VEUT ET VIVARAIS
rosité à entreteoir, durent attendra encore une victoire complète. Bn 1681, après que le Ghambon etSaint-Voy, c*est-à-4ire leVelayeiit
été privé l'exercii e (1079), on cmupte encore au moins 32 «églises. En 468Û les temples do Soyoii>, Pifrroçrourdo, Ghalençon, Saint Forlunat et le Pouzin sont démolis, gtaiéraltMiicnt aux frais dos réfornié?. Plusieurs <lo ceux-ci s'étant assemblés paisiblement, le due de NoailU^> en attaque 210 avec 4,0iX) hommes et eu tue quarante; U autres cjui refusent d abjurer sont pendus, et de telles atrocités commises dans le haut Vivarais que tout le monde s*enfuit. On trouve à Genève lei paitcurs de Chalancon, Champeyrache, Saint-Fortunat, Ghatoauninif. Gluiras »^t Saiiit-Piorreville. et plusieurs autres de ces fug^itifs. Le 30 octobre de la mémo année révéquo de Valence et Dio, le trop iïuuoux D. de Cosnac, réclame la démolitiun du tomplo do la Bâtie de Grussol u si l'atalement situé qu'il lait à lui seul restablir et subsister tous les^^temples qui ont été démolis, » et se plaint de n*avoirva dans son diocèse que là destruction de 2 temples dans un eipaee da 12 lieues, tandis que celui de Viviers en a vu tomber 7 en trois Wenc^ '. Le i décembre il écrit de Desaignes qu'il a « reçu » tout ce qui restait de proteslanls. ot présonto une requête do ces « nouveaux conv( rlis qui réclament la démolition de lour temple ! » — En lt)8-i. intordictiou dt-Lagorce, Salavas, Meysse ; le iO octobre, le directeur ilomel est roué \if, ayant été .pris les armes à la main, et plus de 50 ministres de cette pievinee et de celle du Dauphiné sont condamnés aux galères parce qu'on avait semblé vouloir résister à de si cruelles avanies. Enfin le 1 9 avril 1685 D. do Cosnac, en demandant la cbatellenie du Pouzin pour M. du Moular qui avait abjuré, écrit quode 14, (XH) bufruonots qu'il avait dansle Vivarais « il n'en reste plus (juo :2,()()0 ]>» ! Ou voit qu'il restait bien peu de chose à supprimer lorsque l'édit de Révocation lut publié ; il serait tout au moins à confisquer ce que possédaient les églises du Yivaiais, c'està-dire 301 1. 4 s. de rentes, 5,000 1. 8 s. d'obligations et avoir offerts, 2.788 1. de biens fonds, et, toutes charges déduites, un revenu net de 735 1. 12 s. Une lottre du 23 lévrier 1080 nous apprend que tout lemondc avait abjuré et qu'il ne restait en France (?) ou plus exactement dan> cette province (|u'uu seul pasteur, M. Hobuulot, lo pore, né le 12 août 1600 et pasteur depuis 1025, eu dernier lieu de l'église d'Ajoux. Soû grand âge ne lui avait p is permisd'émigrer,etrintendantlttiavaitproaitt de le laisser mourir en paix, non sans être gardé à vue par les dragons; il mourut, en effet, sans avoir abjuré, le 18 février, juste à temps pour qu'on ne pùt exécuter la résolution qu'on avait prise, de le transporter ea triompbe à l'église catbollijuc. deux jours plus tard. — Commenis'étonner que la lin de cedix-seplièmosiècle, beaucoup plus cruel pour ces uiallieureuses églises que le seizième, soit marqué par les phéuomèues les plus extraordinaires de rilluminisme, et se termine dans le sang de la guerre des Camisards? Les principaux prophètes du Vivarais furent (hlniel Astier et Perrin dans les Boutières, et Henry dans le bas Vivarais. Astior tint sa preiuière assemblée do jour le 2(> janvier 1689 mais une tentative si audacieuse lui aussitôt terriblement réprimée. Le 1-4 et \e il février, liaville lit sabrer ces assemblées près de Privas, puis plus «!«
