PARPAILLOT — PÉDAGOGIE
ia liberté des cultes a été proclamée, sentaient le meurtre oi le sang lorsqu'ils furent forgés, l'un à l'entrée, l'autrp presque à la ûo des guerres de religion. Leurs destinées ont été diverses. Tandis que les réformés, auenurant de leur histoire, acceptent aujourd'iini la première dénniuiiiatinii coin me un glorieux héritage et un titre de noiil- sse, c'està-dire comme synonyme de lidélité à la conscience et au devoir, la seconde, restée triviale^ conserve une nuance de ridicule qui qui ne permet de s'en servir que dans la conversation badine la plus familière. — Voyez : BuHkU de rhUi. du prou fr„ VIII, S75, 380, IX, 30» 119, 209, S84, 379, X, 11, 109, 206, XI, 11, 328; V Intermédiaire, V, 227; Elie Benoit, HuL de rédit de Nanteê, II, 401 ; Cazalis de Foodouce,iLes Parpaillots^ reeker» ches sur Tnnfiinf* do ce sobriquet donné aux réformas de France aux seizième et dix-septième sii'rics, Montpellier, 1860, in-H"; G. Osmond, De l'origine d'un sobriquet donm- aux disciples de la Reforme oi France, Coudé-sur-Noireau , 1859, in-8'* ; Génin , Jiécrcations p/ii/idogiques, Paris. 1858, in-i8, I, 252 ; Tamisey de Larroque, Mém. de Bertrand de VignoUes, Paris, 1869, p. 59. 0. Douen.
PÉDAGOGIE. — L'Académie et littré définissent de la même manière les mots pédagogie et éducation. Le sens étymologique est, en effet, le même : action de conduire, d'élever les enfants. Cependant Tusage tend à établir une distinction. L'éducation est surtout un art et une pratique, la pédagogie est la tliéorie de cet art. L'éducation a commencé avec la société et la famille, c'est-à-dire avec l'humanilé ; car l'enfant ne pourrait se développer ni même vivre s'il n'avait queiciu'un [luur le nourrir, le soigner, le diriger, l'élever. Et, d'un autre côté, la société la plus grossière ne se conçoit pas sans des usages, une tradition, une manière commune d*élever Lssen&nts. Le langage n'est-il pas déjà le moyen à la fois le plus élémentaire et le plus merveilleux d'éducation? Mais de même qu'on a parlé longtemps avant d'avoir une. grammaire, il a fallu une longue pratique avant qu'on se soit rendu compte des principes* qu'on suivait dans l'éducatiou et qu'on ait songé à les coordonner. Tandis que l'éducation est de tous les temps, la p^Magogie est une science récente, on peut même dire moderne. — lia nature de ce travail ne comporte pas une exposition, même sommaire, encore moins une appréciation des diverses doctrines pédagogiques. Nous avons seulement à eonsidérer cette sdenee dans ses rapports avee la religion et les sciences idigieuses. — A l'origine des sociétés, autsint que l'histoire nous permet d'y remonter, la religion et la pédagogie sont toujours étroitement unies. D'abord, la religion est essentiellement pédagogique puisqu'elle se propose l'éducation de l'homme par la divinité, et, d'un autre côté, l'éducation est toujours dirigée ou inspirée par la religion. Ce sont, en effet, les hommes religieux qui sont à ce moment les seuls dépositaires de la science et de la culture. Que la religion soit l'effet ou la cause de la vie d'ime nation, le fait est qu'à l'origine elle en est l'expression la plus complète, et c'est à elle que remontent, non seulement les institutions, mais les coutumes, les tiaditions, et, en général, tout ce qui concourt à l'éducation du peuple. Mais comme l'esprit humain aspire invariablement à s'étendre, la situation change avee le temps. TantAt la religioii