BELSUNCE — BENEDICTION
<!(• son noble dévouement lui assurait une autorité dont ses anciens confrères usèrent à leur gré pour troubler la paix de L'Eglise. Il ne cessa de s'attaquer aux actes et aux écrits de Colbert, évêque de Montpellier, qui était un des appelants de la bulle Unigenitus. Son intolérance inquisitorîale imagina d'exiger des malades leur soumission à la laineuse bulle avant de leur donner les sacrements, mesure qui causa depuis tant de troubles. Aussi zélé en faveur des jésuites, pour lesquels il fonda même un collège à Marseille, qu'emporté contre leurs adversaires, il alla jusqu'à accuser faussement les oratoriens de cette ville de l'avoir abandonnée pendant la peste. Belsunçe mourut en 1755. On a de lui un Abrogé de la ci', de Suzanne-Henriette de Foix, sa tante (Agen. 1707. in-12), et un ouvrage intitulé : V Antiquité de l'église de Marseille et la succession de ses éoèques (Marseille, 1747-51, .'] vol. in-'t°). Ses nombreuses Instructions pastorales, publications de controverse contre les jansénistes plutôt que d'édification, ont été recueillies en 1822 par l'abbé Jautï'ret. P. Rouppet.
BENADAD [ Bcn-Hadad , uw* "ASep, lils du soleil], nom porté par trois rois de Syrie. Adad est le nom sous lequel le soleil fut adoré chez les Syriens. Ben adad, lils de Tabremon, vint au secours d'Asa, roi de Juda, contre Baasa, roi d'Israël, entra sur les terres d'Israël et obligea Baasa d'accourir dans son propre pays et d'abandonner Rama, qu'il voulait fortifier (2 Cliron. XVI, 1 ss.). Son fils Benadad fut en guerre avec Achab et Joram , rois d'Israël. Achab le battit et lui enleva tout son bagage (1 Rois XX, 20 ss.). Quant à Joram, il fut d'abord vaincu, et Benadad, campé devant Samarie, se croyait déjà sur de s'emparer de cette ville, quand son armée fut dispersée par une terreur panique (2 Rois VI, 2i; VII, 7 ss.). Il mourut l'année suivante, assassiné par Hazaël , un de ses officiers; qui usurpa le trône. Benadad, fils de Hazaël, fut battu trois fois par Joas, roi de Juda, qui le contraignit de lui rendre tout le pays qui s'étend au delà du Jourdain, qu'Hazaël avait pris sous les règnes précédents (2 Rois XIII; 2o ; Jérém. XLIX, 27; Amos I. V).
BENAJA. Voyez Banaias.
BENEDICITE (Mensx cimstcralfo), prière qui se fait avant le repas pour bénir les mets qui sont sur la table, dette bénédiction est trèsancienne Nous en trouvons une trace Deut;é. VIII, 10. Elle s'est conservée chez les juifs orthodoxes jusqu'à ni ..; jours. D'ordinaire, c'est la personne la plus qualifiée qui donne la bénédiction ; puis, quand on es! assis, on récite le psaume XXIII; le maître de la maison prend ensuite un pain, le bénit et en donne un morceau à chacun. L'usage de la cemecratio mensœ a passé de la Synagogue aux chrétiens et répond à un senti me ni religieux naturel. C'est au père de famille que revient cet office, <-t non pas « aux clercs préférablement aux laïques», comme le veulent l'Eglise catholique et un certain cléricalisme protestant.
BÉNÉDICTINS (Ordre des). Voyez Henoît de Nursie.
BÉNÉDICTINES. Vont/ Scholaslique (Sainte).
BÉNÉDICTION. Le mot hébreu bàraq, que l'on traduit communément par bénir, a un sens très-étendu. Il signifie d'aberd tomber à