‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 40 sur 158 · TORQUEMADA — TOUL · texte numérisé non relu

TORQUEMADA — TOUL

oniiiipoteiice, et. le :2I avril 1 VJH, peu de t«'iiips avant sa mort, arrivée le IG septembre, Garcilaso de la Vega, le père du poète célèbre de ce nom, ambassadeur espagnol à Rome, écrivit à Ferdinand et à Isabelle que le pape avait eu l'intention de limiter Tautorité du saint-office; mais, qu'entendant ses représentations et ses réclamations, il avait renoncé à son projet. Llorente estime {/. c, I, :271)) que le nombre des' victimes frappées par riiiquisition s'éleva, s ius l administratioa de Torquemada. à lll,i()i individus, dont 10,:22O brûlés dans divers autodafés, G, 800 brùii's en elfig:ie et 07,321 frappés de peines diverses. Heiele {Ikr Canlmfii Ainiefifs. édit., p. 327;. et aprrs lui (i.im«. [Kh-clirii'i . v<>n Spanicn 111, 2, p. G8), se londaul sur les dnnuées d(> Jc.ni Maiiaua, qui, dans son ouvrage {/Je rcb. Jlisj). I, 24, 17), lixe à 2,Ut)0 le nombre dos \ictimes, prouvent que les chiffres de Llorente sont ficti&, et estiment que le nombre total des exécutions capitales, pendant toute la durée de Tinquisition en Espagne (1478-1758), ne dépassa pas quatre mille condamnations. — Quoi qu'il en soit, si ces réductions, ainsi que l'essai tenté par divers auteurs catholiques, de rendre TËtat solidaire ou responsable des excès du saint-office, et l'observation, malheureusement fondée, que l'impiisition a trouvé, au seizième siècle, une place au sein de l'Eglise protestante, sont diurnes de n'inarque, toutes ces tentatives apoloLréti([ues n'aboutissent [ms. Les anathènies (jui ont frappé un si grand nombre de têtes innocentes relouibent sur ceux qui. dans un isèle sincère, mais aveugle, les ont prononcés et qui, à défaut d'autres preuves, se voient condanmés par la mémorable parole (lu Christ à ses disciples demandant à appeler le feu du ciel sur les impénitents (Luc IX, 55) : « Vous ne savez pas de que] esprit vous êtes animés, car le Fils de l*homme est venu non pour perdre les Ames des liomnjes, mais pour les sauver. » — Ouvraiies consultés : Quétif et Eciiard. Srn'/tf. oril. privdicat.^ I, 892; •Antonius, liibl. Vct . Ilisji., lib, \, p. 222: \). Vie de La Fuente, Htst, ('i:/''s. (If /{'sfjdt'Ki, t. \', p. 2G ss. ; D. Fraue. Javier liodrigo, //isf. r>'t dff>!fnj (!'' /a /nqiilsif inn, Mdt\r'\(\. IHT»'» et 1S77. .'J vifl. ; cf. la criti(jue de cet ouvraiic [»,ir S.-J. Grisar daiis la Zci/sc/iri/t fin- kuth. Théologie^ 3 vol., Inspr., 1871). Eig. Stern.

TOUL {Tulium Leucorum), un des Trois Evèclo s^ rapporte ses origines chrétiennes à saint Mansuy, Mamuetut, dans lequel on a prétendu reconnaître un disciple de saint Pierre ; tel est le récit de sa vie, écrite au dixième siècle par Adson de Montier-en-Der ; les bollandistes, au contraire (3 septeml»re),lefont mourir vers 37.*> (comparez Bosquet ; Godron, ^Examen rt/ino/of/iiptf des ir/es de saint Mnnauy et de saint Gérard, Méni. ac. Staiiisl., IHGi). Le ^n-and saiiit du diocèse de Toul serait saint Evre (voyez cet article) ou saint <lérard. «jni eu fut évèque de 'JO.'i à tJl)4, qui couvrit la T-.orraine de temples et dtuil Ve<iei je a écrit ialégende Galmet, Ij, si saint Léon I\ (voyez cet article « t le /h'jjerlohrde F. Chevalier) n*avait occupé le siège de Toul. Le grand pape alsacien resta, dit-on, deux ans évèque de Toul, sur la chaire de saint Pierre. L*évéché de Toul dépendait de Trêves ; il fut supprimé par le concordat de 1801 et uni au diocèse de î^ancy, qui en avait été démembré en 17TI, avec celui de Saint-Dié. — Yoyes Galiia XIII ; Calmet, Histoire de

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