SCANDINAVIE — SCHISME D'ORIENT
Gomme en Danemark, l'Eglise de Norvège dépend bomiroup du gouvprnr-mr'nt ot do la roprt'sentation nationale. Une loi [l8io) accorda cependant une certaino liberté relifrion^e anx confoisions ptrangères. Les irîéps de Grundtvig ont rallié beaucoup d'arliiémits dans le pays^
SouacEs: I^pourla Suède: Ueuterdahl, ///.s/.rfe l Eglise s wiloàe, Lund, 1838-66; Anjou, Uisl. de la Réforme en Suède, Upsala, 1850'51; id.;
Bùt.deV£gUseéêSuèdedêi993àlafindudix-septièmesiècleSt(^^^ 1866 ; Norlin, ffist, de VEglite de Suède depuis la information, 1, 1 , 2, Lund, 1864, 1871 ; Goroelius, Manuel de Vhist. de CEglite de Suède, Upsala, 2* éd., 1875 : les ouvrages pn'c'dpnls sont tons en suédois. 2** Pour la Norvège : Keyser, Hht. de l' l'église de .Xorvège au temps du ratholieiame {on norwégien), I, II, Christiana, 185G, 1858; Lange, Mist. des monnsfèreR de Nnrrèfjf^ (pn norvéden), Christiania, 18i7 ; 2*^d., 1856; Maurer, /M' Bekehninfj de^ Mnnregiscfien Staminés zum Christenthum, Munich, 1855 ; Daae, les Saints de Norvège (en norvégien), Christ., 1879; 2om, Stadt und Kireke in Norwegen, Munich, 1875. — Vovez aussi les suivants : Pour le Danemark : F. Mûoter, Kirehengesch. von Danemark und Norwegen, 1-3, Leips., 1823-33; Baugaard, Les Cloîtres en Danemark (en danois\ Hafniœ, 1830; Pontoppidan. Annales eccles. danice, I IV ; Karup, 1/ Eglise catholique en Danemark, Copenh., 1850; Helve<r, Jlist. de V Eglise de Danemark jusquà la 'R<'fnrmntinn , 1, 2, Copeiifj., 1852, et nprès la Ilëf., 1, 2. Copenh.. 1851-55 ; Koch, Hist. del'Eglise de Danemark, 1801-17; Miinter, Hist. de la Héj. m Danemark^ 1, 2, Copenh., 18U2; Fenger, Hi»t. de iimiêsim di Trankebar, Copenh., 1843; id., Ilans Egede ei la mission au Groenland, Copenh., 1879; Collection de documents relatifs à Vhisfoire ecelésiastiquef publiés par la Société d'Hist. eccl. de . Danemark, I, 2, Copenh., 1849-56; id., par Rordain; 2" série, 1-6; 3« série; 1, 2. Copcnli . 1857-1880. — Voyez aussi en français : Merle d'Aubigné, Jlist. de In lléf., t. VIT. passim; Geffroy, Hi^it. des Etats Scandinaves, Paris, 1831; Geijer, IJist. de Snede^ trad. par do Lundbad, Paris. 1830. etr. A. Nkandkh et V. Schilthfss.
SCHARLING (Charles-Emile), théologien danois, né à Copenhague en 1803v mort en 1877. Après avoir terminé brillamment ses études par une thèse de docleur De Stedingis, il obtint une bourse de voyage pour visiter la France et l'Allemagne. Nommé, à son retour, lecteur en théologie et morale à Tacadémie de Soroe, il publia douze de Ses leçons sous le titre de : Quel est le but, quelle est la portée et quels ont été les résul' tats des reefierr/ies scient ififjt/fs des théologiens sur les livres du Nouveau Testament? Openhague, i8.'{'{. Il fut nommé, en 1833. professeur à l'université de Copenhague, Scharlin^ a dirij^é. pendant pr»-^ de vingt ans, avec un grand succès la ffevue théologique [Theoluglsk Ti(bskrifl, 1837-1855) danoise, à laquelle- il a fourni des mémoires importants. Ses autres écrits sont un recueil à» Sermons eiA^ Discours de circonstance, 1846; une étude sur les Ebionites, 1843 ; une monographie sur la Doctrine et là destinée de Michel de Molinos, 1852, et des commentaires sur diverses parties du Nouveau Testament.
