THÉOLOGAL — THÉOLOGIE DE L'ANQEN TESTAMENT
gai. Le troisième concilo de Latran (18" canon), tonii en 1179 sous Al«'xandre III, et le quatrième, sous Innocent III (lO* et M ° canons), ont étendu cette discipline à toute l'Eglise latine ; mais ce n'est que le «meile de BAIe (1438) qui a établi que les théolo^uz seraient chanoines (tess. V, 3i). Le concile de Trente (sess. V, 1) a étendu cet établissement aux églises collégiales fondt'os dans les lieux où il y a un clergé noml»rPux. — Voyez Mémoires du clergé, III, 1063 88. ; Mansi, Concilnor. nova et nnip/iss. roUect., XXII, ss.
THEOLOGIE. Voyez, pour l'objet de cette science, sa division et le lien organique de ses diverses branches, l'article Encyclopédie des sciences (Mogiquei, ainsi que les divers articles Théologie de V Ancien TetiQ' mnt. Théologie du Nentoeau Testameni^ Théologie spéculative, Théologie pratiqua, etc.
THÉOLOGIE DE L'ANCIEN TESTAMENT. Un nomme théologie biblique la branche de la science thé()]opi(|ue qui a pour objet l'exposition de8 idées rehgieuses et morales contenues dans la Bible, sans y rien ajouter, sans en rien retrancher. Elle suppose achevé le travail de l'exégèse, de la critique et de Tlilstoire, et, se fondant sur leurs résultats, elle essaye de tmesr le tableau de ce que les écrivains sacrés ont cru/enseigné, es^ré, relativement i Dieu, à l'homme, aux rapports de Dieu avec le monde, particulièrement avec les hommes, à l'avenir de l'humanité et des individus, aux devoirs de l'homme envers Dieu et envers ses semblables, en uo mot à toutes les questions qui se rattachent à la religion et à la morale. Dans les Eglises protestantes, où l'Ecriture sainte est, en principe, Tunique règle de la foi, la théologie biblique touche de très près à la éogautique et à la morale ; il y a cependant cette différence que ki dogmatîque et la morale, sciences essentiellement spéculatives ou systématiques, ont pour but de coordonner en un système, de relier les unes aux antres les vérités exprimées le plus sonvont. dans les divers livres de la Bible, d'une manière isolée et fm^^nontaire. tandis (}ue la théoloirie iMblique, science essentiellement historique, n'a pour but que de taire connaître ce que les divers auteurs sacré» ont enseigné, aux diverses époques de rhistoire biblique, sans se mettre en peine de concilier leurs éifers ensei^ements les uns avec les autres, mais en relevant, au contoaire, les différences qui les distinguent, pour bien marquer le développ^'mpnt historique dos idées qui se sont enrichies d'éléments nouveaux ou mudifiées de ([lU'hjuc mana're dans le cours des siècles. Dans la théologie catholique, la distance eutre la théologie biblique et la dogmatique «tla morale est bien plus grande encore : elle est non seulement /brcomme dans la théologie protestante, mais aussi matérielle^ puisque l'Eglise romaine ajoute à l'autorité de la Bible celle des <lo<'tPurs ecclésiastiques et des conciles. — La théologie biblique est une science récente. Elle est née au sein du proto-taiitisme (»'lle ne pouvait gnèrt' se développer ailleurs), prinripaleuicnt en .Allemagne, du •cntiment de la différence qui existe entre la doctrine oiïicielie des divcr- *oi Eglises et celle de la Bible, et aussi du sentiment de la différence, non pas précisément niée, mais trop souvent atténuée ou méconnue par la dogmatique officielle, qui existe & cet égard entre les diverses por-