BEATTIE — BEAUCAIRE
wrencekirk, dans te comté de Kincardine, mort à Aberdeen en 18(j:i. Comme Reid, le chef de l'école écossaise, Beattie essaya d'établir sur la Ijase do sens commun les principales vérités morales et religieuses ébranlées par le scepticisme du dix-huitième siècle. Sa philosophie a donc un caractère plutôt pratique que spéculatif, et elle est exposée dans nn style clair et chaleureux qui Ta rendue assez populaire. Ses principaux ouvrages philosophiques sont les suivants : Essay on the nature and immutabilité of the trut/i, 1770; Dissertations moral and critical on memory (tnd imagination ; on dreaming ; the theory of fanguage; illustrations on sublimity, 1783; Eléments of moral science, 1790-1793. Mais Beattie n'était pas seulement un philosophe distingué, il était aussi poète, et le Minstrel, recueil de poésies qu'il publia en 17()8. obtint un grand succès. Plusieurs stances de ce poëme ont été traduites par Chateaubriand dans ses Considérations sur les Littératures étrangères. La vie de Beattie fut assez accidentée. Dès Page de sept ans il perdit son père. Marié avec miss Mary Dun, lille du directeur de grammaire d'Aberdeen , il ne conserva pas longtemps sa femme et eut la douleur de voir mourir les deux fils qu'il avait eus, à un âge peu avancé. Ces deuils domestiques altérèrent profondément sa santé. Il quitta la chaire qu'il occupait au collège d'Aberdeen et vécut dès lors dans la solitude.
BEAUCAIRE (François de Péguillon) [1514-1591] remplit durant les luttes religieuses du seizième siècle un rôle secondaire, mais parfois d'autant plus important. Il s'attacha à Charles de Lorraine, dont il avait été le précepteur, et qui se démit en sa faveur de l'évêché de Metz ( 1555). 11 le suivit à Trente, où il prononça, à l'occasion de la bataille (!«• Dieux (15()2), où il avait perdu un neveu, un discours resté célèbre par l'éloquence avec laquelle il rappela aux Pères du concile que leurs intérêts personnels devaient céder le pas à ceux de l'Eglise. La question des mariages clandestins soulevant autant d'avis que de votants, Beaucaire lit adopter une formule assez élastique pour que chacun y trouvât son compte. Il montra plus de fermeté apparente dans la question de la suprématie pontificale. A l'instigation de Charles de Lorraine, qui l'envoyait « sonder le gué », il soutint fortement que les évêques, successeurs des apôtres, tirent leur autorité de Dieu même, et non pas d'une délégation du pape. La thèse démontrée, il laissa le cardinal décliner toute solidarité avec lui et nier même qu'il eût rit son précepteur. En 15()8 il remit, comme il en était convenu. -on évêché a la maison de Guise, au cardinal Louis. Il avait signale -mi épiscopa! par une controverse dans laquelle il soutint contre les calvinistes lu damnation des enfants morts sans baptême. Il avait i ssayé, au rapport de Bèze, mais sans succès, de joindre à la discussion mu- persécutioB effective. Après sa démission, il se retira au château de la Creste, près Montluçon, où il était né et où il mourut. Il \ consacra ses loisirs a son Rerum Gallicarum Commentaria ab anno 1461 ad annum 1580. Cette histoire s'arrête pourtant à 1507. Longtemps ignorée sur les rayons de sa bibliothèque, elle fut découverte et publiée à Lyon (102b, 1 vol. in-fol.i par Philippe Dinet. lieaucaire pré-