BASSOUTOS — BAUDIN
locution, tout ce que contiennent les livres de L'Ancien et du Nouveau Testament. Les plus grands obstacles à la régénération religieuse des Bassoutos ont été la polygamie et la circoncision comme symbole e sauvegarde de tout l'ensemble des j vieilles mœurs. Un opprobre presque aussi redouté que la mort pèse sur l'incirconcis. Néanmoins la toutepuissance de l'Evangile s'est manifestée par de nombreuses conversions dans tous les rangs et à tous les âges, et leur réalité a été démontrée par des réformes personnelles et domestiques très-persistantes, quoique souvent fort douloureuses. Elles ont toutes été l'effet de la contemplation de Jésus-Christ comme manifestation de Dieu et preuve de son existence, idéal de sainteté et d'amour, et suprême réparateur du péché. Au point de vue ecclésiastique, les troupeaux sont sous le régime presbytérien synodal; les enfants des convertis sont baptisés ; les adultes ne sont admis au baptême et à la sainte Cène qu'après un sérieux catéchuménat. On fait une obligation aux néophytes d'apprendre à lire, s'ils ne savent pas déjà. Le désir de posséder les saintes Ecritures devient général. Deux éditions du Nouveau Testament sont déjà épuisées; une troisième, de 16,500 exemplaires vient d'être faite à Paris, et on l'expédie eïl ce moment. On peut estimer à environ 500,0001e nombre des indigènes de diverses tribus pour lesquels cette version de la Mission française est parfaitement intelligible. — III. Statistique religieuse (1876-1877). Stations ou Eglises centrales, 13; missionnaires français, 17; annexes, la plupart avec chapelles, 60; catéchistes indigènes desservant ces annexes, 60; communiants, à peu près 5,000; catéchumènes, 600; personnes prenant part au culte, 20,000; écoliers de la semaine, 2,000 ; élèves des écoles du dimanche, 2,500 ; école normale de jeunes gens, 80; école normale de jeunes fdles, 37 ; contributions des indigènes pour aider à l'entretien de la mission, 11),:H)0 francs; fonds collectés par les chrétiens bassoutos pour envoyer des catéchistes fonder une mission nouvelle dans l'intérieur du continent, chez les Banyaïs, 7,500 francs. Dans tout le pays, on s'abstient généralement de travaux extérieurs le jour du dimanche ; et par là les niasses encore inconverties montrent qu'elles ne nient plus l'existence du Dieu des chrétiens et qu'elles reconnaissent, en une certaine mesure, son autorité. E- Casaijs.
BATHANÉE. Voyez Basan.
BATHILDE (Sainte) [Balthildis ou Baïtechildis, sainte Baudour ou Bautheur], esclave anglo-saxonne, sut plaire , par ses vertus , à Clovis II, < } 1 1 i L'épousa. Elle fut célèbre par sa charité envers les couvents et fonda le monastère de Corbie et celui de Chelles (Kala), où elle se rôtira en 664. Elle y mourut vers 680, le 30 janvier. Sa vie a été écrite par Theofroy, premier abbé de Corbie (Boll., 26 Jan. II; Mabillon, AA. SS. Ban. s$c. II, p. 775).
BATH-K0L. Voyez Talmud.
BAUDIN (Charles- 1 1784-1854], l'une des illustrations du protestantisme français moderne, appartient à une famille bourgeoise, originaire de la Lorraine et fixée depuis le dix-septième siècle à Sedan. 1! perdit de bonne hepre son père, qui joua un rôle honorable pendant la II. 8