G BERNSTEIN — BÉROSE
position de M. Pay ne-Smith, qui réalise enfin les désirs des orientalistes par son Thésaurus iinguœ syriacœ. Bernstein avait promis aussi une nouvelle édition de la chronique politique de Bar-Hebra3us (Grégoire Aboull'arage), un des principaux ouvrages historiques de la littérature syriaque, mais ici encore il n'a donné que de courts spécimens (1822 et 1847). Dans la chrestomathie de Kirsch il inséra l'introduction du même écrivain à ses scholies sur la Bible, ainsi que les notes sur Job (nouv. édit. de ces dernières, Breslau, 1858, in-4°). Bernstein publia l'évangile de saint Jean dans la traduction syriaque faite sous la direction de Philoxène et revue par Thomas d'Héraclée (Dos heil. Evangelium. des Johannes, syrisch nach heraldensùcher Uebersetzung , Leipz., 1853, in-8°), et donna une dissertation sur cette traduction du Nouveau Testament (De Charklensi Novi Testamenti translat. syriaca, Breslau, 1837, in-4°; 2e éd., 1854, in-4°). Enfin, sous le titre d'Etudes syriaques, dans la Zeitschrift der deutschen morgenl. Gesellschaft, t. III i<1850), IV (1850) et V (1852), Bernstein passa en revue au point îexicographique les principaux ouvrages alors publiés en langue syriaque. — Nowack, Schlesisches Schriftsteller Lextcon, I; Allgem. deutsche Biographie, II; Gosche, Wissenschaft. Jahresbericht, 1859-61, p. 8; Zenker, Bibliotheca orientalis. A. Beenus.
BÉROALDE (Matthieu), né à Saint-Denis, fit au collège Lemoine les plus brillantes études. Il embrassa la Réforme en 1550. Arrêté à Coutances, il échappa au supplice des hérétiques, grâce à un officier qui le lit évader. On le voit ensuite à Orléans, à La Rochelle et enfin à Sancerre où il était quand le maréchal de La Châtre l'assiégea. Il fut, selon d'Aubigné, Pâme de la défense. Après un rapide séjour à Sedan où il fit un cours d'histoire aussi peu agréable aux catholiques qu'aux partisans des Valois, il se retira à Genève. Il y enseignait la philosophie en 1576. L'érudition de Béroalde était accompagnée d'un travers que Scaliger traite fort durement. Il prétendait que l'Ecriture renferme tous les matériaux de la chronologie ancienne et qu'il faut supprimer tous les noms qu'elle ne mentionne pas. C'est ainsi qu'il effaçait de la liste des rois de Perse, Cambyse et Darius, faute de pouvoir ou de savoir les retrouver dans les saints Livres. Malgré cette bizarrerie, son Chromcon sacrx Scripturae ouctoritate constitutum (Genève, 1575, in-fol.) ne manque pas de mérite. On a peu de renseignements précis sur la vie de ce savant, et l'on ne s'accorde pas, à huit années près, sur la date de sa mort. Ce qui est certain, c'est qu'il exerça le ministère à Genève, car Théodore de Bèze en parle incidemment comme d'un fait connu, et qu'il ne vivait plus en 1684 (voy. d'Aubigné, à l'année 1572, et Bèze, in Act. apost., c. XIII, v. 20). ' P- Rouffet.
BÉROSE (B^pwcjffoç), savant chaldéen qui vivait peu de temps après la conquête de l'Asie par les Grecs. Il est mentionné par Pline, Sénèque et Vitruve ; ce dernier (IX, n, 1) raconte que Bérose avait quitté sa patrie pour enseigner la science chaldéenne en Asie-Mineure et qu'il s'établit dans l'île de Cos (IX, vi, 2), et Pline nous laisse entendre (VII, 57) qu'il avait puisé sa science astronomique dans les briques des Babyloniens; mais ces renseignements sont, en partie du moins, sujets