‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 110 sur 158 · L. de RiCHKMO.ND · texte numérisé non relu

L. de RiCHKMO.ND

DUFF (Alexandre), missionnaire anglais, né (ni 1S(H) à Pitlorry. dans le comté de l^erth.en Erf)sse, mort à Edimbourg en 1H7S. Ayant terminé ses étndes à l'universitt' île Saint-Andrew il s'embaniua sur le

Ladi/ Ilallnnd pour aller prêcher la foi chrétienne dans les Indes orientales. La navigation, qui fut des plus malbeureiues, dura hiiitmois: le bàtimeDt Ût naufrage au cap de Bonne-Espérance, fut assailli de violentes rafales, près de l'Ile Maurice, et à Tembouchore du Gange fot jeté à la côte par un ouragan. Duiï passa quelques années au miliea des peuplades les plus farouches de l'Inde. Rentré en Ecosse en 1863, après plus de trente ans de travaux missionnaires, il fut élu président du comité des missions étrangères de l'Eglise libre; il fit créer de nouvelles chaires de théologie dans les collèges et consentit à en acc/'pter une, mais sans aucune réinhution. Nous citerons parmi ses ouvrages i'' Les missions de t' Eglise écossaise dans l'/ndr, 1835; û" Aji'dogie des missions indiennes, 1837; 3" ÏVouvelle phase de la /ittéi-alurc anglaise dans rinde, 4837 ; 4? L'Inde et les nûtsiom, 1B39 ; etc., etc.

DUGDET (Jacques-Joseph). Bien que ce sujet ait déjà été traité dans VEneydopidie(%. IV, p. 132), nous croyons devoir consacrer à Dugoet un second article, plus complet. H naquit à Montbrîson le 9 décembre 1649. Son père, Claude Duguet, avocat du Roi au Prégidial de celte ville, était un homme universellement estimé, un magistrat intègre, vertueux et d'une science peu rommnno. Le jeune Dnguet fit ses études chez les Pères de l'Oratoire dans le collège qu'ils possé«laient dans sa ville natale. N'ayant encore (jiie douze ans, il eut occasion de lire T 1>trét' de (ITrlé, et, cllarmé de cette lecture, il résolut <récrire un roniin dans le même genre, ce qu'il fit non sans un succès relalil"; satisfait de son travail, il le lut à sa mère, femme chrétienne, pleine de sens et de piété qui, après Tavoir écouté, lui dit ces paroles qui semblent avoires une grande influence sur l'avenir de son fils : « Vous seriez bien nudheu-

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niu si vous faisiez un si mauvais usage des talents que Dieu tous a donnés. •> Il n'en fallut pas ilavantage pour faire pren«lre au jeune Du};uet la résolutiun de renoncer pour janmis à des travaux d'iniafrination. Il brûla son roman, et s'attacha dt*s ce jour-là aux études sth-ieuses qui ont rempli sa lony:ue vio «'l dans lesnuelles il a excellé. — Devenu membrf' do l'ordre dans 1p(|U(1 il avait n'<;u son éduc<ition, il fut (Mivoyé a Sauniur pour y être professeur de théologie, puis à Troyes où on lui coutia le cours de philosophie. Après avoir passé quelque temps daus la maison d*AuberviiUef s, plus «nuiiie som le nom de Notre-Dame-de-Vertas, il fut appelé à Paris et vint habiter au sémioaire de S. Magloire apfMrtenaDt aux Pères oratoriens, où il donna de 1677 à 1680 des eon- IS^nees -sur la théologie, surrEcriture sainte et sur Thistoire ecclésiastiqoe. Ces conférences, très remarquées, attirèrent bientôt des auditeurs en grand nombre et parmi lesquels se trouvaient des personnages distingués. Elles ont été publiées après sa mort et forment deux volumes in-4*; 00 les lit encore aujourd'hui avec profit. En 1685, l'abbé Duguet se sentit obligé de sortir de la congrégation de l'Oratoire à cause d'un certain formulaire qu'on voulait faire signer aux professeurs. Il se rendit alors à Bruxelles auprès d'Antoine Arnauld et du Père (Juesnel, mais le climat (les Flandres le contraignit à revenir à Paris, après avoir été toutefois quelque temps à Strashour^^ oîi il donna aussi <|uelques conférences. De retour à Paris, il y vécut dans une profonde retraite, se dérobant à tous lesreganls et se laissant ignorer de ses amis mêmes. Pourtant, eu lOiiO, il atts se fixer auprès du président de Menars qui lui ouvrit sa maison dans Isquelle il vécut trente années, toigours occupé de travaux sur la religion et des devoirs de son ministère ecclésiastique. On mmvaît présumer que sscsrrière s'achèveraitpaisiblementdans cetasile ou le respect et i*amitié reatouralent de leurs soins, mais la fameuse bulle Umgenitu» qui eut pour effet de jeter tant de troubles dans les divers diocèses de France, atteignit l'abbé Duguet parla résistance qu'il se crut obligé de lui opposer. Udevint comme le chef de ce que l'on appelait alors les Opposanta. — Le nombre d'écrits qui parurent alors, soit en faveur, soit surtout contre cette bulle, est incalculable. L'abbé Duguet prit partà cesderniers et fut connue l'inspirateur de beaucoup d'entre enx. « De tous les écrits qui parurent alors contre la constitution et les jésnites, dit un de ses biographes, ilu'y en a point qui leur lit iilus de peine (jue le l'ruitt'- dp. Vactio/i de Dieu sur les crmtHrt^s, les JIt;xn/jles et le livre du Tthnui'f/nai/e de la eériié dans l Eylise. Les jésuites suggérèrent au roi qu'il serait important qee des personnes capables de bien écrire prissent la défense de l' Eglise contre ces trois ouvrages dangereux. Ils indiquèrent entre autres M. Duguet, qtt*ils soupçonnaient d*enétre lui-même auteur. Le roi donna des sidras conformes aux désirs des jésuites. En conséquence M. d^Argenson écrivit à If. Dnguet qu'il avait ordre de l'entretenir lemardi 16 mai 1115. M. Duguet se rendit au jour marqué. « Le roi, dit M. d'Argenson, sait fSe vous écrives bien, et il soubaite que vous me marquez quand vous pourrez commencer, et quand vous croirez pouvoir finir. Sa Majesté vouknl olle-m<^me voir votre ouvrage, contre les trois livres en question, avant qu'il paraisse. » M. Duguet aperçut le piège qu'on lui tendait, il

