TEMPLIERS
première hpure de l'enthoasiasine et de la pauvreté austère, ne sut pas ivsist^^r aux sMuctions dangerouses de la puissance et de la richossf». A soîi lit <\o mort, Richard Cœur do Lion, (jui avait eu fort à se plaindre des templiers pendant sa croisade, avait légué à ses ennemis leur superbe. AAmehif ée toute juridietion autre qais celle du Bainl-siège, les tempficn, qui avaient d^à provoqué le scandale par leur» luttes sanglantes avse les hospitaliers, comptaient comme ennemis tout \e clergé et une hiérarchie jalouse de leurs prérogatives. Exempts de la dime, ils ^xcitMent, en outre, par leurs immenses richesses la convoitise haineuse des Wiiverains beso^eux de ce triste quatorzième siècle. Leur contact prolongé avec l'Orient avait amené à la longue un eifroyable relâchement des mœurs, et la coupe des templiers était devenue légendaire. Is soin minutieux avec lequel ils cachaient leurs rites et tenaient toutes leurs déiihéralions secrètes, les formules bizarres empruntées aux traditions arabes et juives, par lesquelles ils exprimaient la corruption et la régén»^ ration de l'homme, nous expliquent les rumeurs populaires qai les accusaient de crimes contre nature, de sorcellerie, de reniement du nom de Christ, avec blasphèmes et outrages, d'adoration de l'idole Biphoaiet et de négation impie de l'existence de Dieu. — Il est certain que, somme r«ropereur Frédéric II, beaucoup do templiers profisssaient UD scepticisme incompatible avec les engagements de leur vœu, et il est pnjbable qu'ils avaient adopté les superstitions et même les crimes de \enT'=< t^iiueinis mortels, comme Tattcsleut et leur conduite plus que suspecte pendant les dernières croisades et leurs rapports avec la secte des assassins. Mais, en réalité, ce qui perdit les templiers, ce fut leur or. D^tb avaient reCusé de contribuer à acquitter la rançon de saint Louis, |»isonnier des Sarrasins. Tout en donnant en 1305 un asile dans leur paliis du temple à Philippe le Bel, poursuivi par la fureur du peuple à la«uit<^ d'une nouv^e altération des monnaies, ils n'avaient pas voulu ra'iinf tire dans leur sein. Philippe le Bel, prince avide el cruel (voyez Piittif/jjH If fiel voyait avec crainte s'établir dans ses Etats un ordre puissant, oisif, allranchi de toute juridiction et dangereux pour sa séculilé. A court d^argent à cause des guerres funestes de Flandre et des chsrges énormes d*uoe administration toute nouvelle, il convoitait d'un flàl iTÎde leurs trésors, ilyant attiré à Paris Jacques de Molay, avec soixante cheNTiliers, il les fit arrêter, le 13 octobre 130G, sous l'imputatiuii tl^» sortilège, de magie et de blasphème du nom du Christ. Trentesix oUevaliers furent soumis par son ordre aux plus douloureuses torlureè, et, sans perdre de temps, il alla s'installer au Temple pour faire iMin basse sur leurs biens. Clément V, le nouveau pape, âme damnée de niiUppe le Bel, ne put pourtant apprendre sans protester Tarrestation trtNtraire de» templiers, et suspendit les pouvoirs de tous les juges, même des inquisiteurs. Mais le roi passa outre, et fit poursuivre l'affaire par SOS légistes en violant toute? It^s règles de l'équité. Le pape finit par <><l.'r. dans l'espoir d'avoir s^i part rie la fortune, en conipeiisation des persaoaes qu'il perdait. Jacques de Molay lui-raômc se laissa circonvenir et Roooça à défendre l'ordre. Les princes étrangers condamnèrent Phi- ^ft U Bel implicitement : le roi d*Aragon en fideant entrer les tem-