‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 67 sur 263 · BÉRENGER - BÉRÉNICE · texte numérisé non relu

BÉRENGER - BÉRÉNICE

dess., Braunschw., 1770, in-4°),qui a été éditée par les frères Vischer, Berl., 1834. Sudendorf a publié à Hambourg un recueil de Lettres de Bérenger, sous le titre de : Ber. Tur. od. eine Sammlung ihn betreffender Bnefe, Hamb., 1850. Voyez aussi Ebrard, Dogma vont /œil. Abendm., I, p. 439 ss. ; Néander, Ki'rchengesch., IV, p. 327 ss. ; Gieseler, Kirchengesch., II, p. 274 ss. F. Liohtenbeeger.

BERENGER (Laurent-Pierre) [1749-1822]. Oratorien au sortir de ses études et longtemps professeur de rhétorique, il quitta l'Oratoire pour entrer comme précepteur chez le duc de Valentinois. Certains écrits indiscrets lui attirèrent des disgrâces qui en tirent depuis un ardent patriote. En 1795, il fut du nombre des gens de lettres secourus par la Convention. Correspondant de l'Institut dès sa création, professeur à l'Ecole centrale puis au lycée de Lyon, il mourut inspecteur d'Académie. Cette place, qui répondait bien peu à son ambition, récompensait amplement sa médiocrité littéraire. De ses nombreux écrits en prose et en vers, aussi oubliés aujourd'hui que goûtés de son temps, un seul a survécu, la Morale en action, tant de fois réimprimé à l'usage des maisons d'éducation. Bérenger avait consacré bien des volumes à la Provence, son pays; il lui reste du moins le mérite d'avoir contribué à remettre en honneur ses troubadours et ses trouvères.

BERENICE (Bepv&wj ou BepevtxYj, <ï>epovtxY)), mentionnée dans Àct. XXV, 13 ; XXVI, 30 (cf. Josèphe, Antiq., XIX, 5, 1 ; XX, 7, 3 ; Tacite, Eist.,11, 81; Sueton., Titus, 7; Dio Cass. LXVI, 15 et 18), fille aînée d'Hérode- Agrippal01, fiancée d'abord à un jeune fils d'Alexandre, magistrat d'Alexandrie, nommé Marc; mariée à la mort de ce dernier à son oncle Hérode, roi de Chalcis, duquel elle eut deux fils, Bérénicianus et Hyrcan (Jos., Ant., XX, 5, %; Bel. ML, II, 11, 6). Devenue bientôt veuve, elle alla vivre dans le palais de son frère, Agrippa II, et passa pour avoir avec lui des relations incestueuses. Pour donner le change à la rumeur publique, elle se décida à épouser Polémon, roi deCilicie. Mais elle ne resta pas longtemps auprès de ce prince, et revint auprès de son frère reprendre la vie qu'elle menait auparavant. Le bruit de ce scandale était venu jusqu'à Rome et Juvénal s'en est fait l'écho (Sat. VI. v. 156-100). C'est à ce moment, vers l'année 60 ou 61, qu'elle vint, avec Agrippa II, complimenter à Césarée le nouveau gouverneur de la Palestine Portius Festus, qui succédait à Félix, et que Paul, prisonnier déjà depuis deux ans, comparut et exposa sa doctrine devant eux. Bérénice semble avoir eu à son service, avec le charme d'une beauté singulièrement durable, un esprit souple, ambitieux, fécond en expédients habiles, de sorte qu'elle fait songer à Cléopâtre. Elle séduisit Vespasien pendant la guerre des Juifs , puis se fit aimer de Titus qu'elle vint retrouver à Rome vers l'an 74. C'est le moment le plus brillant de sa vie; elle vivait dans le palais de son amant et put espérer même se faire épouser par lui. Mais îe bruit de ce mariage souleva dans Rome de telles clameurs que Titus dut renvoyer sa maîtresse (dimisit invitas invitarn, Suét., Titus, 7). A la mort de Vespasien (79), on la vit revenir d'Orient pour essayer de reprendre son ancien crédit sur le cœur du nouvel empereur. Titus était guéri de sa passion et ne fit aucune attention à

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