‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 15 sur 158 · THÉODORE · texte numérisé non relu

THÉODORE

— THÉODORE STUDITK

l'épithète glorieuse d'à interprète » par exceUence do l'Ecriture sainte [h £çti*'yt/;). Sa in«Hho<le ex«^fréliquo. qu'il n exposée dans son r^- o/Zeguria l't historid contra Origrnrjn, rappelle ilf près colle do son uiaitre Diodore de Tarse. Adversaire décidô de riiitorprotatiou allégorique, il s'applique avant tout, dans son exégèse de l'Ancien Testament, à flnr le sens littéral des textes et à leé expliquer d'après le milieu historique dans lequel a vécu leur auteur* sauf à leur attribuer en outre une signication typologique particulière, quand il les envisage à la lumière des récits du Nouveau Testament (xït* «x^xt'.v). C'est aini»i que le passage Zacharie, IX, 0, qui, dan? sa pt nséo. s'applique um>iiiomont à Zorobabel, trouve son « accomplies. -mont » sup»''rieur en Glirist. L'Ancien Testament n'est, en eflet, que l'ombre du Nouveau, ce qui donne aux discours des prophètes un sens éminemment « hyperbolique, » c'est-à-dire supérieur à la réalité historique, que leurs auteurs avaient en vue quand ils parlaient. Léontins do Rn zance, un de ses adversaires, l'accuso (C ortr trn. AWor. et Fiitj/r/i ., IH. 7, in Gallandii liihUntlt XIII, 68f)i d'avoir rojoté jps livres dos Chroniques, Esdras, ios t'jjîtres catholiques, de n'avoir reconnu comme niessianiquos que trois |)saunies et d'avoir porté sur le Gunlique un jugement dédaigneux. Malheureusement, les ouvrages de Théodore de Mopsueste ont presque tous péri. H ne reste de lui qu'un commentaire sur les douxe petits prophètes (publié par de Wegnorn, Tfo'od. Mopn.epise. oper» quxsupertuntomnia, Berl., 1834, et par A. Maji, Scriptorum veter, nova collert., Rome, 1832, t. VI, i^* partie), un commentaire «tir r«^pllre aux Romains piiMié pur A. Maji, Sjiicdi'<]. rom.. IV, Romo, IS'iO , une traduction latiiio de sos commentaires sur les épilres aux Galates, aux Kphésiens et à Philénion ^publiée

Îmr Pitra, Spicileg. solesmense, Paris, ié&% et faussement attribuée par ui àHilaire de Poitiers), des fragments de ses commentaires sur le Nouveau Testament, réunis par Fritzsche, Theod. Mopsv. In A\ T. comment,, Zûricli. 18i7, puisune Liturgia Tkeodori interpreth (ptildiôe par Hcnaudnt, /jhtrg'wrum nrtpntrif. rn/lrctio, Paris, 1710, II. OKI], enlin des iragmonts do son livre JJp incnrnationr, ^choz LéoiiliiH, /. r., et chez A. Maji, Spicil. rom., X, et Script, vet. nova coll., VII), et de quelques autres de ses écrits dans les actes des conciles relatifs à la querelle des trois chapitres (Mansi, IX) et chex Marins Mercator (Prxfatto ni sifmbokan Theodori, opp. edd. Baluxe, Paris, i684, p. 40).. — Consulter : Klcnor, Sgmfjol.r liffrrartse ad Theod. Anfioch. .\fnpsv. episc. pertini'ntrs\ Gœttiuj^., 1830; Fritzrhe. De Theod. Mopsvrstcn'i vita et scriptis cfûni/i., Halle, t8.'}t>; Rosenmiillor, ///«/. intcrpretntirtni^i lihr. annct. in ecrl. christ.. Ilildburgh., 17115, III, 250; Siefîert. Theod. Mopw. Vet, Tesiaincnti sobrie intcrpretandi v'index^ Kœnigsb., 1827; Baumgarten, Theol. comm. zum A. 7*., Kiel, 1843, 1, 1, p. xvniss. ; W.-C.-H. toe Water, De Theodoro prophetarum interprète, Amst., 1837; Kihn, Theod. V. Mopsueitia u. Juntlius Africmus ah Ezegeten, Freib. i. B.,

1880 A. JUNDT.

THEODORE STUDITE (Saint), écrivain ecclésiastique, né h Gonstantinople en (»59, mort on 7:2(), Il se sépara do sa l'ommo. Anno. pour embrasser la vie religieuse, devint abbé du monastère de Saccudion (794),

