I. MOSHAKIS
THâODOSIENS, hérétiques et disciples de Théodose, c^rroynir de Byzance, qui enseigna, vers l'an 179, qu'il n'y avait point de Verbe en Dieu, et que ce qu'on appelait Verbe n'était point Dieu, ni en Dieu. C'est de là qu'on donna k ses disciples le nom d'Alogiens (voy. ce mot*.
THEODULFE, évôque d'Orléans {Aurelianensis], né en Espagne selon les uns ou dans la Gaule selon les autres, d'une bmille distinguée parmi les Ooths, mort à Angers en 831. Appelé, à eause de ses talents et de son érudition, à la*cour de Charlemagne, nommé abbé de Fleury et ensuite éTéque d'Orléans, il s'appliqua à instruire son clergé et à restaurer les couvents de son diocèso. lîernard, roi d'Italie, s'étant révolté contre Louis le Débonnaire, Tliéodnlie fut accusé d'avoir eu part à la conspiration ; il fut déposé et relégué dans le monastère de Saint-Aubin ou de Saint-Serge à Angers. Sa culture classique mérita d*étre louée par Âleuin. On a de lui six livres de poésies, dont la lecture est utile pour la connaissance des mœurs et de l'état de la société du temps. U a également laissé des Capitula ou instructions pour les prétreti^ de son diocèse, ainsi que quelques traités di' moindre iniportaner^ : JJe ordine haptismi. Dp Spiritit sanrto. et des Fragmenta seniioumH. Les poésies de Théodull'e ont été publiées par le P. Sirmond (Paris, 1646, in-8"; Venise, 1728). Baluze, Mabillon, Martène et Durand ont découvert divers fragments de ses autres ouvrages. — Voyez : Alcuin, ffpist, ad Carol, Magn.; Trithème, De scriptor. eecl.; Rivet, Hist. Uttér. de la France, rV, ss. ; (j allia christ., VlIT, 1419; Ceillier, Hist. des aut. sacr. et eccl.. XIII. i.'li) ss. ; (lirol. Tiraboschi, qui, dans son Ilistorifi délia letteralura idili/mn, III, 1201-201). exainin*' et discutf' avec beaucoup <le soin les points encore obscurs de la vie de Tliéodulfe, tels (jue son origine, son mariage, l'époque de sa nomination au siège épiscopal d Orléans; Bshr, Geech. der rmm. Uterat, im karol. Zettalier, Caris., 1840, § 34 ss. ; Guizot, ffist. de la cioilis» en France, II, 197 ss.
THÉOLOGAL, chanoine établi pour prêcher on enseigner dans un chapitre cathédral on collé|.Mal. Les plus anciens vestipes qui nous restent de l'établissenient des tlirnloiraux dans l'Eglise grecque se trouvent dans le Commentaire de Balsanion. Cet auteur, sur le dix-neuvième canon du concile in Trull», vers la fin du septième siècle, observe que, parmi les dignités de l'Eglise de Gonstantinople, il y en avait une qu*on appelait le docteur, qui avait sa place dans l'église auprès du patriarche. Dans les capitulaircs des rois de France, il est fait mention d'une prébende qui, dans les chapitres, doit être affectée pour la subsistance du théolo-