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répondit donc simplement " <iu'il n étail point autour do ces trois livres, ni d'aucun d'eux, ot «ju'il n'était point disposé à écrire contre. » — Mais, en quittant M. d'Argcnson, rubbé Duj^uet comprit qu'il n'avait pas de temps à perdre pour se dérober à la tempête qui le menaçait, aussi se, hàta-t-il d*aUer chercher un refuge dans r«hhaye de Tamied, dont le supérieur était son ami; Cette abbaye était située dans les états du roi de Sardaigne, à la prière duquel il composa l'un de ses ouvrages les plus remarquables': VIntiUution fVun prince. Ce livre, désiré par 'Victor^Amédée, alors régnant» pour l'éducation de son fils ainé, et rédigé avec autant de scicncpque de sagacité par l'abbé Duguet. place certainement son auteur au rang des écrivains et des penseurs les jilns recommandaldes. Sans dire, avec l'abbé (ioujet, que Y Inslilutton d'un /grince es{ le bréviaire des souverains, on peut néanmoins alliriner qu'elle renferme des leeous qui peuvent leur être précieuses à plusieurs égards. Cet ouvrage, commencé en Savoie, fut achevé à Paris où l'auteur était revenu à la mort de Louis XIY. t- Les dernières années de Duguet furent très agitées ; son attachement au P. Quesnel lui attira mille traverses. Constamment obligé de fuir la persécution dont il était Tobjet, nous le voyons successivement en Hollande, àTroyes, à Paris, se cachant pour échapper au.\ poursuites de ses ennemis, et gardant partout aussi la paix de l'àme, jointe à une grande douceur et à une entière modération. Ces qualités qui ne furent point altérées par les rencontres pénibles qu'il traversa brillèrent dans cet homme excellent jusqu'au moment où Uieu le retira de ce monde. Il mourut à Paris, le dimanche 25 octobre 1733, à huit lieun-s du matin, àiîé de 84 uns. Il l'ut inhumé le iiiardi:27,à midi, dans l'église de St-Médard, au iaubourg St-Marcei. Son corps fut placé à côté de celui de Nicole qui repose dans la même église, au bas des marches de la principale porte du chœur. — Duguet a beaucoup écrit. On en pourra juger par ialiste de ses ouvrages qui va suivre. Son style est pur, élégant, parfois même noble et élevé, mais un peu trop ingénieux ; sa phrase a trop de recherche et tombe par moments dans l'affectation. L'abbé Trublet tronve qu'il y avait en lui du Nicole et du Fénelon. Cette remarque judicieuse n'empêche pas de le trouver au-dessous de l'un et de l'autre. Moins ample que Nicole, quoique plus vil', iln'en a pas la correction, et, dépourvu du naturel charmant de Fénelon. il n'en atteint pas ikui \)\us la pureté altique. Cependant, comme écrivain, il demeure avec les mérites qui lui sont propres ; il est généralement 8olide,bien mesuré, touchant et animé. Ou peut même dire qu*il y a chez lui une onction plus pénétrante que dans la plupart des écrivans de son parti. — Voici la tiste de ses principaux ouvrages: Explication de t ouvrage des six jours, Paris, in- 12. Ce livre n'était que le commencement d'un autre ouvrage dans le(]uet il a reparu depuis, nous voulons parler de V Explication de la Genhe^ Paris, 1732, C vol. in-!2, explication faite à la ileman«ledu pieux Hollin pour les élèves du Collège (le lieauvais dont il était alors principal. M. le pasteur (biutliier a (b)nné un abrép'* de V Kxplirntion dr l'oumuje des six Jours suii>h' titre de Coup d'u'il rcUgirux sur tiuc/tpics-uiis des (tuvrafp's dr. la CréatioUy 1824 et 1831), in- 12. Les autres ouvrages de Duguet, sont ; L'xpli' cation du livre de Job^ Paris, 1732, 4 voL in-12 ; Explication du lim

