MINE
sacrifier La pàque arriva ». Celle journée, 14 du mois de nisan, commençai légalement le soir du 13 ; el c'est vers la fin de ce jour que doit se placer le moment où les disciples eurent à chercher une chambre pour faire tous les préparatifs nécessaires à la célébration de la pàque. G est aioi's que Jésus, sachant que le moment de sa mort allait arriver, et usant de sa Liberté ordinaire vis-à-vis de la lettre de la loi, voulut célébrer la pàque de suite. C'est là ce qu'il explique d'abord au maître de la maison : « Mon temps est proche » (Matth. XXVI, 18), puis à ses disciples : a. rai ardemment désiré manger cette pàque avec vous avant de souffrir » (Luc XXII, 15). Quoi qu'il en soit de ce point qui est encore controversé, c'est le jeudi soir, dans u o repas pascal, que Jésus-Christ a institué la sainte cène. Il commença par tourner les pensées de ses disciples vers sa mort prochaine et leur montrer qu'elle était voulue de Dieu et annoncée par les Ecritures (Matth. XXVI, 2i; Marc XIV, '21 ; cf. Jean XIII, 1). Il exprima en même temps la protonde douleur (pie lui causait la trahison de l'un d'entre eux; et voyant <pie ce dernier appel était infructueux, il le fit sortir (Jean XIII, 27; Matth. XXVI, 25); L'exclusion de Judas ressort encore du fait qu'il s'éloigna aussitôt après avoir reçu le morceau trempé (Jean XIII, 27) et que la cène ne lut donnée qu'à la lin du repas (Luc XXII, 20; 1 Cor. XI, 25). — Le Seigneur, après avoir rendu grâces, prit un pain et le rompit, comme le faisait le père de famille dans le repas pascal. Le fait est mentionné avec le même terme (sy.Xa-s) dans chacune des, relations de l'institution de la cène; saint Paul y montre un signe de l'unité des chrétiens : « Parce qu'il y a un seul pain, nous qui sommes plusieurs, nous ne sommes qu'un seul corps » (1 Cor. X, 17); et la fraction (xXdwtç) du pain fait tellement partie du symbolisme de la cène qu'elle semble avoir été employée d'abord habituellement pour la désigner (Act. II, 42; XX, 7; 1 Cor. X, 16). Jésus distribua ensuite le pain en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps qui est donné (i Cor. XI, 2i remplace donne par rompt/ ; mais cette leçon est incertaine, et n'a d'ailleurs aucune importance) pour vous. » En présentant son corps séparé du sang, il montre ([ne c'est essentiellement sa mort qu'il a en vue, et en le donnant comme nourriture il se compare lui-même à l'agneau pascal (cf. Jean l, 20; XIX, .')()) et établit comme une pàque nouvelle (cf. 1 Cor. V, 7). Après li> souper, il prit la coupe, et ayant rendu grâces, il la leur donna en disant : « Huvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance qui est répandu pour plusieurs pour la rémission de leurs péchés. » Ce second acte n'est pas la simple continuation du premier, car il est précédé d'une action de grâces nouvelle ; il n'en est pas non plu., larépétition sou i une forme différente, car il rappelle d'abord !'■ sang de l'agneau pascal et la délivrance dont il a été h; moyen (Exode XH, 21-28), puis aussi l'alliance conclue entre Dieu et son peuple.
et l'aspersion de sang qui en a été le sceau, et par laquelle le culte mosaïque a été inauguré (Exode XXIV, 5-8). ("était là aussi un souvenir bien conservé 'le-/ les Israélites (cf. Zach. IX, 11; Pà. L, 5). Jésus annonce ainsi qu'il va inaugurer la nouvelle alliance, l'alliance éter-