‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 130 sur 158 · REFUGE — RIVET · texte numérisé non relu

REFUGE — RIVET

mutli Countnj or Oxford prior to Boston. 1H71); James Hiker. /Tar-

iein [clhj of Scir-Yorh) thr on)/i>i and early annal s, New-York, IHHI. ' Paï kinaii; rionecrs oj hrancc m t lie IS'cw- World, Boston. 1808, in -8'*. Ann Maury, Memoirs ofa huguenot family from fhe original ûf James Fontaine, New-York, 1853, ia:8*. Mrs Lee, Huguenots in France and in Àmerieat 3 vol. Rev. Abieî Holmes, Easay on the Bistory of tke French Protestants, Mass. Hist. Collections, vol. XXII. Elisha Potter, Memoir concerninrj the Preneh settlementsinthe Colony of Bhode Jslimd, Proviflenre, 1871), in-i". F. dk Schicklkr.

RIVES [Basih'), né à Mazaineton 181.". Appelé coniino pasteur an Pontde-Larn (Tarn) en 18 i 4. il est niorl dans cette église en 1876, après un ministère qui lui avait conquis l'ardente aileclion de son troupeau et de tous ses collègues. De 1804 à 1874 il fit paraître des brochures decircoastances, deuQS lesquelles il ne faut point chercher des qualités de style ou d'érudition, mais les réflexions sensées, logiques d*un cœur honnête et bon {Le christianisme orthodoxe et A? christianisme libéral ; Le chrétien, le vrai chrétien; Le dogme et V Eglise; Opinion d'un pasteur de campagne sur la crise du protestantisme français ; Réponse d^nn pasteur de campagne à deux questions ad rcssèf* s au libéralisme par M. Il' profi'saeur Pcdézert ; Lettre au roi de Prusse; La logique et le sgnijilp; La ijrande foi de toutes les orl/mdoj les, et quelpit^s autres). Comme Moolaadon et tant d'autres, il était resté* attaché à la plupart des dogmes traditionnels, mais il avait une grande largeur d'esprit et ne laissait passer aucune occasion de courir sus à l'intolérance. Plein de zèle, animé d*une foi profonde, il dut à la considération qui Tentourait d*étre appelé à Thonneur de présider le consistoire de Mazaïni't.

RIVET ((unllaume), sieur diî Ch împvernon, quoique moins illustre que son frère, dont il l'ut plus d'une l'ois le collaborateur, mérite cependant de nos églises un souvenir reconnaissant . Né à Saint-Maixent le 2 mai Io80, il consacra toute sa vie à l'église de Taiilebourg où il mourut en 1651. Après de brillantes études, il alla à Deift et à Leyde oit il s'attira Testime et Tamitiédes Gasaubon, des Basnage, des Heinsius, des Teztor, des Gomar, des Ghanet, des Drusius et de tant d'autres humanistes et savants qui ont enrichi son album amicorum de pensées pro* fondes et chrétiennes. Il fut appi lé à desservir Tégiise réformée deTaillobourf? par le duC de La Trcmoille, qui appréciait hautement son frère ainé, pasteur à Tliouars. Comuie il était, au témoignage d'Aymon. un homme d'une prudence singulière et adroit à manier les allaires synodales, il fut député de la Samtonge à l'assemblée politique de Saumur et à trois synodes nationaux. Dreux du Radier se plaît à reconnaître, dans les ouvrages de Guillaume Rivet, beaucoup de netteté, d'ordre et de sagacité. La modération de son caractère se retrouve dans ses livres et atteste Tesprit de conciliation, dont il donna souvent des preuves. Il eut huit enfants de sa première femme, Marie Meschinet de Richeniond. Devenu veuf, il se remaria avec La Ghasteau qu'il perdit en 1615. Sa « déserfo vieillesse » fut encore attristée par la mort de son fri-re André, auquel il survécut peu. Mais du moins avant de mouiir, il vit reveuir à

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la vérité son fils atné André Rivet, docteur en médecine, qui rendit son esprit au Seigneur, en bon chrétien, à TAge de 44 ans. Voici rénumération des publications de Guillaume 'Rivet : 1» Véritable nan-é d'une conférence ff' nue à Romettc, en Saintonffe,]e 29 janvier 16H ; 2'^ Apologie'du récit pr/'Cf'dent, 161:2 ; 3'^ Véritable narré d'une mn/thenre tenue àSnint-Vnizr : i° Destruction de la tour do lîubel, 1020; 5" Libcrtatis ecclesiasticif defensin, 1625 ; 6" De la drfensr des droits de Dieu, 163 4;

Vindiciœ evangeltœ de Justi/icatione, 1G48; 8* De l'autorité des Maintes Seritureê ; ^Epistotm apologetic» ad criminationes M, Amyraldi de gratta univeneUi (4648), en collaboration avec son frère A.ndré. Indépendamment des divergences théologiques qui les séparaient. Amyraut s*ét;iit aliéné losRochelais en condamnant leur résistanco héroïque de 1628; 10^ Sur le chapitre Xfl de Vépitre de Saint-Paul aux Ro- TO<z/"7is (tradiuMion d'une rpiivro dn son frère André); 11" Le hayiquet d>> In sapiencp.MVM). — Voir Dreux du Radier, Haag, Buj<\iud, Beauchet, Filieau, A. Lièvre et notre Biographie de la Cliarente-Inp'rit-ure.

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