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des Psaumes, 8 vol. in-1;2 : la pr«'^fare cpt** de l'ahhr tl'A?feld; Explication du Projj/éf'tr hnh', de .hnitis, d'IIahacuc et du Xlh' chapitre de VEccJèsiastc, avoc une Ana/i/sr d'/sa/e, par Vahhi^ d'Asfeld. 7 vol. in-li; Explication des Rois, des l'nralipomi'nes, d'Esdvas et dr JS'éhémic, 7 vol. in-12 ; Explication du Cantique des Cantiques^ et de la Sagesse, Paris, 1754, 3 vol. in-12 ; Le mystère éê Mtta-Cknst crucifié^ déioiiéparS»Pautt Amsterdam, 1737, in^li; ExpUeaiiondumystère de la Passion de Jésui'ChrUt aeeusé devant Pilote^ le portement de la CroiXt etc. , Amsterdam , 1 732, 2 vol . in-l 2 ; Explication du mystère de la Passion sehn la Concorde, ou hlnsphhnrs des passants^ prêtres^ soldats, clc, Amsterdam, 1730, 1 vol. in-12 ; Explication de V ouverture du côté et de lasépulture de Jésus-Christ, selon la Concorde ^BnwoWo?,, 1731, 1 vol. in- 12; Jésus-Christ enseveli nu rêflevienis sur lemi/slère de (a sé/julfuref Bruxelles, 1731, 1 vol. in-l:2; Croix de .\.-S. Jésus-dn isf , Anist^rdam, 1727, 1 vol. in-12. Ces divers ouvrages sur la Passion ont Hé réujiiscn un seul sous le titre de Traité delà Croix de Nutre-Sei'jneur Jésus-Christ, ou explication du mystère de la Passion de Notre- Seigneur JimhChriUt selon la Concorde, Paris, 1733, 9 tomes en 44 vol. iD-12 ; Explication du mystère de la Poethu, selon la- Concorde, ou Jésus» Christ crucifié^ Paris, i728, 2 tomes en I vol. in-12 ; cet ouvrage n'a pas été compris dans les 14 volumes du Traité de la Croix ; Explication de l'Epilre de S. Paul aux Romains, Avignon, 1756, 1 vol. in-12; Explication des qaafités on cnrnrfhres que S. Paul donne a la charité, Amsterdam, 1728, I vol. iii-12. Gr livn' remanjualilo est un dos meilleurs sortis àe la pliuno de l'auteur, disons mieux, de la pi(''ti' de son cœur. L<'s pi rsonnes qui en feront la le(Hure y puiseront encore drs e\\seigneuients précieux et pleins d'édification. M. le pasteur Moulinié en a publié, en ISi'i, une édition adaptée aux chrétiens réformés, tout en ignorant le nom de Tauteur. — Règles pour tintelUyence des Saintes StritureSf avec les vérités sur le retour des Juifs, un grand nombre d'éditions in^lG et in-24 ; Traité sur la pr&re publique et sur les dispositions pour offrir les saints mystères, et y participer avec fruits Paris, 1713, 1 vol. in-12. Bien que composé expressément pour les pcolésiastiques de l'Eglise à laquelle l'auteur appartenait, ce traité ne saurait être lu sans utilité par les pasteurs de toutes les communions. ^ C'aiduile d une Dnnie chrétienne, coniposée pour Madame d'A^nu'Sseau, la mère du chancelier; Itefutation d'un éerit oii l'on justifie l uiure\ Traité sur les devoirs d'un Evéque, Cacn, 1710, édition défectueuse, réimprimé en 1737 à Utrecht dans les 6>pitfcu/es de Tauteur, et plus tard encore dans \e%Conférenees, On ne saurait trop recommander la lecture de ce traité à ceux qui entrent dans le ministère ecclésiastique. Vinetle cite fréquemment et avec estime dans sa Théologie pastorale. — Traité des scrupules, « estimé et estimable, » dit le Xouv. Dicf. f/istor.\ Lettres sur divers sujets de morale et de piété, 10 vol. in-12. Souvent en ne rencontre ({ue !> vcdunies. le 10" vol. n'ayant paru «pie lotifîtenips après les neuf premiers, mais l'ouvrage complet a liien l(> volumes. Ces lettres forment une liildiotlièque spirituelle d'une grande vaieiu' pour li's personnes pieuses qui y trouveutdes conseils, des directions, des averlis-

