BERTHOLET — BÉRULLE
était de feu. Il a publié quelques discoure détachés : Exhortation pastorale adressée par le pasteur d'une paroisse de montagne à snspa7'oissiens7t Laus., 1843; Deux exhortations pastorales adressées à mes anciens paroissiens, Laus'., 1 844 : Ephèse et Laodicée, Paris, 1805; Le culte de la louange et le culte de la vie : Baruch ou le désir des grandeurs cl lademande d'un passage pour le peuple de Dieu, Toul., 1859; L'amour de Dieu pour le monde. Laus. . 1857; La promesse du Saint-Esprit, Laus., 1858; L'èg lue ou la maison de Dieu, et un rec ueil de douze Méditations sur quelques sujets de l'Ancien Testament étudié à la Ivmièrede V Evangile, Laus., 1857 et 1865. On lira avec un grand intérêt les Lettres de F. Bertholet-Bridel publiées pour ses amis, et précédées d'une notice biographique, Laus., 1855.
Louis Ruffet.
BERTIN (Saint), fondateur du couvent qui porte son nom (f 709). Il était moine de Luxeuil et était né au diocèse de Constance. Vers 660,. il se rendit avec saint Mommolin, plus tard évoque de Noyon, et saint Kbertram. auprès de saint Orner, évêque de Thérouanne, qui était sorti du même couvent; ce prélat lui fit obtenir, d un homme riche nommé Adroalde. la terre de Sithiu, au lieu qui fut appelé plus tard Saini-Omer. C'est là (pie les trois moines établirent le célèbre couvent dont les belles ruines se voient encore. Jean d'Ypres, abbé de cette maison (y 1383), est Fauteur de la précieuse Chronique Bertinienne, imprimée dons Martène (Thés, nov., III, 441) et qui fut continuée jusqu'en 1497 (Martène, AmpL coll., VI, 6i4). Foucart, moine de Sithiu, a écrit en 1 108 la vie de saint Bertin (Boll.,5 sept.; Mabillon, AA. SS, lien., s. III, 1, 104). — Voyez Gallia Chr., III, 484.
BÉRULLE (Pierre de) [1575-1629], né en Champagne, descendant des Séguier par sa mère, élevé par les jésuites, ami de François de Sales, unissant l'esprit subtil et souple des premiers à la dévotion sentimentale et mystique du second, remarquable surtout par sa douceur i nsin uante, joua un rôle important dans l'histoire de l'Eglise de France de son temps. Attaché aux Guise, il s'employa activement, et non sans succès, à la conversion des réformés, particulièrement des grandes dames nobles. 11 établit en France, malgré les obstacles qu'il rencontra de la part des carmes et des jésuites, les couvents de femmes de l'ordre de Sainte-Thérèse (carmélites d'Espagne) et la congrégation de l'Oraloire (voy. cet article). Jouissant de toute la confiance de Louis XIII et de la peine-mère, qui le tirent cardinal et ministre en 1627 et cherchèa l'opposer à Richelieu, il fut chargé de plusieurs négociations importantes, notamment de solliciter à Rome unedispense pour le mariage d'Henriette de France avec le prince de Galles. 11 mourut subitement en célébranl la messe, et la rumeur publique accusa Richelieu <!<• l'avoir empoisonné. Protecteur des lettres et des arts, Bérulle encouragea Deseartes, favorisa la publication de la Bible polyglotte de Lejaj et contribua à développer le goût pour la musique sacrée en Franc-. I! a laissé plusieurs écrits, réunis après sa mort par le P. Bour-
.- g P., 1644, ~ï vol. in-fol.; nouv. édit., Montrouge, L856), parmi
Lesquels nous citerons son traité Des Grandeurs de Jésus, qui f ut ap* prouvé el répandu par les jansénistes. Toutefois Bérulle est plutôt di-