DES
SUPPLEMENT
ACHTERFELD (Jeatj-Henri), célèbn^ dogmatiste catholique, néà Wessel, en Prusse, en 1788, mort à Bonn en 1877. Après avoir exercé les fonctioQà de vicaire dans sa ville natale, il professa, de 1817 à 1823, au séminaire de Braunsberg, où il publia son Manuel de la foi et de la morale çhréitetme (1819), abrégé sous le titre de Catéekime^ qui attira rattention]de ses supérieurs par la clarté et la rigueur de l'exposition, la précision et la purotr du style. En 1896, Achterfeld fut appelé, par le comte Spicgel, archevêque de Cologne, à la cbaire de théologie catholique de Bonn. Lié avec Hermès (voy.-ce nom), il publia, après sa mort, la Dogmatique chrétienne catholique (1831), dont les doctrines philosophiques, condamnées par le saint-siège, valurent au savant professeur la suspension de ses fonctions et le renvoi de l'université de Bonn. Depuis cette époque, il rédigea, avec M. Braun, le Jowmalde phir foM{pAte et de théologie eathoHque.
ADAM DE BBÉHB, Tun des meilleurs historiens ecclésiastiques du siède, composa les Gesta ffammabwgensis ecchsiœ pnntificum, la source la plus riche pour l'histoire des missions dans le Nord de l'Allemagne. L'ouvrage s'arrête à la mort de l'archevêque Adalbert (4072), et se termine par une description topographique des pays situés le long de la mer Baltique et de ses îles. L'auteur, qui s'intitule chanoine et ecclesix'matrieularius , fait preuve de connaissances solides; il cite une série d'anciens auteurs et d'historiens du diocèse de Hambourg, mit à profit les riches archives épiscopales de Brème, s'enquit auprès du roi danois Suénon Estrithson des destinées de la mission chrétienne parmi les
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peuples <lii Nonl et fil prouva d'uno r«'olle iiiipartialiti'', iiotainmeiit dans le jugement (ju'il porto sur Adiillinrt dont ii ne dissimule puint les faiblossps et les fautos. — Voyez Jean Molinr, f'imhrla litterafa, II,12ss.; Jac. Asinussen, D>' fontihus Adami ///"me/zv/s, Kiel. 1834; Lapponberg, Àrchic de/' GeseUsch. f. icU. deutsche Oeschichtskunde^ 1838, VI, 767 ss.; Wattenbach, Deutsckl. Oneh, quieUen, Berl.,i874, H, 57 ts.. La plus ancieoiie édition est celle d'Audr. Severinus Vellejus, Hafh., 1579, in-4<*; la preofrière édition eritique est celle do Lappenberg dans les Monum. de Perti, vol. VIT; elle a été publiée séparément à Hanovre, 18i6; S» éd., 1876; une traduction allemande a été faite par Laurent, Berl.. 1850.
ALBERTINI .Ican-Daptistc de), évéque des fron s nioravos. né à Nen- \\'\qA en 17(Jl>, mort à Hrmihut en 183!. Originaire d'une faniilh- de Planta des Grisons, il reçut sou éducation scieiititique à Niesky et à Barby, où il se lia inliuuMuent avec Schleier mâcher dont il partagea les combats spirituel?, mais sans suivre ses traces. Directeur du séminaiie de Barby (1788-1810), û s*attira l'estime et raflTection de ses élèves et de ses paroissiens. En 1824, il reçut la présidence de la conférence des frères moravos dont il s'acquitta avec un rare talent. Albert in i joipiait un esprit clair et net à une piété vivante. Ses Sermons, dont il e.visle plusieurs recueils (îiiadaii. I80.j-i8:21) ; 1832), et ses Cantif/urs (i82l- 1835) coniptt'ut ])ariiii les meilleures productions linmiléti(iues o\ liyninoloçiques de l'Alienui-jne inoderne, — Voyez Sack, Slud. n A///., 1831, H. 2; Kletke, (îrisi/. /J/u„o'n/>'se, Derl.", i8il. p. 3-J3 ss.: Kiirz, Poct. Aaiîoiialliterat., 4" é î., 1805, p. 232, et l'article de Plilt, dans la Real'ËneykL de Henog, 3* éd., I, 241 ss.
ALEtiAIBB (Philippe), né à Bruxelles en 159i, entra dans l'ordre des jésuites à Palerme en 1613, professa la théologie à Gratz, exerça les fonctions de secrétaire du général des jésuites à Rome, et dirigea la maison des proies dans cette même ville jusqu'à sa mort '1652). Il travailla avec zMe à augmenter la hihliollièque des écrivains de la Société, dont il donna une édition au {>uhiic eu i(i43 [Hihlt'nlh . srn'ptontni s(n if(ati<f Jt <u. • Antw. ;. (pii'est bien supérieure au catalogue de llibadeneira (H)<)3. IWlS, • l()13^rne nouvelleédition tut [uibliée par le P.Sotwel, à Rome, en 1675. On a encore d'Alegambe, outre quelques traités pieu.\ sur la vanité des honneurs et des plaisin du monde : l^ Morte* ilivtires et ge*ta eorum nui in otiwn fidei ab hxreticis vel atiis occisi miif, Rom., 1657 : c'est It biographie générale des jésuites morts martyrs de leur foi; Heroa et victimœ eharitatis soeietatis J>'.<u. Rom., 1658. — Voyez Tabbé Le Clerc, Lpftre critique, p. 45 Moreri, Diction.
ALENÇON. — On pense que la Réforme s'introduisit à .\lençon par suite du voyage quf la reine Marguerite de Navarre y tit en lo^:?. t^.ette princesse, si distinguée par ses talents et ses connaissance^, senild»' être restée sur la limite du catholicisme et du protcstantismi' ; les uns lui attriliuent des actes nombreux (jui la rattaclieraicnt à l'Eglise romaine, tandis ({ue d'autros afRrment avec vraisemblance sa converaion, et ajoutent qu'elle gardait certains ménagements à cause du roi François son frère. En tous cas. Ion de son séjour & Alençon, sa cour offrait asile à