THOMAS DE JÉSUS
ex iis qux secundum allegoriam dicuntur); cependant il faut avouer que le grand docteur futloiad^appliquerd'une manière conséquente le canon qu*îl avait si heureusement indiqué. — Avec ses qualités et ses défauts, Thomas d'Aquin marque à la fois l'apogée du développement de la métaphysique catholique et le commencement de sa décadence. Pour saisir d'une nianif-re complète et précise les caract?>re8 distinctifs de sa spéculation théolo^iquc et philosophique, il faut la t'onipfireravec celle de son illustre rival, Duns Scot (voy. cfl article et l'art. Scolastique). — Ii'\bUographie. Les meilleures éditions des œuvres de Thomas d'Aquiii sont celles de Rome, J570, 18 vol. in-fol; de Paris, 1836, 23 vol. in-fol. (vol. I-VI, Cùtnmmt. sur quelques ouvrages tTAristote; YII-X; Comment, sur les sentences de P, Lombard; XntXIY Summa contra (7en^t7(?s,*XXI-XXIII, Summa theologiœ). — La Somme idéologique aété traduite en français par Tabbé Drioux, Paris, 1850 1834, 8 vol. — Les dornmt nts qui ont servi de base à tous les biogrnph«^s de Thomas iOlA l'histoire de Thomas d'Aquin par son conteniporain (iuill. de Thou, et les actes de l'enquOtc pour la canonisation de Thomas i^Recueil «les Bolland., 7 mars). — Les ouvrages publiés sur ce docteur sont innombrables. Outre les histoires des dogmes et de lu philosophie, voy Hoertel, TÂomas von Aquino und seine Zett, 1846; "Werner, Thomas v, Aqumo, 3 vol. (1« sa vie, 2> sa doctrine, 3^ histoire du thomisme); Jourdain, la Philosophie desaint Thomas d'Aquin, 2 vol., 1861 . —D'autres monographies se trouvent indiquées dans l'art, de Mattes {Kaik. Kirrhml'xiroii vnn Wefzcr und U'rlfr^ X, 0I1-Î)31), dans re.\ce!lente t^ude de Landcrcr y ll>'rzng's /{ralenc, XVT, 60-8 H. dans l'article de M. Hauréau , Franck . Dict'wnnnire des sciences ji/n/osop/iiques, 2" éd., 1875, p. 1724-1731). — Dans son encyclique du 4 août 1879, le pape Léon XIII recommanda à tous les grands séminaires et à toutes les facultés catholiques de prendre pour base de leur enseigement philosophique et religieux les ouvrages de saint Thomas d*Aquin; entre toutes* les théories de l'auteuri il sigiHihi particulièrement ses admirables doctrines politiques qui assureraient le saHit de la société, si on voulait les suivre voy. V Cnnrdavaux, Léon XIH et S* Thomas dWquin, Nouvelle revue, l") mars I8HI ). P. Lohstki.n.
THOMAS DE JESUS (le Père), ou Thomas d'Aiidrada, d'une famille noble, originaire deCastille, naquit eu Portugal vers Tan 1529. Après avoir terminé ses études à Tuniversité de Goimbre, il entra dans les ermites déchaussés de Saint-Augustin. Sa piété sincère le poussa à la réforme de son ordre où beaucoup de relâchement s'était introduit, maisil rencontra tant d'opposition chez ceux qui auraient dù le seconder, qu'il fut oldigfr' de renoncer à son entreprise. Ayant été appelé par le roi Sébastien à accom|»ai;iiiT l'armée dans la désastreuse guerre d'Afrique, il assista à la halaille d'Alca/.ar où il fut blessé et fait prisonnier des Maures, pendant qu'il assistait les mourants elles blessés au sein même du combat. Vendu comme esclave à un musulman, il eut à subir de la part de celuinsi d*affreuz traitements. Son maître voulait lui faire abjurer le christianisme, et, pour Ty contraindre malgré ses reftis, il renferma dans on étroit cachot où il l'y garda un temps assez long. Rendu à la li*