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VELAY ET VIVARÂIS
300 pt'i sonnes sont massacrées entro St-Genest et Gluîras. Le 25 mars » un jeune homme de 27 ans, Alexandi'e Astier, arrêté à Saiut Vincent de Durfort et emprisonné à Lavonlte, y trouve déjà Hi prisonniers. Le 16 on 47 juin un de ces malheureux est pendu, 14 femmes et 3, tirées d'autre» prisons, sont conduites avec trois hommes à la tour de Constance, et Astier, avec 10 autres, aux galères où il restera 24 ans ! Quant à Gabriel Astier il échappe à plusieurs combats où furent pris ses deux collègues, mais le :2 avril 16D0 il est rompu vif à Bai\. Hrousson évangélisa la province du 4 novembre au 24 décembre 1G97 mais subit plutôt qu'il ne combattit l'influence des illuminés ; célle-4» aboutit fatalement aui ravages de la guerre des camisards.(voy. ce mot) évalués pour le Yivar raiB seul à 103,176 livres. — Deux hommes qui devaient contribuer puissamment h gmh'ir tant de plaies, naquirent à la veille de cette guerre aux deux extrémités de la province. Le premier, Antoine Court, né à Villeneuve de Berg: en l(jî)t), commença ses courses missionnaires en 1724 dans le Vivarais et y mérita le nom de « fléau desprophèt^^s. » Le second, Pierre Durand, né le 12 septembre 17^0 au Bouscbet, paroisse de Pranles, poursuivit la réorganisation comme proposant dés 1719 ou 20, et comme pasteur de 1726 à 32. An commencement du dix-huitième siècle le nombre des protestants ou nouveaux convertis était encore considérable: un étal manuscrit sans date, mais qui se rapporte sans doute à cette époque, le lixe à 19,415, chitl're qui nous parait intérieur à la réalité, car le Vivarais Ugurant plus rarement que les autres provinces dans le Refuge (voy. ce mot) et la nature même du pays favorisant Texistence secrète des proscrits, nous croirions volontiers que relativement peu de protestants le quittèrent. On ne saurait donc trop admirer l'héroïsme des premiers proposants qui, entre 1714 et 1720. à travers tant d'obstacles matériels et moraux, résolurent d'évan^éjiser une population si nombreuse et si dissénunée. 11 ne s aisissait de rien moius que de remplacer par un redoublement de zèle et de fatigues les prédicateurs sans mandat dont l'ignorance faisait souvent autant de mal que de bien, d'habituer des natures dévoyées, indifférentes ou exaspérées, à l'autorité d'un gouvernement spirituel régulier, et de créer et faire aboutir des vocations pastorales. — A . ( .'Kirt commença cette «euvre mais il ne resta que peu de temi»s dans le Vivarais. (lorteiz le traversa plutt'»t qu'il n'y séjourna. Le véritable apt')ire de la province fut Pierre Duraud, comme Uoger fut celui du Dauphiué. Quelques proposants qui |ilus tard devinrent comme lui pasteurs, le secondèrent. Ce furent Jean Bernard (—1731), Jean-Gabriel FVmriel dit Lassagne (1733-1730), Ghabrières dit Brunei (1716-1741), Pierre Clcrgue (1724-1730), puis Jean- Pierre Fauriel dit Ladreyt (i7:2;M7U), etc. On sait tout ce (pie ce ministère du désert comportait de pi rils et d'abnégation. Pierre Durand, bientôt activement rerberclié, ne se découragea point bien qu'en 17^9 oii saisit sou père et, après la mort de celui-ci (en 1730), sa sœur, la célèbre Marie Durand, qui devait passer 38 années à la tour de Constance. Bn 1733 on parvint enfin à mettre la main sur lui. On sait qu'il fut pondu et mourut simplement etfermement, le 22 ii\ -il de cette année, à Mon^^liier. Un détail donnera une idée de son désintéressement: k sa