‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 19 sur 158 · THÉOLOGIE DE L'ANCIEN TESTAMENT · texte numérisé non relu

THÉOLOGIE DE L'ANCIEN TESTAMENT

celui d'Ewald (Die Lehre der Bthel von Gnit. oder Thnohqic des A. und /S\ Blindes, 1871). Tels sont les priiu ipaux ouvraj^es (jui embrassent Tensemble de la théologie de l'Ancien Testament. D'autres, qui ne sont louvent ni moins utiles ni moins importants, exposent seulement l'une de ses parties ; telles sont les nombreuses monographies sur le prophétisme. sur l'espérance messianique, sur le développement de l'idée de l'immortalité de Tàmc et de la résurrection chez les anciens Hébreux et ehez les Juifs; etc. Nous ne pouvons son p^or à les énumi^rer ici. — Inutile de dire que l'histoire dos idées reli^nouses et morales du peuple dTsrai'I est toute (lifTéreule selon qu'on [ envisage au point de vue de la foi eu la révélation ou au point de vue rationaliste; la diHérence n'est pas beaucoup moindre entre ceux qui se rattachent à la notion magique ou extatique de l'inspiration etceux qui adoptent la notion historique et penwiit que les prophètes ont parlé tout d'abord pour leurs contemporains. Les questions critiques et exégétiques, dont la solution dépend en grande partie du point de vue adopté par le crititjue ou l'exég^^te, exercent aussi naturellement une inlluence considérable sur l'exposition du développemeul des idées religieuses et morales au sein du peuple d'israid. Plusieurs des questions mtiqiies précédemment agitées dans des sens divers peuvent être considérées aujourd'hui comme résolnes : par exemple, la date de la seconde partie du livre d'Esaïe et celle de la seconde partie du livre de Zacharie. la date récente de TEcclésiaste, le fait que le Pentateuque (ou piutAt rilexateuqup) est composé do divers documents d'origine et d'époques diverses, etc. Mais il en est d'autres qui sont encore en suspens et dont la solution est cependant d»; la plus haute imporlanee pour k théologie de l'Ancien Testament. Quelle différence, par exemple, si le document elohiste ou sacerdotal de l'Hexateuque date des premiers temps de la royauté israélite, comme H. Schultz radmettait, avec raison, à notre avis, dans la première édition de son ouvrage, ou s'il date de l'exil, comme il a cru devoir l'admellre dans la seconde, à la suite de Gral. Wellhauseu. Kuenen, Reuss. etc. 1 Au lieu de nous faire connaître les idées et les institutions des Hébreux du temps de David ou de Salomon, il ne nous fait plus connaître que celles du retour de la captivité. Mais, même en admettant l'antiquité du livre sacerdotal, antiquité prouvée par le Deutéionome, qui le cite en propres termes en plusieurs endroits, les critiques peuvent encore différer sur la question de son historicité plus ou moins grande, sur la question de savoir si ou jusqu'à quel point les institutions qu'il décrit sont entrées dans les mœurs des Israélites avant et après cette époque. De mémo, au point de vue exégétique, quelle différence, pour l'histoire du développement de l'idée de Timmortatité chez les Hébreux, entre ceux qui voient cette idée dans le livre de Job, dans quelques psaumes, dans l'Ecclésiaste, et ceux qui ne 1*7 voient pas t Quelle différence si l'Ecclésiaste est un livre sceptique, inatérialiste, épicurien, comme on le dit si souvent, Ou s'il prêche, au contraire, la crainte de Dieu et la nécossiié du jufrement à venir! Tant que ces questions et bien d'autres n'auront pas été résolues par une exégèse et une critiijue rigoureuses, une histoire exacte de la religion des Héhreux est impossible. Gomme le dit H. Schultz avec autant de

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