‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 107 sur 158 · BUISSON · texte numérisé non relu

BUISSON

1824, il entrait à la Faculté de Genève. Là encore il fit d'oxc<»llentes études; sa correspondance avee son père montre qu'il se préoccupait sans cesse d'une forte préparation au pastoral, et, eu particulier, de h prédication. Il joignait beaucoup d'autres études à celle de )a théologis, U s'appliquait aux langues, aux lettres et aux sciences, s'essayait à li poésie, s'intéressait aux arts, persuadé que toute étude faite sérieusement élève la pensée et contribue à former le digne ministre de Jésus- Christ. — En avril 1S2H. il sontint sa thèse, et c'est à ce moment même qu'il l'ut ;ip]M^Ié j);ir I Kglisc <i(' l.yon ; il y prérlia pour la [)n'mit^re fois le l'^'" août l;i iiiéin»^ année. Les (pialités essentielles de sa prédication étaient déjà alors la sinij)li<'ité et la nohlesse de la forme, la richesse et la profondeur des pensées; mais d'année eu année son éloquence a grandi et s'est élevée, même dans des improvisations souvent exemptes de défaillances, à des hauteurs où disparaissaient, pour les fidèles comme pour le prédicateur, toutes les différences dogmatiques, où toutes les Ames s'unissaient par les mêmes élans de foi, d'adoration et de charité. En 1830, il perdit son père; ce fut ponr lui une dure épreuve; il ne lui restait de sa parenté qu'une sœur fixée au loin; son profond attachement à la famille Martin-Paschoud fut ponr lui une grande consolnfinn. )AéU bien malt;ré lui, de 1828 à [H'A2. aux déhats (jni s'élevèrent entre Adolphe Moiiod et le consistoire de Lyon, il n'y prit guère }>art que pour montrer un esprit d'aflectiieuse conciliation amjuel les deux parties aJverses ont toujours rendu témoignage. En 1833, il réorganisa le diîw^)nat de son Eglise et dès lors il ne cessa pas de montrer, pour cette œuvn comme pour toutes celles qui contribuaient au bien de son troupeau on des Eglises, en général, un mélangée de sèle et de prudence qui coniolidait les bases de ces institutions et en assurait le développement. En 1836, il entra, par son mariage, dans une des familles protestantes 1«J plus considérables de la ville ; l'innée suivante, il devint président dii consistoire. — En 18'jH. il présida la grande assemblée des pasteurs de l'Eglise rérorrnée de France et dirigea les discussions de ce synode (tfticieux avec une modération et une impartialité (pii se communi((uèrent aux assistants d'opinions diverses. Ce n'était pas ce])en<lant une nature froide que celle d'Eugène Buisson ; le temj»érament méridional se manifestaitau contraire dans toute sa manière d'être, particulièrement danslesébnide son imagination chaude et colorée. Aussi éprouvait-il une attraction tpê> ciale pour la jeunesse ; il en comprenait l'exubérance, il en aimait kt enthousiasmes; il s'appliquait avec une vive sollicitude à diriger ses es* téchumènes dans la vie. et c'est surtout pour eux qu'il a publié, en 1849, son volume des Paraboles df C /irangUe^ traduit en plusieurs langues bien digne de ei-t honneur. A cette épo([ue, |e JJisriplr de Jé.stts-Cki'ht avait accueilli avec eiii|»rej;seiiient plusieurs de ses exeellents sernien? et de ses belles jMiésics ; le recueil de chants saerés en usage dans 1 Kglise de Lyon lui doit un bon nombre de ses meilleurs cantiques. IVu après l'apparition de ses Paraboles^ il publia, en I8i0, un volume surla Famille \ en 1861, nn autre sur la Sonété. Les questions morales, sociales et religieuses qui s agitaient dans ce temps, avec une grande vivar cité, le déterminèrent à exposer les conditions du développement moral

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