‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 97 sur 263 · BLONDEL — BLUMHARDT · texte numérisé non relu

BLONDEL — BLUMHARDT

X, p. 386). On a t'ait aussi un crime à Blonde] de prétendues dé marches faites auprès de lui par L'Eglise romaine, qui mettait un grand prix à posséder un tel savant. Blonde! les ignore, il est désolé d'avoir donné lieu peut-être à ces on-dil en se rencontrant avec quelques

prélats dans certaines réunions (voir la lettre de Blondel, Bulle t., \, p. 386). Blondel écrivit aussi de savants ouvrages sur des points obscurs d'histoire profane, notamment sur la généalogie des rois de France, contre les assertions de Ghifflet. On trouvera la liste complète des œuvres de Blondel dans Nicéron, vol. VIII, p. 48, et surtout dans llaag. France protestante, vol. II, p. 308. A- Viguié.

BLOUNT (Jean), connu en latin sous les noms à&Blundus ou Bloudus, savant théologien du treizième siècle, mort à un âge très-avancé en 12^8. Il fit ses premières études à l'université d'Oxford et alla se perfectionner à celle de Paris. De retour en Angleterre il s'établità Oxford et s'acquit une immense réputation par ses leçons de théologie. C'est lui qui, dit-on, expliqua pour la première fois les ouvrages d'Aristote aux élèves de l'université. Il fut nommé prébendier et chancelier de l'église d'Yorck, et sans les querelles qui survinrent entre la cour de Rome et le roi' d'Angleterre, il aurait occupé le siège archiépiscopal de Cantorbéry. On lui attribue un Summarium sacrée facultatis, et des Commentaires divers.

BLUMHARDT (Ghrétien-Gottlieb) [1779-1838], premier inspecteur de la maison des missions de Bâle. Né en Souabe de parents pauvres, d'une constitution maladive, élevé dans une piété ferme et vivante, Blumhardt, après avoir terminé ses études à Tubingue, futappelé, en qualité de secrétaire de la Société allemande du christianisme (voy. cet article), à Bàle (1803), où il entra en rapport avec un certain nombre de chrétiens éminents qui surent apprécier ses dons et les faire valoir pour l'avancement durègne de Dieu. Nous possédons de cette époque les Homélies sur Lazare (2e édit., 1827) que le jeune agent prononça dans des réunions d'édification très-suivies, ainsi qu'une série d'articles insérés dans le recueil mensuel publié par la Société. Le zèle deBlumhardt pour les œuvres de propagande évangélique avait été puissamment stimulé par le mouvement religieux qui s'était produit en Angleterre et qui avait abouti à la fondation des grandes sociétés britanniques pour la diffusion de la Bible, des traités religieux et des missions. Il fut l'un des fondateurs de la Société biblique de Bâle (1804) et de celle des missions (1815), due surtout à l'initiative de Spittler et aux encouragements décisifs qu'apporta de Londres le docteur Steinkopf. Biumhardt, dans l'intervalle, avait passé quelques années dans son pays natal, comme vicaire et comme pasteur; il en revint accompagné et bientôt suivi de nombreux jeunes hommes wurtembergeois qui se destinaient à la carrière de missionnaire. De 1810 jusqu'à sa mort, il dirigea avec un dévouement infatigable la maison des Missions (voy. cet article), le Magasindes missions, feuille trimestrielle du plus haut intérêt, et l'œuvre missionnaire elle-même. Cette dernière, après avoir échoué parmi les arméniens et les musulmans de la Russie, grâce à l'interdiction dont la frappa l'ukase du t-\ août 1835, se concentra surtout sur les nègres.

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