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draements et des con&olalidus pour les divers états tie la vie. M. le pasteur Gonthier en a publié un choix qui forme le IlPtome de sa Collection de lettres cAréiiermes, — Réfutation du système de M, ARcoUf temkmtla grâce universelle, 1716, reparue plus tard (1737) dans les Opuscules sous le titre de Lettre sur la grâce générale ; JDisser talion théologique et dogmatique sur les rxorrîsmes et les outres cérémonies du bapiémey h laquelle on a joint le Traité de l'nsurej et un Traité dogmatiqu'^ sur f Eucharistie^ compost* en i7i2, Puris, 1727, 1 vol. in-12. Il lUut ajuulcr ici deux Lettres iiiiprimôps en 1737 ; la prt>niière est adressi'O à feu M. iKvèquede Mont pi'llii'r avi sujet du Formulaire ; la sccoihlc tut écrit»' à un savant (Van-Espcu i traite dc^ nièmos i|ui'stions <|U(' la priM rdfiit»' : l'une et l'autre in- 'i''. — Prim tpes de la foi c/iretienne, Paris, 1730, 3 vol. in-i^, ouvrage malheureusement inachevé ; InstUutiond^un Frince, ou traité des qualités, des i^ertus et des devoirs dun souverain (avec la vie de l'auteur, par Tabbé Goujet), in-4«et4vol. m-12, 17IOet 1780 ; Pensées d'un Magistrat sur la déclaration qui doit être portée au Parkrnent, ilftlS^ htO(Axox^var\^ \ Moxiinr s ahrégées sur les décisions de V Eglise, etc*, contre la constitution, in-4° et in-li, 1727 ; Lettre à tut professeur, etc., 1732; Opuscules renfermant le Traité des devoirs d'un érèfjue; h'tiresur la grâce fjénérnle ; Lettre à M» de Montpellier \ Lettre à M. Von- L'spm , Utroclit, 1737. 1 vol, in-12.* Conférences crc/i siastiques ou disscrtafions les auteurs, les conriles el la dtsci///iiir des premiers siècles de l'L'glise, 2 vol. in-4", 1742 ; on y a joint le /rai té des devoirs d'unévéque.U a été publié à Paris, en 1764, 1 vol. iu-lâ, intitulé Esprit de M. Duguet ; il est dû aui soins de l'abbé André, oralorien. — On voit par ses écrits que, si Duguet était janséniste, il ne se laissa, pas aller aux exeàsqui déshonorèrent son parti ; il écrivit contre les Coumd" siomutires, ainsi que contre les violences des Nouvelle erelésiastiques, organe de T ultrajansénisme à cette époque. — Duguet, par sa vie tout Avangt^licjue et par ses ouvrages, aj^artient à toutes les communions de l'Eglise universelle ; né dans Tune d'entre elles, il y demeura el y mourut, mais sa piélé, sa douceur, son caractère et la sainteté de sa longue carrière Vont ren<lii l'Iier à tous les cieiirs chrétiens. Ses ouvrages qui, presque tous, ont pour objet l'explicalion de nos sainles Ecritures qu'il a tant aimées et l'ait aimer, lui ont acqins le droit de cité dans toutes les Eglises chrétiennes, — Sources : Nouvelles ecclésiastiques du 23 no* vembre 1733, à l'artide de Paris ; Du Pin, Biblioth, ecelés,; Vie de DuguH^ par l'abbé Goujet ; Appelons célèbres ou abrégé de la vie des personnes Us plus rei otnmandables, etc., 1753 ; 1 vol. in-12; Nécrologe des plus

célèbres défenseurs et eonfesscurs de la vérité, 1761 el 1763, tomes II et in-12; I-Jude sur Dugupf par Paul Cliételat . Paris, 1879, i vol. in-8°, comprenant la correspondance avec la duchesse d'Epemoo.

A. Maiîi.v^i'lt.

DUPANLOUP Félix-Auloine-Philippey, l'un des prélats les plus éjiiinents du c;itliolicisiue contemporain. Né à Sainl-Féli.\, en Savoie, en 1802, il obtint des lettras de naturdlisation en 1838. 11 se Ut remarquer promptement par son intelligence, son énergie et cette passion stnoèie qu'il a portée dans tout ce qu'il a entrepris. Amené en 1810 à Paris, il

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