THÉODORE STUDITE — THÉODORET

refusa d'approuver le divorce de l'empennir Coiislaniin IV (795) et fut exilé à Thessalonique. Rappelé à la mort de son persécuteur (797), il éerintabbé de Studc, d'où son surnom. Théodore subit, par suite de MU caractère rigide et ▼iolent, un nouvel exil sous Nicéphore (806) et lot emprisonné par Temperear iconoelaste Léon Y TArménien, qui poussa la cruauté jusqu'!\ punir sa noble fermeté par de cruelles flagel* lations. En Hûi, sous Michel II, il «juitta Constantinople et unit par se retirer dans l'Ile de Ghalcis. On a de Théodore un grand nombre d'ouvrages de tlié(doj;ie, dont une partie a été publiée j.ar le P. Sirmond (en grec et en latmj dans le tome V de ses Œuvres (Paris, IGDG, in loi.). On y remarque surtout de bons discours sur la question des images et contre les iconoclastes. Un grand nombre de lettres qui nous restent de lui sont intéressantes au point de vne de la connaissance des troubles religieux de cette époque. Une édition complète de ses ÛEtmrei a été publiée par l'abbé Migne (Paris, IHiK), in-8°).

THÉODORET, écrivain pcclésiastiijue grec, évéque de Cyr (Syrie), né à Anlioche vers 387, mort vers 438. Il reçut uue éducation brillante, dirigée surtout vers la philosophie, la théologie et les langues, distiihua «es biens aux pauvres après la mort de ses parents et se retira dana un monastère, près d'Apaniée. En 423, il fut placé sur le siège épiscopal de Cyr, ville dont il pan'int h fiiire diminuer les impôts et qu'il enrichil de monuments utiles. Doué d'un esprit de tolérance bien rare en tous les temps et surtout h cette époque, il s'attacha à ramener les dissidents à l'orthodoxie par la persuasion, défendit avec chaleur contre les attaques véhémentea de Cyrille son ami Nestorius, dont il ne partageait pas cependant les opinions, refiisa de souscrire à sa condam- -nation et fit paptie de la minorité des membres du concile d*E^hèse qui se prononcèrent, en 431, pour la déposition de Cyrille. Vainement, pour nriH'uer la paix entre les deux pnrties, il prononça qu'on se Ht des conce.>>i..iis réciproques; Cyrille refusa tonte transaction. Après la mort de ce dernier, son successeur au patriarcat d'Alexandrie, Dioscorc, ne se pienonça pas seulement contre les nestoriens ; il alla jusqu'à soutenir oufertement les dootrines d'Eutychès, en 449, au fhmeux concile désigné par les écrivains ecclésiastiques sous le nom de brigandage d'Ephhe, dans lequel furent déposés Théodoret et plusieurs évéques qui avaient condamné les doctrines d'Eutychès au concile df^ Constantinople, en \\H. Par suite de cette sentence, l'empereur Tlu ndose 11 exila Théodoret dans un couvent d'.Apamée. Théodose II étant mort (4o(V , Théodoret {ut rappelé par Marcien, rétabli dans son siège épiscopal parle eoneile de Ghalcédoine (451), prit pour coadjuteur Hypatîus et passa ses demièreB années à s'occuper de travaux littéraires. Théodoret a laissé on grand nombre d'écrits intéressants sur des sujets d'histoire, de controverse, d'exégèse. Ses principaux ouvrages sont : une I/i^foire ecclésiastique (de 3:24 à 429), continuation de celle d'Eusèhe, supérieure quant au style, mais qui contient des erreurs chronologiques ; elle a été traduite en français par Mathée (Poitiers, 1544); une Histoire des amis de DieUf qui renferme les vies de cinquante solitaires contemporains; un îhtUé de la Providence, traduit en français (1555, in-4", et 1740, in-8<») ;

TUÉODORET — THÉOLOGAL

Nistoire abrégée des hérésies, en 5 livres, et le Mendiant^ en 3 dialogues (Rome, 4545, in-4<*); De la eure des préjugét det Grect (Oxford, 1839, in-8*). On lui doit encore des Commentairet sur aine grande partie de TAncien Testament et dr;; (^pitres de saint Paul, des homélies, des dissertations, 180 lettres intéressantes, etc. Sos Œuvres complètes ont »^té publiées par 1p Père Sirmond (Paris, 1G42-1684, 5 vol. in-fol.i. par L. Schulzp et Nopsselt (Halle, 176H-1774, 4 vol. in-8"), et par labbé Migne (Paris, 1809-1860, 5 vol. ia-8°). — Voir Ti lien ion t, t. XV; U. Geiilier, t. XIV; Du Pin, III, 3; Hefele, Condliengeseh., t. IL

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