‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 10 sur 158 · TEMPLIERS — TENCIN · texte numérisé non relu

TEMPLIERS — TENCIN

pliers dans un ordrf nouveau, le roi de Castille, en proclamant leur innocence malgré les lAclies prutostations du pape, qui avait consenti à abaudouuer les templiers à la cupidité du roi, pourvu que celui-ci renonçât au procès contre la mémoire de Boni&oe YIII. Les buHee : Régnant in cœiù et Faeim» mtMerieordiamj datée» de- Poitian, 13 août 1306, ordonnèrent une enquête générale $;ur Vaxis favorable au roi des états de Tours, mai 1.30S. — Le roi, irrité de la douceur des h'-ffats, qui voulaient rciitouror de toutes les fornins Ir'TQi,.^ ç{ qii{ semblaient disposés à reiidro ju>tict', eut recours :\ l'archevi^qui' de Sens, qui d/'clara rnlapsdc su propre autorité cinquante-quatre chevaliers et les livru aux tlauiiues. Revenant un moment aux apparences de lajustice, Philippe le Bel permit aux chevaliers survivants de se défendre par procureur, mais Û ne tint aucun compte des.plaidoyers. et ne fit comparaître devant les légats que les témoins et accusés qu'il lui plaisait de produire, les réduisant ainsi à l'impuissance. Au synode général t]o Vionne. en 1311. Clément V fit arrêter neuf templiers, malgré les jnutrstations du concile, et supprima défiuitivement, par une bulle du 2 mai 1312, l'ordre des templiers, dont les Jiospitaliers héritèrent. Le il mars 1314, jBeqaes de Molay, cUé devant les légats à Paris et condamné à la prison perpétuollo, racheta toutes ses défaillanrcs par une protestation pleine de fierté et de grandeur, à laquelle le roi répondit en le faisant brûler avec un de ses compagnons dans une île de la Seine. « Cette exécution à l'insu des juges fut cortaiiioinent un assassinat » (Michelet, 111, 11)7). D'après la continuation de la chronique de Nangis, Jacques de Molay avait assigné, devant le tribunal de Dieu, le pape dans quannle jours et le roi dans Tannée. Sa voix fut entendue et sa prophétie accomplie. Quelques chevaliers, échappés au supplice, se réfugièrent dans Tile de MuU en Ecosse, et vécurent de leur nouvel étal de maçon. Cette tradition a ('té reprise en 1740 par le franr-maron écossais Ramsay, elles nouveaux chevaliers du Ti-niplc (1805) se considèrent coujmcles liéritiers légitimes de Jacques de Molay. — Sources : Uaynouard, Monum. rcl, â h eond. des temp., Paris, 1813; P. Duyup, hUt de la eond, de» temp., S vol. in-13, Bruxelles; Nikolai, Versuek. ûber die Betehuldùjnngm, etc., Berlin, 4782; von Hanmier, Myat. Baphometis rcvt'l.^ Vienne, 1818; Anton, l'crsur/i. einer Gesch., ilBi ; VfWcke, Gesrh. (1rs Temp., Leipz., 182(î: Havemaiin, ^''sr//. des Ansffanr/s de» 7W/ij9.,Stutt., 1840; Klippel, dans la Iteal Eric, de llorzug. sub voce.

A. pALMu:n.

TENCIN ^Pieiire Guérin de), cardinal, ne à Grenoble, en 1G80, mort en 1758, Alt d'abord grand vicaire de Sens et abbé de Vézelay, reçut en 1719 Tabjuration de Law, avec lequel il resta lié et qui Tenrichit,

accompagna en 1721 le cardinal de Rohan à Home, et demeura dans cette ville conmie chargé d'affaires de France. Grâce au crnlil de sa sœur, il obtint successivement rarclievéché d'Embrun, le < liape.ni de cardinal (173U) et l'archevêché de Lyon (17^); puis il (il partie du ministère de Fieury. Pendant qu'il était archevêque d'Embrun, il eut une grande part à la condamnation de Févéque de Senex, Soanen, par* tisan des appelants, et eut & ce sujet à soutenir une lutte assez vive

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