BOST — BUISSON
anciens maux lo reprirent et, pour utiliser son temps, on l'envoya se remettre à Laforro, petit village de la Dordoprno. (jui se trouvait inonientaiiémpnt sans |)astt'ur. Le ministère Je John Host fut fort apprécié et, sans avoir achevé ses études, il se fit consacrer ri accepta la direction de l'Eglise lihre qui venait de se constituer (1844). ('/est alors qu'il tut amené ]mi à peu à fonder les neuf asiles d'enfants ori)helins, idiots, épilepliques qui constituent ce qu'on appelle les œuvres de Laforce (voy. cet article). M. Bost les dirigea, matériellement et spiritueUemeDt, avec mi fêle, une affection, une fermeté, un entrain que la maladie même ne réussirent pas à paralyser. Il avait trouvé une aide digne de lui dans la personne de M"* Eugénie Ponterie, qu*il. épousa en 1851. — Voyez L Bouvier, Le poiteur John Bost, fondateur de» tmles de Laforce, Paris. 1881.
fiftOGK (le chancelier). Grégoire Heinse, plus connu sous le, nom de son lieu natal, Brûck, à cinq lieues de Witteniberg, et appelé parfois iii5si Pontnnus, est né en 1484. Il fit ses études en droit à Wittoniberg cl lut appelé par Frédéric le Sage aux fonctions de chancdit r. En cette 'jualité. qu'il continua à revêtir sous trois électeurs, il rendit de précieux 5» rvices ;é la < ause de la Réformation. On ignore réporpie à la<juelle il einhrà^<d la loi évangéliqiie. mais il est établi que son père vint se tixer, en ioIM, à Wittemberti pour se rattacher aux doctrines de Luther. Il nég<x*ia à la diète de Worins, au sujet du réformateur saxon, avecGlapion, le confesseur de Charles- Quint. Ferme et conciliant, il contribua puissamment à Torganisation de la nouvelle Eglise et défendit avec tact et persévérance sa cause vis-À-vis de ses adversaires. C'est Brûck qui, à la iiète d*Aiigsbourg, fut chargé de la lecture de la confession de foi présentée à Tempereur par les princes protestants. Il montra, en ces jours mémorables, un courage et une confiance que rien ne put ébranler. En 1537, il installa le premier consistoire saion. Lors de l'issue malheurpuae de la guerre de Smalcalde, il accompagna les plus jeunes fils de «on princp prisonnier à Weimar. 11 termina ses jours à léna (1557). — Vityez Th. KoMe, Bn' Knnzler IJrOck u seine Hedeu tuug fur die Entui'klun</ der /{efonnation, dans la Zeitsrhr. fi'ir die liihtor. TheoL, 187-4, p. :îi3 ss.; Muther. A/ff/cfn. dcutsc/te JJi"f/r., IH, imH ss.
BUISSON (Eugène-Louis-lIenri-Dautun), pa>teur de 1 Kj^lise réformée de Lyon pendant 53 ans et président du consistoire de cette même Eglise pendant 44 ans, est né à Valleraugue ((Jard) le 4 uiars 1804. Il *Técu dans cette petite ville cévenole jusqu'en 18i(). Son enfance a été i la Ibis très libre et très studieuse. Tout jeune, il perdit sa mère. U lliit fils de pasteur, et son père, tout en Tassociant ft ses courses de iDontagnes, lui fit faire lui-même de fortes études latines et développa son goût pour la lecture. De là date la double (Mission qu'il a conservée jusqu'à son dernier jour pour les grands spectacles de la nature et pour ieeommerce des ^nds esprits. Eu 1820. il entra au collège de Nîmes, ptr comme il a*avait pas étudié le };rec, il dut commencer par la quatrième; mais, en deux ans, il lit (juatre classes. Quand ses études de ^viiiips furent terminées, on Tenga^'^ea forteiueiit à se préparer pour l'E- ,cole polytechnique; mais sa vocation de pasteur était décidée et, en