‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 18 sur 158 · THÉOLOGIE DE L*ANCIEN TESTAMENT · texte numérisé non relu

THÉOLOGIE DE L*ANCIEN TESTAMENT

tions do la Hihlr, principalement i^ntro l'Ancipn et le Nouveau Testament. La parole de saiut Augustin : Novum Testamentum in vetere latet ; Vêtus TestammUum m notto patet^ ett vraie au fond ; mais il y a telle manière de l'entendre qui est tout à fait fausse. Si l'on veut dire qu'il y a un lien étroit, indissoluble, entre l'ancienne et la nouvelle allianee, que la nouvelle est la continuation, le développement, raccomplissement de l'ancienne, que l'ancienne est la préparation pro\identielle et nécessaire, sans laquelle la nouvelle était impossible, rien n'e>t plus vrai. Mais si l'on prétend retrouver dans l'Ancien Testament. ([iKtMjue sous une forme un peu plus obscure, grâce auz types, aux allégories et aux interprétations arbitraires, toutes les doctrines contenues dans le Non- Ttoau, peut-être même des doctrines que la théologie ecclésiastique n*a tirées du Nouveau Testament que par des déductions philosophiques plus ou moins léf^itiines (eonime. par exemple, celle de la Trinité), c'est l'erreur la plus complète et la plus funeste. Or cette erreur a régné dans les diverses Eglises chrétiennes, à peu près sans exception, presque jusqu'à nos jours. Les réformateurs, surtout Calvin, eurent sur ce sujet des idées plus saines, non seulement que leurs prédécesseurs, mais aussi que leurs successeurs, quoiqu'elles ne fiissent pas non plus tout à ftit conformes à la réalité ; mais au dix-septième siècle la Bible était pour les docteurs protestants une sorte de code, où l'on puisait indifTéremment, sans distinction, des passages destinés à étayer les doctrines ecclésiastiques. Calixte passa pour un hérétique pour avoir soutenu, entre autres choses, que la doctrine de la Trinité n'était pas clairement enseignée dans l'Ancien Testament. Le théologien réformé Goccéius réagit contre la tendance dominante et voulut qu'on interprétât la Bible en dehors de toute préoccupation dogmatique. Spener, Semler, Ilerder et tout'' l'érole critique cnnf ribin rent, à des points de vue divers, à répandre des iiiées plus exartt s tant sur le rapport des deux Testaments l'un avec l'antre, que sur les différences qui existent entre les ensei^-^ui iiients bibli.jues et les doctrines olïicielles des diverses Eglises. Enliu, Gabier montra le premier clairement la nécessité de traiter la théologie biblique au point de vue historique (/>e justoditcrwixneikeologim HbUe» et dogtnaticx, 1787). La théologie de l'Ancien Testament fut exposée à ce point de vue d'abord par Lorenz Rauer 1 1796), puis par Ghr. Kîiiser{18l3 ss.). De Welte (1813; 2" éd., 1818; 3« éd., 1831). D. von C.elln (1837). qui embrassèrent toute la Bible; par Vatke (18351. par Bruno Bauer (1838), par Noack (1853), qui réunit dans le même volume l'introduction à l'Ancien et au Nouveau Testament et la théologie biblique, et, en français, par M. Eug. Haag(1870), qui embrasse aussi la Bible entière. Ces ouvrages représentent, à des degrés divers, la tendance rationaliste. H faut y joindre celui du Hollandais Kuenen sur/a Religion d'Israël (traduit en anglais, 3 vol., 187iss. i. — La tendance contraire est représentée par Baufiigarten-Grusius '1828\ Steudel (1840 . Haevernick (1848; 2«éd.. 1863), Lutz ( ffibl. Dngmntik, 1847), OEhler (1873, traduit en français par H. de Rougcmont, ± vol., 1876j. L'ouvragile plus complet et le plus indépendant sur la matière est celui de Hermann Schulti (1869 ; 3* édition complètement refondue, 1878). On peut f joindre

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