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lira entre trois sujets pressentes par l'évéque diocésain, l'ne ordonnance daâétoùt 4838 snspf ndit l'effet de ce décret et maintint la nomination nioistérielle sur la présentation épiscopale. L'institution des professeurs, la désifrnation de l'objet de renseignement, les règlements d'études et de disripline, la direction, la surveillance, tout émane du pouvoir civil, r*^ ijui cxpiitiue pourquoi le siège de Home ne les a jamais reconnues ri h'ui a toujours refusé l'institution canonique. Les grades que ces- [acuités accordent, en petit nombre d'ailleurs, n'ont pas plus de valeur, àMsyeux, que n'en auraient les actes de juridiction d'un évéque ou d*iin prêtre qui serait simplemeiit nommé par un gouvernement eivil.Le nombre des élèves est insignifiant à Paris, dérisoire en province, l'activité scientifiqne presque nulle. Les professeurs, suspeetéede tendanoes gallicanes, sont surveillés de très près par les évéques du diocèse dont iU relèvent. Sous Napoléon llh des négociations s'étaient ouvertes avec Pie IX pour obtenir l'institution canonique aux conditions suivantes r 1" les facultés de théologie catholique seront entièrement séparées de l'université et jouiront d'une indépendance complète vis-à-vis du gouwneinent ; 2° la nomination et la révocation des professeurs seront réservées aux év(^(ju es des diocèses dont elles relèvent; ."i'* il appartiendraau (Mpe de confirmer le doyen de chaque iaculté. Ces pourparlers n'eurent aaeon résultat. Il était fiMâle de s'assurer que le saint-siège n'accordenitjamaisdes&eiMsdethéoIogîeàun gouvernement français, quel qu'il •oit, qui maintiendra las Arikle» organiqu», — La loi .du 18 germinal so X porte qu'il y aura deux académies ou séminaires dans l'est de W France pour Tinstniction des ministres de la confession d'Augs* bonrg, et un séminaire à Genève pour Tinatruction des ministres des Eïdises réformées. Les professeurs seront nommés par le premierconsul (art. Î)-H . Créée par le décret du M mars 48()8, la faculté de théologie «le Strasbourg, pour la confession d'.\ugsbourg, ne fut organisée <[ue le 27 décembre 1818; elle comptait six chaires (dont une réformée), auxquelles il convient d'ajouter l'enseignement donné dans les dix chaires éa séminaire. La faculté réformée de Montauban, créée en 1808, compte tigoaid'iiiiî 7 chaiiés maglitmles et deux cours complémentaires. En Tcitu du décret-loi du 16 mars 1852, les professeurs de la faculté de Montanltan et le professeur réformé de la &culté de Strasbourg dmvent être nommée par décret impérial, sur la présentation de tous 1m consistoires réformai de France dont le conseil central recueille et transmet au gouvernement les votes, avec son avis. Les professeurs de la faculté fie Strasbourg, pour la confession d'Augshourg, étaient nommés par décret impérial, sur la présentation de deux candidats parla faculté et sur lavis motivé du Directoire. Ija procédure de 1852 est encore en vigueur pour l'Eglise réformée; elle a été modifiée, pour les Eglises de la con- (essiou d'Augshourg, par suite du transfert de la faculté de Strasbourg àPsris (décret du 27 mars 1877), qui compte 6 chaires magistrales, un arars complémentaire et quatre conférences. La loi du l"' août 1879 porte que les trois professeurs luthériens de la Ikculté mixte de Paris présentent une liste de trois candidats qu'ils soumettent à la commission ^W^ls, laquelle, complétée par ces mêmes profiBsseurs, Ikitune pré-
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sentation définitive au ininistro. La commission permanente du conseil supérieur de l'iiistructiuii publique est appelée a donner sua uvis sur les présentations aux chaires vacantes, tant lathériennes qtae zéformées, en Tertu de la loi du 27 février 1880. — Voyez : Bulaeua, Hisloria muver-^ ûtaUs Parùientitf Paris, 1665-73, 6 vol. in-f> : c'est le meilleur ouvrage sur la matière; il s'arrête en 1600, mais il a été continut^, pour les dixseptième et dix-huitibme siècles, par M. Ch. Jourdain, 18():2-64; Crevier, Hist. de r f'nimr.s. de Paris, Paris, 1761, 7 vol, (résumé du précédent ! ; Duvernet, Jlist. d<' la Sorbonne, Paris, 1730, 2 vol. ; Duharle, Jlisl, de rUniv. de Paris, iHW, 2 vol.; le R. P. Prat., Maldunnt et t'inic. de Paris au seizième siècle^ Paris, 1850; Thurot, De Vorgmis. et de Vemetgnem. de tuniv, de Paris ûu moyen âge, 1850; Jourdain, Index Chartarum perlin, ad Hist, Univ, Pari»., P., 1862, in-^; d*Argentié» ColteeUojudietorum, V., 1724, 3 vol. in-f»; A. Franklin, LaSorbonnCt ^ édit,, P., 1875, in-12; le même, le Coilè;/i' des t/uatre .Xafions, 1862, in-12; comparez le Cabinrt drs Manuscrits, de M. Uelisle. vol. H et 111, 1874 et IH8-2, in-4"; Hudin>zky, JJie Univers. Paris u. die Fremden an derscblem itn Mitlelnlifr. lH7(î. F. LlCH TKNHKRtiKH.
UNIVERSITES ALLEMANDES. Les universités ont été pour l Alleniagne une richesse, une force et une gloire. Le morcellement de l'empire germanique en une quantité de petits Etats, où se maintenait le pouvoir absolu et où les cours s'efforçaient de copier la cour des rois de France, a sans doute été une cause d'affaiblissement et même d'abaissement politique; mais, d'un autre côté, cette décentralisation permit et même occasionna la création d'un grand nombre de centres scientifiques, artistiques et littéraires ; la rivalité entre les divers pouvoirs enirendra l'émulation, et, tandis qu'eu France Paris dominait et al>>orl)ail tout, accaparait les célébrités et les illustrations, en Allemagne, chaque université aspirait au premier rang, se développait, sans subir ni domination, ni compression' étrangère» et les petits princes qui en étaient les protecteurs s'appliquaient à compen^r leur faiblesse politique par Fédat (prils donnaient aux sciences, aux arts et aux lettres. C'est ainsi que l'Allemagne a conquis un rang si élevé pour la science et pour l'élalioration de la pensée, en particulier de la pensée théoloj,M(jne. Aujounl hui qu'elle a ac(juis la praiidi'iir et la puissance politiques, et (jue la centralisation y jxrandit chaque jour, beaucoup de bons esprits craignent que ce nouvel état de choses ait des conséquences funestes pour la science.-^ Les universités allemandes sont filles de celles de Paris; elles ont été calquées sur ce modèle et en ont copié les statuts. Les premières datent dn quatorzième siècle (Prague, 1348; Vienne, 1368; Heidelberg. 1386; Cologne, 1388 Krfurt, 1393). Au commencement du quinzième siècle, l'université de Prague ayant décidé, sous l'influence de Jean lins, que désonnais les Bolièm''s auraient troi> vnix et les étrangers une seule dans les conseils de l'université, 5.000 étudiants allemands (d'autres disent 30,(MM)i quittèrent Prague, et I on fonda pour les recevoir ruuiversité dti Leipzig, en 1409; d'autres créations semblaldes suivirent à courts intervalles : Rostock, 1419; Greifswald, 1456; Fribourg, 1457 ; B&le, 1460; Ingulstadt, 1472; Mayencedt Tubingue, 1477; Wiltem»