SCHISME D'O&IENT. — Le schisme d'Orient, qui a contribué dans une
SCHISME D*OraENT
l;irrrp mesure aux pro^^rè<^ de rislaniisiiio et à ses muqurtcs rapi»l<^s dans tout It' bassin de la Mr ']i toi ra u»''0, eu ^rparant 1(îs rhrétiens d'Orient de leurs frères plus puissants d'Occident, n'est pas le produit artificiel de misérables intrigues de cour on de rivalités vulgaires de personnes, mais, surtout le couronnement nécessaire et inévitable de tout un long développement dogmatique et politique. Dès les premiers &ges du christianisme, nous voyons la spéculation et la lln^odicée prédominer en Orient av^^r les écoles d'Alexandrie et d'Antioche. tandis que l'Occident s'absorbe à la suite de saini Aiifru>tin, dont riiifliience rté pre^^que nulle en Orient, dans les eonfr(i\ orscs anthropolDyiijiies. L'Eglise de Rome coiiipte à i^a t(Me des linmmes d'un i;énie spéculatif médiocre, faibles pbilosopbes, mais pratiques et attachés aux traditions et aux formes ; le génie grec, plus mobile, se plaît dans les subtilités et les abstractions. La chute de Tempire romain «n 396, la séparation politique de ritalie, détachée de l'empire d*Orient, qui n'y exerçait par l'exarchat de Ravennc qu'une influence précaire, d^ient accélérer un mouvement de schisme que les nécessités des temps ne firent que retarder. On peut en ?i|rnaler les premiers sympAmes di's les controverses ariennes; la lutte recommence à l'avènement de Gliarlemagne. au synode de Gontilly. en 7r>7, dans la querelle des imapr.^s, dans laquelle l'égliso Irauque semble un uioinent se séparer de l'Eglise de Rome, ennemir^ des empereurs grecs iconoclastes. Il est facile de comprendre que les deux Eglises, divisées autant par leur génie propre que par les événements, aient suivi deux voies de développement, dont Tétroitesse des préjugés dogmatiques ne fera ressortir que plus crûment les divergences. Jalouse de ses prérogatives, l'Eglise de Constantinople ne voudra jamais reconnaître la suprématie derévétjiir de Rome. — Ne pouvant relever que le? traits jrénéranx de la lutte entre les deux Eglises, nous ne signalons ici que les points secondaires de controverse. L'Egliso grecque a de tout temps reproché h l'Egliso de Rome d'avoir, par le célibat obligatoire de ses prêtres, outragé la sainteté du mariage, qui est pourtant pour elle un sacrement ; d'avoir étendu pendant le carême le jeûne au sabbat; de n'avoir pas reconnu la valeur légale perpétuelle des décisions disciplinaires du premier concile de Jérusalem. Nous passons sous silence les questions du pain sans levain, des prières lues ou chantées, de tel on tel rite, auquel chaque Eglise attachait une importance capitale. Lapremi'^ro ronfroverse sérionse qui s'éleva entre les deux Eglises fut celle c<iiirr'rn;iiit la procession du Saint-Esprit. Les premiers [^orp^ ltits, rniisidcrant b^ Père comme le principe absolu de toutes chose?. fais;iipiit généralement procéder le Saint-Esprit du Père seul, à l'exception d Epiphaneet de Marcel d'Ancyre. Théodore de Mopsueste et Théodoret soutinrent cette opinion contre Cyrille d'Alexandrie. Hais, en Occident, l'opinion d'Augustin prévalut si complètement que le troisième concile de Tolède de 580 put ajouter sans opposition le mot /7/toçiie à la confession de foi duconcile de Constantinople. Ce ^//o^m-? devait exercer une influence décisive sîir l'histoire et le< destinées de l'humanité. Saint Jean Damnscéne. b' grand docteur de rEglisi^ grecque, li\a sur ce poiul sa doi-trine dans le sensdesatraditiQn. Gharleuiagne réunit deux synodes à Forum