BASILE — BASILIDES
BASILE, archevêque de Séleucie, élu en Tan 448, mort vers 459. Il se montra inconstant dans les querelles eutychéennes. Dans le synode de Constantinople, en 448, il condamna Eutychès; ensuite, dans le concile surnommé le Brigandage d'Ephèse, en 449, il condamna Flavius avec Dioscore et se déclara pour Eutychès. C'est pourquoi il fut condamné dans le synode de Chalcédoine, en 451 ; mais 11 resta sur son siège après avoir souscrit avec les autres pères du synode la condamnation de Dioscore et cTEutychès. Il écrivit 40 discours, qui se trouvent à la lin des œuvres de saint Grégoire le Thaumaturge (éd. Paris, 1021). Dans la même édition nous avons, sous le nom de Basile, an écrit sur la vie et un autre sur les miracles de sainte Thècle, dont l'authenticité est contestée. Le style de Basile est plein de figures et affecté ; il tâche d'imiter Ghrysostôme. Il ne faut pas confondre Basile de Séleucie avec un autre Basile, ami de Ghrysostôme (Tillem., Mém., t. XV, 340).
BASILE, médecin (Hieron., De swipt. eccL, c. 89), fut élu, en 336, évêque d'Ancyre par les amis d'Eusèbe de Nicomédie, en remplacement de Marcellus, qui fut condamné et excommunié dans la môme année (Socrat., Hist. eccL, I, 36). 11 fut le chef des semiariens qu'il protégea dans les synodes d'Ancyre, en 358, de Séleucie, en 359, et de Constantinople, en 360. Mais dans ce dernier synode, accusé par les acaciens, il fut condamné et exilé. Basile, quoique accusé par les acariens, est néanmoins regardé par ïhéodoret et Sozomène comme un homme vertueux et instruit (Théodor., Hist. eccL, II, 25; Sozom., II, 33). Athanase même dit que Basile n'était pas bien loin des orthodoxes en ce qui concerne la signification du mot (( homoousios » (Athan., Actes synod., ch. 41). Il écrivit contre Marcellus et sur la virginité; ces ouvrages, ainsi que plusieurs autres écrits (Hieron., De script. eccL, c. 89), sont tous perdus.
BASILIDES, un des premiers représentants du gnosticisme quand celui-ci eut été réduit en système, après avoir longtemps flotté à l'état de mélange confus et incohérent d'idées et de mythes, mais toujours caractérisé par la tendance à transformer le christianisme en une cosmologie dualiste, et à faire prédominer le côté intellectuel de la religion (Yvwr.ç) sur le côté moral (voir l'article Gnosticisme). Basilides, qui vivait en Egypte vers Tan 125 (Philosophoumena, VII, 27), essaya de construire une métaphysique qui conciliât la religion nouvelle avec les théories essentielles d'Aristote et des stoïciens. C'est dans les Philosophoumena de saint Hippolyte que son système est exposé d'une manière compréhensible (Philosopha VII, 20-27). Les renseignements fragmentaires donnés sur lui par Clément d'Alexandrie (S tramât., II, 20, 112), par {rénéeicontr'ajïœres.i 1,24) et Epiphane(//a?7-es.,24),sont ainsi compléta. D'après Basilides, le premier principe est par delà tous les êtres, semblabie a l'être abstrait de Hegel qui se distingue à peine du non-être ->\ Philos., Vil, 20). De ce non-êtresort par une évolution inexpliquée le germe primitif des choses qui comprend dans une confusion absolue toutes les existences, l'esprit comme la matière. Le monde avec sa \i<- riche et variée y est enfermé comme le plumage