‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 128 sur 158 · PSEUDO-ISIDORE · texte numérisé non relu

PSEUDO-ISIDORE

pour ce seul fait coiiune indignes. Soutonu par le paj) ' Nicolas l'un de C€S prêtres, Wulfade, agréable au itouvoir civil et appelé à être évôque, fut rétabli dans sa charge m tigr/' (es efforts d'Hinumar. — La papauté, qui avait igooré pendant quelques années rexistencedttrecaeil composé sous le nom d'Isidore, en fit promptement usage et en comprit de suite toute riinportance. Dans l'affaire de Rothade, évèquede Soissons, déposé par Hincmar pour des raisons valables malgré son appel au pape Nicolas s'appuyant sur les fausses décrétales, rétablit ' Rothado sur son sii'go et ivjMuidit au clergé franc qui déclarait ne connaître que le recueil autlientique des canons, que le bon recueil était le sien. Toutefois, bien que battu sur ce point, l'illustre Hincmar n'eu tint pas moins tôte avec succès contre l anibition de l'évôque de Rome pour la défense des droits des métropolitains. Il avait déposé son neveu Hincmar de Laon, rebelle à ses ordres et aux volontés du roi, et le synode de Douzy avait, en 871, confirmé cette sentence sans tenir compte de l'appel du condamné 'au pape. Adrien II, se rappelant lo succès de son prédécesseur, voulut intervenir en faveur de l'évèque de Laon. défenseur enthousiaste des fausses décrétales, mais il comprit devant l'attituib^ énergique d'Hincniar et de Charles le Chauve, «ju'il ne pouvait que eomj>rfimettre sa cause, et Jean VIll dut après lui conlinner l'arrêt du synode de Douzy. — Mais la résistance d Hincmar n*a été qu'un fait isolé; après lui Rome a fait usage sans scnipule comme sans pudeur de Tarsenal de preuves mises à sa disposition par de pieux faussaires. On a prétendu que les fausses décrétales n'avaient pas exercé en faveur de la puissance papale Tinfluence prépondérante qu'on leur assigne généralement. Il est certain que depuis longtem|)s déjà les évéques de Home avaient saisi toutes les occasions favorables d'usurper le pouvoir et d'empiéter sur les droits dfs évéques et des princes temporels. Le Pseud<Hlsidore ne tit(|ue donner une forme concrète et positive à des aspirations indécises et confuses encore ; sa pieuse fraude, que les mœurs du temps excusaient, leur fournit une base historique et positive, dont Tinfluence morale fut immense. Quand la fraude fut découverte, le but était atteint et la morde des jésuites devait consoler le siège de Rome de cette découverte fâcheuse par la maxime que la fin justifie les moyens. — Sources: Coquelines, ^uZ/anim ampl. Coll., Hom., 1739; llinschius, Décret., Pseudo Isid., Lelpz., iHQ3; D. IMondel, Pscudo h. et Tur. vaptiJantesi. Geii., 1628; Ballerini. antiq. cnnoii. rttl/.^ d ms les onivres de Lt-on 1 1 1. p. CCW ss. ; Hettbertr, Kii'ch. iJeutschl.^ I. riOl , (iil ; Wasst'rschleben, article A-x '/z^/o /sldord.nii la Rml-EncycL de Herzog. Xll, et Beitr. z. Gesch. der faUchen Dek., Breslau, 1844; Theiner, De Pi. Is. ean, colL, Vrat., 1827; Knust, De font, et cons. Pt. col., Goet., 1832; Hefele, Der geg. Stand d. Pi. h. Frage, dans la Tûbinger Quartalichr.t 1847, H. 4 ; Roessell, dans Reuter, Theol. Repi'i-tonum, 18i5; Rosshirt, Zuden. Ps. Is. /?eA:.,Heidelberg, 1849; Weizsiecker, Iliiikmar u. Pseudo hidor dans la Zeitsehr, f. hisi. Tli<:oL, 1858. p. .'iati ss.;Hergenrœlher, Handhurh der Kirrlienfjpsrhirhte, I. p. .*»9(); Frihourg. IS79; Sybel,r//<;' l*seudo Isid. Frafje, dans U /lisiorische Zeitschrift, 1800; Dœllinger, ZeAr^uc^, 11,40-44; W. Marteuâ,

ruNsiiox

Die rômische Frage vnterPt'ppin ti. Karl dem Grossen, Stuttgard, 1881.

A. Paumier.

PUNSHON (William Morloy), prédicatour \veslpycn <listinfrué, naquit i\ Doii<M5ter (Angleterre) en 18:24. Aprrs avoir tenté do se vouer au commerce, il fut amen^, par une vocation irrésistible, à se préparer pour le saint ministère. Il fit un court séjour à l'instilul tln'oloi^iipu^ do Riclimond, et entra, ayant à peine vin;jt et un ans, dans le ministère de l'Eglise wesleyenne. il possédait des dons naturels extraordinaires, qu'il développa par lin travail personnel, et conquit* en peu d'années, la réputation d*aQ prédicateur de premier ordre. Les Eglises des grandes ▼illes rappelèrent et il fut pasteur successivement à Newcastle, Shefficld, lieeds, Ifoistol et Londres. 11. a été Tun des grands orateurs de la chaire anglaise de notre temps ; s'il n*a été ni le plus profond ni le plus populaire, on peut dire «{u'il a été le plus lu illant et le plus littéraire. Ses conférences sur les Huguenots, sur Bunyan, sur Wesley, sur Macaulav, etc. attiraient d'immenses auditoires. Punshon mit cette popularité au service des œuvres de son Kg^lise et consacrâtes S.'iOjOOO fr. 4) ne lui valut une série de conférences à créer un tonds pour construire lies chapelles dans les villes d'eaux. Nul n'avait comme lui l'art de donner à la pensée religieuse le vêtement royal d'un style étonnamment richo. Il maniait avec un art merveilleux la période oratoire, qui se, déroulait, sous sa plume, avec une ampleur et une aisance étonnantes. Cette richesse de la ficirme semblait souvent excessive, tant les épithètes étaient sonores; les images éclatantes et les incidents multipliés. Cet orateur, et' ce poète (car le docteur Punshon'maniait avec talent ^a langue des vers) fut en même temps un homme de gouvernement et un administrateur. Il fut chargé d'organiser en Eglises distinctes les • Eglises méthodistes du Canada, dont il fut le premier président; de retour en Angleterre, il fut appelé au poste le plus élevé du méthodisme anprlai?^, celui de président de la Conférence, et il resta jusquVi sa mort, survenue prématurément le ii avril 1881, l'un des secrétaires Créné-raux de la société des Missions. Pmislion n'a g-uère ])ulilié que quehjues conférences et quel<iues sermons et un vidume de poésies. On publie en ce moment (1882) un recueil de ses œuvres, parmi lestjuelles tigurent plusieurs discours inédits. Sa conférence sur JFesley et son temps a été traduite en français p^r l'auteur de cette notice.

Matth. Leuévre.

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