les instances du peuple, ameuté par les célestins, le pape, après avoir lu une bulle qu'on lui avait dictée et qui déclarait valable l'abdication d'un pape faite pour de bonnes raisons, abdiqua le 13 décembre 1294. Cette renonciation volontaire est la seule que présente l'histoire de la papauté. Déposant la pourpre, le pauvre ermite voulut regagner sa cellule, mais son successeur lui fit voir qu'un pape n'est pas libre de rentrer dans la retraite. On lui donna la chasse, on l'enfermaàFumone, dans une étroite prison, où il mourut le 12 mai 1290. Les célestins ont assuré qu'il avaitété empoisonné par Boniface VIII. Il fut canonisé en 1313. — Il faut lire, dans les A A. SS., 19 mai, IV, le poème sur sa vie, de Jacques Stefaneschi, sa biographie traduite de Lelio Mari no, général des célestins en 1519, et celle que Pierre d'Ailly composa sur la demande des célestins de Paris. Voyez aussi Gilles Colonna, De renunciatione papœ, dans Roccaberti, Bibl. ponttficia, Rome, 1695 ss., in-f°, II; Spinelli, Vita di S. Pietro del Morone, Rome, 1664, in-4°; Barcellini, Industrie indefesa di S. Cet. V, Milan, 1761, in-8° ; Gregorovius, V ; de Reumont, II, 615. B. Bsbgeb.

CÉLESTINS. ordre religieux, issu d'une réforme des bernardins, et

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