BENOIT III — BENOIT VIII
en 868 comme coupable du meurtre de la femme el de la fille d'Adrien 11. — Voy. le prétendu Anastase, et les Annales d'Hincmar, dites Bertiniennes , année 808; Gregorovius, Gesch. der Stadt Rom, 111. 129.
BENOIT IV, Romain (900-903). 11 couronna Louis III en 901. Bérenger, le rival de Louis, a été accusé de sa mort. — llefele, Concil., IV, 549.
BENOIT V (964). A la mort de Jean XII, Benoit, dit le Grammairien, fut, malgré lui, opposé par les tribus à Léon VIII. A l'élection de ce pape, les Romains avaient juré de ne jamais élire un pape sans le consentement d'Othon I"; Othon refusa de reconnaître le nouvel élu. Vaincu par V empereur et emmené par lui en Allemagne, Benoit alla mourir à Hambourg (966). Ses ossements turent rapportés à Home. — Voy. Watterich, Vite Pond/'., I; Gregorovius, III, 377.
BENOIT VI (972-sept. 974) était Romain et tils du moine Hildebrand. A la mort d'Othon Ier, par l'influence duquel ce pape avait été élu, la pornocratie releva la tête. Saisi par Crescentius, seigneur de Nomentum ou Mentana et lils de Théodora, Benoit fut étranglé dans le château Saint-Ange. Avant même qu'il fût mort, Crescentius (on l'appelait aussi Cencius) avait fait élire, sous le nom de Boniface VII, le diacre Franco, fils de Ferrucius. Cet homme détestable, que la voix du peuple a appelé Mah'fare. parait avoir été parent de Crescentius. Il ne régna qu'un mois. 11 s'enfuit à Constantinople avec les trésors de l'Eglise. Mais en 98i. à la mort de Jean XIV, l'usurpateur remonta sur le siège de saint Pierre. Bientôt abandonné par les siens, Boniface mourut par le poison; son cadavre fut traîné sur la voie publique. — Voy. Watterich, l; von Reumont, Gesch. d. St. Rom, II, 293; Gregorovius, 111,403 ;Ferruci, Investigazioni s. Bonif. VII, 2e édit., Lugo, 1856.
BENOIT VII, Romain, évêque de Sutri, régna d'octobre 974 à 983 (voy. Do nu s JI). On croit <pf il était neveu d'Albéric. Soutenu par le parti impérial, Benoit condamna Boniface; il appela Othon II en Italie : Othon se trouva à Rome en 981. Ce pape est enterré dans l'église de Santa-Croce. — Voy. Watterich, I; Gregorovius, 111,412; Giesebrecht, Jahrbùcher, Otto If.
BENOIT VIII (1012-1024) [Théophylacte], était fils de Grégoire de Tusculum. Le parti des Crescentius lui opposa un certain Grégoire; chassé de Rome, ce! antipape s'enfuit auprès de Henri II, Benoit, bientôt réconcilié avec le prince, le couronna en 1014. En 1020 il se rendit à Bamberg. moins pour instituer le premier évêque de ce I"'11 que pour invoquer la protection de l'empereur contre les Grecs, dont les progrès dans la Fouille ne lui laissaient point de repos. C'est de Bamberg qu'esl daté le prétendu privilège accordé par Henri II au saint-siége, qui n'est en réalité que la répétition de celui qu'avait donné Othon Ier. Il se trouve dans Pertz, Leg., II, 2, 17't. Dans un synode tenu en 1022 à Pavie, Benoit condamna le mariage des prêtres H déclara les Gis des clercs serfs de l'Eglise. La famille de Benoitétait maîtresse de Rome, le pape avait mis son frère Romanus à la tète de la république. Ce Romanus lui succéda sous le nom de Jean XIX. Benoit \ III laissa la mémoire d'un pontife énergique et ennemi des abus.